Ste Julienne Falconieri
19 juin

RÉSUMÉ :

Née à Florence, en l’an 1270, de l’illustre famille des Falconieri, sainte Julienne donna, dès son enfance, de tels indices de sa sainteté que son oncle saint Alexis de Falconieri déclarait à sa mère que c’était un ange qu’elle avait mis au monde. Jamais dans tout le cours de sa vie elle ne leva les yeux pour considérer le visage d’un homme et le seul mot de péché la faisait trembler.

À l’âge de quinze ans, elle voua solennellement à Dieu sa virginité. « N’aspirant, ô Julienne, qu’après les noces du céleste Agneau, vous quittez la maison paternelle et vous dirigez un chœur de vierges. Vous gémissez nuit et jour sur les douleurs de votre Époux attaché à la croix et vous pleurez aux pieds de la Mère de Dieu, au cœur percé de sept glaives ».

Ayant établi en effet l’Ordre des Mantellates (car elles portaient un court mantelet), elle fut chargée par saint Philippe Béniti de s’occuper de tout l’Ordre des Servites qui honore spécialement les Douleurs de la Vierge. Deux jours chaque semaine, elle ne prenait pour nourriture que le pain des Anges.

À l’âge de soixante-dix ans, ne pouvant plus retenir aucun aliment, elle gémit de ne pouvoir communier. Elle demanda qu’on voulût au moins approcher le Saint-Sacrement de son cœur et, par un miracle, le Pain sacré disparut en imprimant sur sa chair la forme d’une hostie représentant l’image de Jésus crucifié. Elle rendit alors le dernier soupir et fut introduite dans l’allégresse auprès du trône du Roi divin. C’était le 19 juin 1340.

Demandons à l’Esprit-Saint, de nous obtenir, comme sainte Julienne, de pouvoir être nourris et fortifiés durant notre agonie par le Corps du Christ qui nous conduira jusqu’à la Patrie céleste.

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Sainte Julienne, de l’illustre famille de Falconieri, vint au monde à Florence l’an 1270 (le Siège apostolique étant vacant pendant trois ans, Ottokar II empereur et saint Louis IX roi de France), dans un temps où ses parents, avancés en âge, ne comptaient plus avoir d’enfants.

Elle fut initiée dès son berceau à la piété et à la vertu, si bien que saint Alexis Falconieri, de l’Ordre des Servites, quand il venait voir sa famille, disait à la mère ravie : « Ce n’est pas une fille, c’est un ange que Dieu vous a donné ; Il la destine à de grandes choses. »

Les journées de la sainte enfant se passaient presque entières en pieux exercices. Sa mère y trouvant de l’excès, la grondait : « Julienne, disait-elle, si tu n’apprends pas ce que doit savoir une maîtresse de maison, je ne pourrai pas te trouver un mari. —Ne craigniez rien, ma mère, répondait finement Julienne ; quand le temps sera venu, la sainte Vierge y pourvoira. » Mais, le temps venu, Julienne refusa de se marier, et offrit à Dieu sa virginité.

Elle entra dans l’Ordre récemment fondé des Tertiaires Servites, où elle fit, sous la conduite de saint Philippe Beniti, les plus grands progrès dans la vertu ; à trente-six ans, elle était élue supérieure générale, malgré les réclamations de son humilité. Dès les commencements de sa vie religieuse, sa vie était très austère. Elle consacrait le lundi au soulagement des âmes du purgatoire, et accompagnait ses prières de rudes pénitences et de cruelles flagellations. Le mercredi et le vendredi, elle gardait un jeûne absolu, ne prenant d’autre nourriture que la sainte Eucharistie. Le samedi, elle jeûnait au pain et à l’eau en l’honneur de la très sainte Vierge, et elle passait cette journée dans la compagnie de Marie, au pied de la croix.

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Le vendredi, son âme était absorbée, souvent jusqu’à l’extase, dans la méditation de la Passion du Sauveur. Après sa mort, ses religieuses furent saisies d’émotion en trouvant sur elle une ceinture de fer incrustée dans les chairs. Son divin époux ne lui ménagea ni les tentations ni les peines intérieures : « Seigneur, disait-elle un jour dans ses angoisses, que je souffre, s’il le faut, tous les tourments de l’enfer pendant toute l’éternité ; mais, de grâce, ne permettez pas que je Vous offense ! »

Le plus beau triomphe de Julienne, ce fut sa mort. Atteinte d’une grave maladie d’estomac, épuisée par des vomissements continuels, elle gémit de ne pouvoir communier ; elle supplie qu’au moins on lui montre la sainte Hostie, et, quand on lui a procuré ce bonheur, son audace d’amour va plus loin, elle prie qu’on place le corporal avec l’Hostie sur sa poitrine. Mais à peine son vœu fut-il exaucé, que l’Hostie disparaît et que Julienne, transportée d’amour, rend le dernier soupir en disant : « Mon doux Jésus ! »

C’était le 19 juillet 1340, Benoît XII étant pape, Louis V de Bavière empereur et Philippe VI roi de France.


Lundi 24 avril 2017
S. Fidèle de Sigmaringen,

martyr
3e classe

Temps Pascal



Oraison - collecte
Ô Dieu, qui après avoir embrasé le bienheureux Fidèle d’une ardeur séraphique pour la propagation de la vraie foi, avez daigné le décorer de la palme du martyre et de la gloire des miracles, nous Vous supplions par ses mérites et son intercession, de nous affermir tellement par Votre grâce, dans la foi et la charité, que nous méritions d’être trouvés fidèles dans Votre service jusqu’à la mort. Par Jésus-Christ Votre Fils, Notre Seigneur, qui vit et règne avec Vous dans l’unité du Saint-Esprit, Dieu dans tous les siècles des siècles.
Ainsi soit-il

Vie du Saint du jour
Fidèle, né à Sigmaringen, ville de Souabe, parut dès son enfance orné des dons les plus remarquables de la nature et de la grâce. Doué d’un excellent caractère et ayant reçu la meilleure éducation, il devint docteur en philosophie et dans l’un et l’autre droit.


Avocat, il a éprouvé les périls du barreau et délibéra de prendre une route plus sûre pour son salut et entra chez les Frères mineurs Capucins.

Plein de dévotion pour la sainte Vierge et pour le Rosaire, il demanda à Dieu la grâce de répandre son sang et de donner sa vie pour la Foi catholique.


Les hérétiques qui, la veille, simulant leur conversion, l’avaient perfidement invité à prêcher, interrompent tumultueusement le sermon, le frappent et le blessent cruellement et lui font souffrir une mort glorieuse.


 voir la grande vie du Saint


Résolution pratique du jour
Estimez beaucoup la vie religieuse, plus parfaite et plus sûre que la vie du monde.

Méditation du jour
Le véritable comportement du fidèle dans sa vie en société comme dans la vie religieuse  suite

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