Ste Rose de Viterbe
4 septembre

On lit au Martyrologe des Franciscains de ce jour :


À Viterbe, la translation du corps de sainte Rose, vierge, du tiers-ordre de Saint-François, lequel, ayant été trouvé en entier et sans corruption, environ trente mois après sa mort, fut porté de l’église de Sainte-Marie-de-Podio au monastère de Sainte-Marie-des-Roses, où, pendant sa vie, elle avait prédit qu’elle reposerait après sa mort. Ce monastère prit le nom de Sainte-Rose. Son bienheureux décès arriva le 6 mars.

1777

À l’époque où Frédéric II d’Allemagne persécutait l’Église et s’emparait des États pontificaux, Dieu suscitait sainte Rose pour la défense de Viterbe, capitale du patrimoine de saint Pierre et du territoire qui appartenait au souverain pontife. C’était en 1240, Célestin IV étant pape, Frédéric II empereur romain germanique et saint Louis roi de France.

Les noms de Jésus et Marie furent les premiers mots qui sortirent de la bouche de cette candide créature. Elle avait trois ans lorsque Dieu manifesta Sa toute puissance en ressuscitant par son intermédiaire une de ses tantes qu’on portait au cimetière.

Lorsqu’elle fut capable de marcher, elle ne sortait que pour aller à l’église ou pour distribuer aux pauvres le pain qu’on lui donnait. Un jour son père la rencontra en chemin et lui demanda d’ouvrir son tablier pour voir ce qu’elle portait. Ô prodige ! Des roses vermeilles apparurent à la place du pain.

Au lieu de s’amuser comme toutes les fillettes de son âge, sainte Rose de Viterbe passait la plus grande partie de son temps en prière devant de saintes images, les mains jointes, immobile et recueillie. À l’âge de sept ans, elle sollicita instamment la permission de vivre seule avec Dieu dans une petite chambre de la maison. La petite recluse s’y livra à une oraison ininterrompue et à des austérités effrayantes qu’elle s’imposait, disait-elle, pour apaiser la colère de Dieu. Entre autres mortifications, sainte Rose marchait toujours les pieds nus et dormait sur la terre.

Dieu lui révéla les châtiments éternels réservés aux pécheurs impénitents. Sainte Rose en fut toute bouleversée. La très Sainte Vierge Marie lui apparut, la consola, la bénit et lui annonça que le Seigneur l’avait choisie pour convertir les pauvres pécheurs. « Il faudra vous armer de courage, continua la Mère de Dieu, vous parcourrez des villes pour exhorter les égarés et les ramener dans le chemin du salut ».

Une autre vision la fit participer au drame du Calvaire ; dès lors, la soif de sauver les âmes ne la quitta plus. Sa pénitence aussi austère que précoce, réduisit le frêle corps de sainte Rose à un tel état de faiblesse qu’on désespérait de sauver sa vie. La très Sainte Vierge la visita de nouveau, la guérit miraculeusement et lui dit d’aller visiter l’église de Saint-Jean-Baptiste le lendemain, puis celle de Saint-François où elle prendrait l’habit du Tiers Ordre.

Obéissante à la voix du Ciel, elle commença à parcourir les places publiques de la ville de Viterbe vêtue de l’habit de pénitence, pieds nus, un crucifix à la main, exhortant la foule à la pénitence et à la soumission au Saint-Siège. Des miracles éclatants vinrent confirmer l’autorité de sa parole. Instruit de ce qui se passait, le gouverneur impérial de la ville de Viterbe craignit que cette enfant extraordinaire ne détruisit complètement le prestige de l’empereur Frédéric et que l’autorité du pape s’affirmât à nouveau.

Il fit comparaître sainte Rose à son tribunal et menaça de la jeter en prison si elle continuait à prêcher. La servante de Dieu lui répondit : « Je parle sur l’ordre d’un Maître plus puissant que vous, je mourrai plutôt que de Lui désobéir ». Sur les instances d’hérétiques obstinés, sainte Rose fut finalement chassée de Viterbe avec toute sa famille, en plein cœur de l’hiver.

Peu après, sainte Rose de Viterbe annonça le trépas de l’ennemi de Dieu Frédéric II d’Allemagne. En effet, il ne tarda pas à expirer étouffé dans son lit. À cette nouvelle, les habitants de Viterbe s’empressèrent de rappeler leur petite Sainte, absente depuis dix-huit mois.

Celle que tous regardaient comme la libératrice de la patrie, la consolatrice des affligés et le secours des pauvres fut reçue en triomphe dans sa ville natale, tandis que le pape Innocent IV, ramené à Rome, rentrait en possession de Viterbe.

Sa mission apostolique terminée, sainte Rose songea à réaliser son vœu le plus cher. Elle se présenta au couvent de Sainte-Marie-des-Roses, mais n’y fut pas acceptée, probablement à cause du genre de vie extraordinaire qu’elle avait menée auparavant.

Sainte Rose vécut donc en recluse dans la maison paternelle, se vouant à la contemplation et aux plus rigoureuses pénitences. Plusieurs jeunes filles dont elle s’était déjà occupée la supplièrent de les prendre sous sa conduite. La demeure de la Sainte devint un véritable couvent où des âmes généreuses se livrèrent à l’exercice des plus sublimes vertus.

L’élue de Dieu avait dix-sept ans et six mois lorsque le divin jardinier vint cueillir Sa rose toute épanouie pour le Ciel, le 6 mars 1258, Alexandre IV étant pape, Guillaume de Hollande roi des Romains et saint Louis roi de France. À l’heure de son glorieux trépas, les cloches sonnèrent d’elles‑mêmes.

Sainte Rose de Viterbe apparut au souverain pontife pour lui demander de transporter son corps au monastère de Sainte-Marie-des-Roses, translation qui eut lieu six mois après sa mort. À cette occasion, son corps fut trouvé intact. Il se conserve encore, au même endroit, dans toute sa fraîcheur et sa flexibilité. D’innombrables miracles ont illustré son tombeau.


Samedi 15 août 2026
ASSOMPTION de la

Bienheureuse Vierge Marie

En France : fête nationale
1re classe

Temps après la Pentecôte



Oraison - collecte
Dieu éternel et tout-puissant qui avez élevé à la gloire du Ciel, en son corps et en son âme, Marie, la Vierge immaculée, Mère de Votre Fils, faites que, sans cesse tendus vers les choses d’en-Haut, nous méritions d’avoir part à son triomphe. Par le même Jésus-Christ Votre Fils, Notre Seigneur, qui vit et règne avec Vous dans l’unité du Saint-Esprit, Dieu dans tous les siècles des siècles.
Ainsi soit-il

Vie du Saint du jour
En cette fête, qui est la plus ancienne et la plus solennelle du Cycle Marial (VIe siècle au moins), l’Église convie tous ses enfants à unir, dans le monde catholique tout entier, leur joie et leur reconnaissance à celles des Anges qui louent le Fils de Dieu parce que Sa Mère est entrée en ce jour, en corps et en âme, dans le Ciel.


Le 11 novembre 1950, Pie XII définissait le dogme de l’Assomption. Il proclamait ainsi solennellement que la croyance selon laquelle la Sainte Vierge Marie, à l’achèvement de sa vie terrestre, fut élevée corps et âme dans la gloire du Ciel, fait réellement partie du dépôt de la Foi, reçu des Apôtres.


« Bénie entre toutes les femmes » en raison de sa maternité divine, la Vierge Immaculée, qui avait eu dès sa conception le privilège d’échapper au péché originel, ne devait pas connaître non plus la corruption du tombeau.


Pour éviter toute donnée incertaine, le Pape s’est abstenu de préciser la manière et les circonstances de temps et de lieu où l’Assomption a dû se faire : seul le fait de l’Assomption de Marie, corps et âme, dans la gloire du Ciel, est l’objet de la définition.


 voir la grande vie du Saint


Résolution pratique du jour
Ayant le sens de l’Église, le Catholique ne doit pas suivre sa volonté propre et encore moins ses sentiments personnels :

« Les uns croient que les autres se trompent de chemin s’ils ne suivent pas le leur. » (Louis de Grenade)


Méditation du jour
L’ancre de l’espérance  suite

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