Ste Victoire
23 décembre

RÉSUMÉ :

« La virginité est une pourpre royale qui relève au-dessus de toutes les autres celles qui la revêtent ; la virginité est une pierre d’un prix inestimable ; la virginité est le trésor du Roi des rois ».

Ces paroles de Notre-Seigneur Jésus-Christ, dans une vision à sainte Anatolie, firent une telle impression sur sa sœur, sainte Victoire, qu’elle se résolut à se consacrer à Dieu comme sa sœur, vendit ses parures et en distribua le produit aux pauvres.

Toutes deux étaient filles d’un riche et noble Romain qui habitait près de Tivoli. Sainte Victoire avait été fiancée à un païen nommé Eugène, et sainte Anatolie à un autre païen nommé Valère. L’un et l’autre réunirent leurs efforts pour détourner ces jeunes vierges de leur pieux dessein et obtinrent de l’empereur la permission de les conduire dans une villa où ils essayeraient sur elles la douceur et la menace.

Sainte Victoire fut invincible, et, après plusieurs tentatives infructueuses, Eugène demanda au pontife de Jupiter un bourreau, qui lui perça le cœur d’un coup d’épée, l’an 253.

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Le martyre de sainte Victoire, (art breton).
Le martyre de sainte Victoire, (art breton).
Sainte Victoire naquit à Tivoli, près de Rome, de parents nobles et chrétiens, dans le IIIe siècle. Elle fut fiancée à un païen, nommé Eugène. Sainte Anatolie, sa sœur ou son amie, était aussi accordée à un païen du nom d’Aurèle ; mais elle ne voulait point d’autre époux que Jésus-Christ. Aurèle, qui avait une entière passion pour elle, pria sainte Victoire de travailler à cette alliance et de vaincre la résistance de sa fiancée. Sainte Victoire trouva pour cela des paroles très pressantes ; mais sainte Anatolie lui répondit entre autres choses :

« Ma chère sœur, le jour que je distribuai aux pauvres le prix de mes joyaux, j’eus une vision, dans laquelle un jeune homme me parut avec un diadème d’or sur la tête, vêtu de pourpre et couvert de pierres précieuses. Il me dit d’un air agréable et d’un visage plein de gaieté : « Ô virginité, qui êtes toujours dans la lumière et jamais dans les œuvres de ténèbres ! ». À ces paroles, je m’éveillai fort triste de n’avoir pas entendu le reste ; et je me jetai à terre, les larmes aux yeux, priant Jésus-Christ que celui qui m’avait dit ce peu de mots continuât de m’instruire. Comme j’étais ainsi prosternée, le même jeune homme ajouta : « La virginité est une pourpre royale, qui relève celles qui en sont revêtues au-dessus de toutes les autres. La virginité est une pierre d’un prix inestimable ; la virginité est le trésor immense du Roi des rois. Les voleurs tâchent de la ravir à ceux qui la possèdent ; conservez-la avec toute la diligence possible, et soyez d’autant plus sur vos gardes pour la conserver, que vous la possédez dans un degré plus éminent ».

Un discours si puissant et si pathétique toucha vivement sainte Victoire. Elle fut heureusement vaincue par celle qu’elle avait entrepris de vaincre ; et, ayant pris la résolution de demeurer vierge, elle vendit, comme sainte Anatolie, ce qu’elle avait de bagues et d’autres vains ornements, et en donna tout l’argent aux pauvres.

Dès qu’Eugène et Aurèle surent la résolution de ces deux généreuses filles, ils n’épargnèrent rien pour les obliger à en venir au mariage. Ils s’adressèrent pour cela à l’empereur même, et ils en obtinrent la permission de les enlever et de les mener en leurs maisons de campagne, pour tâcher de les gagner, ou par la douceur, ou par les menaces et même par les mauvais traitements.

Sainte Victoire, fut à l’épreuve de toutes les sollicitations et de tous les outrages d’Eugène. Il la garda quelques années dans sa maison, pendant lesquelles il ne lui faisait donner pour nourriture qu’un morceau de pain bis le soir. Il lui fit aussi beaucoup d’autres maux indignes de sa naissance et de sa vertu, pour la réduire à l’épouser et à adorer les idoles. Mais ce fut inutilement. Sainte Victoire demeura invincible au milieu de tant de supplices. Elle eut même l’adresse, dans le peu de liberté qu’elle avait, de gagner plusieurs épouses à Jésus-Christ, en persuadant à plusieurs jeunes filles qui venaient la voir de Lui consacrer leur pureté virginale.

Adelme, évêque des Saxons occidentaux, en Angleterre, qui a composé son histoire en vers héroïques, rapportés par Surius en ce jour, dit qu’elle en assembla jusqu’à soixante qui menaient une vie angélique et qui chantaient, jour et nuit, des hymnes et des psaumes en l’honneur du vrai Dieu. Il ajoute qu’elle fit plusieurs miracles.

Enfin, Eugène, lassé de sa persévérance, obtint de Julien, pontife du Capitole et comte des temples, un bourreau nommé Tiliarque pour la faire mourir. Celui-ci lui donna un coup d’épée dans le cœur, et en fit une glorieuse martyre de Jésus-Christ. Ce fut sous la persécution de Dèce, le 23 décembre de l’année 253, saint Lucius Ier étant pape et Émilien empereur.

Le malheureux qui lui avait donné le coup de la mort, devint aussitôt lépreux ; et au bout de six jours, il mourut rongé de vers. Le corps de la Sainte fut enterré là où elle avait été exécutée. Sa mémoire est marquée dans les quatre Martyrologes et principalement en celui d’Adon. Il y a plusieurs autres Saintes du nom de Victoire, qu’il ne faut pas confondre avec cette illustre victime de la chasteté.


Mardi 10 février 2026
Ste Scholastique,

vierge
3e classe

Temps de la Septuagésime



Oraison - collecte
Ô Dieu, qui, pour faire connaître la vie innocente de la bienheureuse Vierge Scholastique, avez fait entrer au Ciel son âme sous la forme d’une colombe, accordez-nous, par ses mérites et ses prières, de vivre dans l’innocence, de telle sorte que nous méritions d’arriver aux joies éternelles. Par Jésus-Christ Votre Fils, Notre Seigneur, qui vit et règne avec Vous dans l’unité du Saint-Esprit, Dieu dans tous les siècles des siècles.
Ainsi soit-il

Vie du Saint du jour
Sainte Scholastique, sœur jumelle de saint Benoît, naquit à Nursie en Italie, en l’an 480. Fait unique dans les fastes de l’Église, le frère et la sœur fondèrent les deux branches d’un Ordre encore plein de vitalité après 15 siècles d’existence.


Écolière, comme l’indique son nom, du Patriarche des moines d’Occident, elle se mit dès sa plus tendre enfance à l’école de ses vertus, car elle voyait en lui le Christ dont elle était l’Épouse.

Suivant l’enseignement du maître, écho de celui de Jésus dans Sa vie publique, toute sa vie se résume dans cette double parole : « Aimer le bien et haïr l’iniquité ».


L’Époux divin, sur le point de venir la chercher, exauça par un miracle la prière de Sa bien-aimée. Saint Benoît, fidèle observateur de la discipline monastique, s’était refusé à prolonger l’entretien spirituel que chaque année il accordait à sa sœur dans une dépendance de l’abbaye. Sainte Scholastique, accoudée sur la table, le front appuyé sur ses mains jointes, se mit à pleurer.

À l’instant même un orage se déclare, la pluie tombe à torrents. Saint Benoît comprend que Dieu sanctionne l’amour fraternel qui les a unis toute leur vie et passe la nuit entière à parler avec sa sœur des joies du Ciel.


Trois jours après (en l’an 543), tandis qu’il devançait dans la prière l’Office de la nuit, il vit l’âme innocente de sainte Scholastique monter au Ciel sous la forme d’une colombe. Le corps de la Sainte fut mis dans le tombeau que son frère s’était préparé et où il fut déposé lui-même quelques semaines plus tard.


« Il arriva ainsi, écrit saint Grégoire, qu’une même tombe réunit les corps de ceux dont les âmes avaient toujours été intimement unies en Dieu ».


Demandons à « Dieu, qui fit entrer au Ciel l’âme de la bienheureuse vierge Scholastique sous la forme d’une colombe pour nous montrer le chemin de l’innocence, de nous accorder par ses mérites et ses prières de mener une vie si innocente que nous méritions d’arriver aux joies éternelles ».


 voir la grande vie du Saint


Résolution pratique du jour
Priez avec Foi ; vous n’obtenez pas, parce que vous priez mal, et que votre Foi est bien faible.

Méditation du jour
La croix nous instruit plus que tous les livres  suite

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