Ste Léa
22 mars

1319

Sainte Léa était une dame romaine, qui, après la mort de son mari, embrassa les austérités de la pénitence puis dirigea un monastère. Elle portait le cilice, passait la plus grande partie de la nuit en prières, et s’exerçait continuellement à la pratique de l’humilité. Elle fut une disciple de saint Jérôme, Docteur de l’Église universelle.

Elle mourut en 384, saint Sirice étant Pape et Valentinien II empereur romain, et son nom figure en ce jour dans le Martyrologe romain.

Saint Jérôme fait une très belle comparaison entre la mort de sainte Léa, et celle d’un païen nommé Prétextat, qui fut enlevé du monde dans la même année, après avoir été « créé » consul. Prétextat, dit ce Père de l’Église, se trouve aujourd’hui dépouillé de tous ses biens, de tous ses honneurs, et est plongé dans les ténèbres d’horreur et d’effroi ; mais sainte Léa que le monde méprisait, et dont la manière de vivre était traitée de folie, règne présentement avec Jésus-Christ, et s’enivre dans ce torrent de délices que Dieu promet à Ses Élus.



  • LETTRE 20 DE SAINT JÉRÔME À SAINTE MARCELLE sur la mort de sainte Léa.


Comme vers la troisième heure du jour nous commencions à lire le soixante-douzième psaume, qui est le commencement du troisième livre, et que nous nous trouvions obligés de faire voir qu’une partie du sujet de ce psaume se rapporte à la fin du second livre, ces paroles : « Ici finissent les prières de David fils de Jessé » faisant la fin du livre précédent, et ces autres : « Psaume d’Asaph » le commencement du suivant, comme enfin nous étions arrivés à l’endroit où le prophète, parlant en la personne du sage, use de ces termes : « Si j’entrais en ce discours, je me rendrais prévaricateur de la cause de vos enfants » ce qui n’est pas exprimé de la même sorte dans les exemplaires latins, on nous est soudain venu dire que la très sainte Léa était affranchie de la prison de ce corps ; sur quoi je vous ai vu pâlir de telle sorte qu’il paraît bien qu’il y a peu, ou, pour mieux dire, qu’il n’y a point d’esprits si fermes qui ne soient touchés d’affliction en apprenant que ce vase d’argile dans lequel notre âme est enfermée se brise en pièces.

Je sais que la cause de votre douleur ne procédait nullement de l’incertitude de son salut, mais de ce que vous ne lui aviez pas rendu les derniers devoirs en assistant à ses funérailles. Nous apprîmes aussi ensuite que son corps avait déjà été porté à Ostie.

Que si vous me demandez à quoi tend cette répétition de ce que vous savez aussi bien que moi, je me servirai des paroles de l’Apôtre pour vous répondre que diverses considérations la rendent utile : premièrement parce que chacun est obligé de témoigner de la joie dans la mort de celle qui, après avoir foulé aux pieds toute la puissance du démon, jouit maintenant en repos dans le Ciel de la couronne de justice qu’elle a reçue de la main de Dieu ; en second lieu, afin que cela m’engage à représenter sa vie en peu de mots ; et en troisième lieu, pour faire voir de quelle sorte ce consul désigné, qui a été enlevé du monde avant que de pouvoir jouir de la félicité de ce siècle, éprouve maintenant les peines éternelles de l’enfer.

Mais qui est celui qui pourrait dignement louer une vie aussi excellente qu’a été celle de notre chère Léa, puisqu’elle s’est de telle sorte donnée tout entière à Dieu que, sa vertu, l’ayant élevée à la charge de supérieure du monastère, elle est devenue, la mère de plusieurs vierges ; et qu’après avoir été richement vêtue elle a mâté son corps par la rudesse d’un cilice, elle a passé les nuits entières sans fermer l’œil, et a encore beaucoup plus instruit ses saintes compagnes par son exemple que par ses paroles.

Son humilité était si extrême que, s’étant vue autrefois maîtresse d’une maison pleine d’un grand nombre de serviteurs, on l’aurait prise pour la servante de toutes les autres, si ce n’est qu’elle devait d’autant plus passer pour servante de Jésus-Christ qu’elle ne passait plus pour maîtresse parmi les gens du monde.

Son habit était très modeste, sa coiffure très négligée et son manger très simple, parce qu’elle ne craignait rien tant que de recevoir sa récompense dès ce monde. Maintenant au lieu de ces travaux passagers elle jouit d’une félicité éternelle ; elle est reçue entre les chœurs des Anges, et elle est heureuse dans le sein d’Abraham où elle voit, avec le Lazare autrefois si pauvre, ce riche vêtu de pourpre, ce consul, non pas couvert de palmes mais couvert de deuil, lui demander une goutte d’eau.

Oh ! quel changement ! celui qui quelques jours auparavant était élevé au comble des dignités les plus éminentes, qui montait au Capitole comme un victorieux prêt à triompher des nations qu’il avait domptées, que le peuple romain avait reçu avec des cris, des acclamations et des réjouissances publiques, et par la mort duquel toute la ville a été troublée, se trouve maintenant, tout nu et sans consolation quelconque, non pas dans un céleste palais dont l’avenue semée d’étoiles brillantes ait mérité par son éclat d’être nommée la voie lactée ainsi que sa femme le dit faussement, mais dans des ténèbres épouvantables ; et au contraire cette sainte, qui était enfermée dans la solitude d’une petite cellule, qui passait pour pauvre et pour abjecte et dont la manière de vivre était estimée une folie, suit maintenant Jésus-Christ et dit : « Nous voyons dans la Cité de notre Dieu les merveilles qui nous en avaient été rapportées ».

C’est pourquoi, tandis que nous courons dans la carrière de cette vie mortelle, je vous exhorte et vous conjure, les larmes aux yeux et les gémissements dans le cœur, que nous ne nous revêtions point de deux tuniques, c’est-à-dire d’une foi double ; que nous ne couvrions point nos pieds de peaux d’animaux, c’est-à-dire d’œuvres mortes ; que le poids des richesses ne nous fasse point pencher vers la terre ; que nous ne cherchions point l’appui d’un bâton, c’est-à-dire des puissances séculières, et que nous ne nous imaginions point de pouvoir nous attacher en même temps et à Jésus-Christ et au monde ; mais que des biens éternels succèdent à des biens passagers et périssables, et que, commençant tous les jours à mourir selon le corps, nous ne nous persuadions pas d’être immortels, afin que nous le puissions être dans une meilleure Vie.


Mardi 19 mars 2019
S. JOSEPH,

Époux de la Sainte Vierge,

Patron de l’Église universelle.
1re classe

Temps du Carême

Mémoire de mardi de la deuxième semaine de Carême


Oraison - collecte
Faites, Seigneur, que les mérites de l’Époux de Votre Mère nous viennent en aide ; afin que les grâces que nous ne pouvons obtenir par nous-mêmes nous soient accordées par son intercession. Vous qui vivez et régnez avec Dieu le Père dans l’unité du Saint-Esprit, Dieu dans tous les siècles des siècles. Ainsi soit-il.


Mémoire du mardi de la deuxième semaine de Carême :


Nous Vous supplions, Seigneur, de continuer à nous assister avec bonté, dans l’observation de ce saint jeûne ; afin qu’ayant appris de Vous-même ce que nous avons à faire, nous l’accomplissions par le secours de Votre grâce. Par Jésus-Christ Votre Fils, Notre Seigneur, qui vit et règne avec Vous dans l’unité du Saint-Esprit, Dieu dans tous les siècles des siècles.

Ainsi soit-il

Vie du Saint du jour
L’Église honore toujours saint Joseph avec Marie et Jésus, spécialement aux fêtes de Noël, aussi l’Évangile de ce jour est celui du 24 décembre.


Elle rendit à ce Saint un culte liturgique à la date du 20 juillet, dès le VIIIe siècle, nous dit un calendrier copte. À la fin du XVe siècle sa fête fut placée le 19 mars et en 1621 Grégoire XV l’étendit à l’Église universelle. En 1870, Pie IX proclama saint Joseph Protecteur de l’Église universelle.


Ce Saint « de la race royale de David » était un homme juste. Comme, par le fait de son mariage avec la Sainte Vierge, saint Joseph a des droits sur le fruit béni du sein virginal de son épouse, une affinité d’ordre moral existe entre lui et Jésus.


Il exerça sur l’Enfant-Dieu un certain droit paternel, que la Préface de saint Joseph désigne délicatement par ces mots de « paterna vice ». Sans avoir engendré Jésus, saint Joseph, par les liens qui l’unissent à Marie, est, légalement et moralement, le Père du Fils de la Sainte Vierge. Il s’ensuit qu’il faut par des actes du culte reconnaître cette dignité ou excellence surnaturelle de saint Joseph.

« Il y avait dans la famille de Nazareth, dit Cornelius a Lapide, les trois plus grandes et plus excellentes personnes de l’univers, le Christ Homme-Dieu, la Vierge Mère de Dieu, saint Joseph, père matrimonial du Christ. C’est pourquoi au Christ est dû le culte de latrie, à la Vierge le culte d’hyperdulie, à saint Joseph le culte de suprême dulie ».


Dieu lui révéla le mystère de l’Incarnation et « le choisit entre tous » pour lui confier la garde du Verbe incarné et de la Virginité de Marie.

L’hymne des Laudes dit que : « Le Christ et la Vierge assistèrent à son heure suprême saint Joseph dont le visage restait empreint d’une douce sérénité ». Saint Joseph alla au Ciel pour y jouir à tout jamais de la vision face à face du Verbe dont il contempla si longtemps et de si près l’humanité sur terre.


Ce Saint est donc considéré à juste titre comme le patron et le modèle des âmes intérieures et contemplatives. Et dans la patrie céleste saint Joseph garde un puissant pouvoir sur le cœur du Fils de sa Très Sainte Épouse.


Imitons en ce Saint Temps la pureté, l’humilité, l’esprit de prière et de recueillement de saint Joseph à Nazareth, où il vécut avec Dieu comme Moïse dans la nuée.


 voir la grande vie du Saint


Résolution pratique du jour
Priez beaucoup pour les missionnaires qui vont porter la Foi dans les pays infidèles. Sans oublier que « la France est un pays de mission » où la Foi s’est perdue…

Méditation du jour
Grandeur de saint Joseph  suite

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