Ste Ursule et ses Compagnes
21 octobre

RÉSUMÉ :

On lit au Martyrologe Romain de ce jour :


« Près de Cologne, l’anniversaire de sainte Ursule et ses Compagnes. Voulant défendre la religion chrétienne et sauvegarder leur virginité, elles furent mises à mort par les Huns, terminant ainsi leur vie par le martyre. Leurs corps furent pour la plupart inhumés à Cologne. »

« Les Grandes Heures d’Anne de Bretagne »
miniatures de Jean Bourdichon (1508)
Sainte Ursule et ses Compagnes, martyres. Les soldats huns sont habillés comme ceux du temps des contemporains du peintre.
Sainte Ursule et ses Compagnes, martyres.
Les soldats huns sont habillés comme ceux du temps des contemporains du peintre.

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Sous l’empire de Gratien, Flavius-Clemens Maximus, commandant l’armée romaine en Bretagne, ayant saisi le pouvoir, fut proclamé empereur par ses soldats. Envoyant des troupes en Gaules, il fut reçu avec faveur par les légions, que Gratien s’était aliénées, et fortifia son autorité.

Comme il avait partagé à ses légions bretonnes une riche contrée de l’Armorique, de laquelle il avait expulsé les anciens habitants, il demanda, afin d’assurer la perpétuité de sa colonie, et par le conseil de Conan, petit roi de Bretagne qui avait un commandement dans son armée, de faire venir de Bretagne des jeunes filles qu’il destinait pour épouses à ses colons militaires.

« La demande, dit le Bréviaire romain, ne parut pas aux petits rois bretons de nature à être rejetée. Comme ils savaient que, par la faveur du nouvel empereur, leurs filles ne devaient être mariées qu’à leurs compatriotes et aux plus riches, ils choisirent autant de jeunes vierges qu’il y avait de soldats.

« À leur tête était la princesse Ursule, fille de Dionoc, roi de Cornouailles, fiancée à Conan, général des Bretons qui faisaient partie de l’armée de Maxime. Réunies à Londres, elles furent embarquées malgré elles sur des navires ; on lève l’ancre et pendant que les matelots se dirigent vers l’Armorique, une violente tempête les jette sur les rivages de la Germanie.

« Il arriva qu’alors, les hordes des Huns, appelées par Gratien contre Maxime, occupaient ce littoral. Ayant rencontré cette belle troupe de jeunes filles, ils se précipitèrent sur elles pour assouvir leurs brutales passions. Mais sainte Ursule exhorte ses compagnes à subir la mort plutôt que le déshonneur, et elles se déterminent toutes à résister aux barbares.

« Les Huns, transportés de fureur, les massacrèrent toutes sans exception. Sainte Ursule, victime illustre, succombe la dernière, couchée sur ses compagnes comme sur un précieux monceau de perles précieuses ; puis elle leur sert de guide au Ciel, où elle entre victorieuse avec elles, ornée de la pourpre d’un sang virginal, et conduisant cette armée de jeunes Saintes couronnées du double laurier de la virginité et du martyre.

« Leurs corps furent ensevelis à Cologne avec les plus grands honneurs, et la Chrétienté entière célèbre, avec une mémoire toujours présente, le triomphe de ces Vierges héroïques ». C’était l’an 383, saint Damase Ier étant pape et Gratien empereur romain.

Sainte Ursule est patronne de la ville de Cologne.


Mardi 25 août 2026
S. Louis,

roi et confesseur
3e classe

Temps après la Pentecôte



Oraison - collecte
Ô Dieu, qui d’une royauté terrestre, avez élevé saint Louis, Votre Confesseur, à la gloire du céleste Royaume ; nous Vous prions, daignez nous accorder, en considération de ses mérites et de son intercession, la grâce d’être associés à la gloire du Roi des rois, Jésus-Christ Votre Fils, qui, étant Dieu, vit et règne avec Vous, dans l’unité du Saint-Esprit, dans tous les siècles des siècles.
Ainsi soit-il

Vie du Saint du jour
Louis IX, né en 1215 et devenu roi de France à l’âge de douze ans, fut très pieusement élevé par la reine Blanche, sa mère, qui lui apprit à préférer mourir plutôt que de commettre un péché mortel.

Il aimait à s’appeler Louis de Poissy, lieu où il avait été baptisé, pour marquer que son titre de Chrétien était son plus glorieux titre de noblesse. « Méprisant les délices du monde, il ne chercha à plaire qu’à Jésus-Christ, le vrai Roi » et fut, dit Bossuet, « le roi le plus saint et le plus juste qui ait jamais porté la couronne ».


Assidu aux Offices de l’Église, il les faisait célébrer solennellement dans son palais où il entendait quotidiennement deux Messes. À minuit il se réveillait pour les Matines et commençait par l’office de Prime sa royale journée.


Il introduisit dans sa chapelle la coutume de fléchir le genou à ces mots du Credo : Et Homo factus est et de se prosterner à l’endroit de la Passion où il est dit que Jésus-Christ expira. Ces deux pieuses pratiques ont été ensuite adoptées par l’Église.

« On me fait un crime de mon assiduité à la prière, disait-il, mais on ne dirait mot si les heures que j’y donne je les passais au jeu ou à la chasse ».

Sa piété ne l’empêcha jamais en effet de donner la plus grande partie de son temps aux affaires de son royaume.


À la suite d’une maladie il fit vœu d’entreprendre une croisade pour reconquérir Jérusalem. D’abord victorieux, il tomba ensuite entre les mains des Sarrasins. Lorsqu’on lui eut rendu la liberté, il demeura encore cinq ans en Orient pour y secourir les Chrétiens. Revenu en France, il s’appliqua à de nombreuses fondations pieuses et fit élever la Sainte Chapelle, comme insigne reliquaire de la sainte Couronne d’épines et de l’importante parcelle de la vraie Croix que lui avait offertes Baudouin II, empereur de Constantinople.


D’une grande austérité pour lui-même, et d’une grande charité pour les autres, il disait : « Mieux vaut pour un roi se ruiner en aumônes pour l’amour de Dieu qu’en faste et vaine gloire. »

« Souvent, dit Joinville, j’ai vu le bon roi après la Messe aller au bois de Vincennes, s’asseoir au pied d’un chêne et donner audience à tous ceux qui avaient à lui parler. »


Sergent du Christ, il portait continuellement la croix pour marquer que son vœu restait à accomplir. Il entreprit en 1270 une nouvelle croisade, mais une épidémie décima son armée en Afrique et l’atteignit lui-même. Les bras en croix et couché sur la cendre, il rendit à Dieu son âme en 1270, à l’heure même où le Christ mourut sur Sa Croix.


La veille de sa mort, on l’entendait répéter : « Nous irons à Jérusalem ». C’est dans la Jérusalem céleste, conquise par sa patience au milieu de ses adversités, qu’il devait régner avec le Roi des rois.


 voir la grande vie du Saint


Résolution pratique du jour
Faites consister votre dignité, à porter noblement votre titre de Catholique.


Méditation du jour
La Charité fraternelle au temps de saint Louis  suite

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