Ste Cunégonde
3 mars

RÉSUMÉ :

Princesse palatine et fille de Sigefried, premier comte de Luxembourg, la pieuse Cunégonde, fiancée à l’empereur saint Henri II, conserva sa virginité dans les liens du mariage, et après la mort de son époux elle se dépouilla des ornements de la suprême puissance, au milieu d’une Messe célébrée dans l’église du Refuge, qu’elle avait fondée, prit le voile et reçut l’habit monastique qu’elle avait tissé de ses propres mains.


Déployant dans la vie religieuse le zèle et la charité qu’elle avait exercés sur le trône, elle se plaisait aux travaux les plus humbles, obtint la faveur d’opérer plusieurs miracles, et, près de mourir, refusa le drap mortuaire brodé d’or que l’on préparait pour son cercueil :

« Lorsque j’ai épousé un homme mortel, dit-elle, j’ai porté de riches habits, mais le pauvre vêtement que je porte actuellement est celui d’une épouse de Jésus-Christ ; ne cherchez point d’autre ornement pour couvrir mon corps ! ».

Sainte Cunégonde se soumet d
Sainte Cunégonde se soumet d'elle-même au « jugement de Dieu » devant saint Henri.

1295

Sainte Cunégonde naquit vers la fin du Xe siècle et fut élevée, par ses nobles parents, dans les sentiments d’une tendre piété. Mariée à saint Henri II, roi de Bavière et plus tard empereur, elle avait résolu avec ce prince, avant la célébration du mariage, de vivre dans une continence parfaite. Les deux époux tinrent leur promesse et n’eurent pour but de leur union que de se porter mutuellement à la perfection.

Sainte Cunégonde se montra la mère des pauvres, et comme elle s’était interdit les amusements de la cour, elle trouvait de quoi soulager les malheureux, ériger des évêchés, fonder des monastères et orner les églises.

Timbre-poste émis par le Grand-Duché de Luxembourg en 1970
pour le centenaire de l’érection de l’évêché du Luxembourg
(D’après des vitraux de la Cathédrale de Luxembourg)
L
L'Impératrice sainte Cunégonde à la droite de l'Empereur saint Henri II son époux.
Elle était fille du Comte Sigefroi de Luxemboug.
Le couple impérial fut canonisé au cours du XIIe siècle.

1872

Dieu permit, pour éprouver sa patience, qu’elle fût indignement calomniée et que la calomnie, partie de haut, pénétrât jusque dans le peuple, qui n’avait qu’une voix pour flétrir la prétendue hypocrisie de la reine.

Saint Henri, connaissant la vertu de son épouse, repoussa d’abord ces rapports avec indignation ; mais la perfidie des ennemis de sainte Cunégonde finit par le convaincre et il en vint à mépriser sa sainte épouse et à ne lui plus parler.

Un jour, la reine eut le courage de l’aborder et de lui protester de sa parfaite innocence ; elle fut même la première à proposer de s’en remettre au jugement de Dieu, comme on le tolérait encore à cette époque demi-barbare : « Faites chauffer à blanc, lui dit-elle, douze socs de charrue ; pieds nus, je marcherai sur ces fers ardents, me confiant en la bonté de mon Dieu, qui connaît le fond de mon cœur ».

Le jour venu, les douze socs, chauffés à blanc, furent placés dans la basilique, au milieu d’une foule nombreuse accourue pour être témoin de cet étrange spectacle. La reine allait s’avancer sur ce pavé brûlant, quand saint Henri lui dit : « Je crois à votre innocence ; je vous en prie, ne persistez pas dans votre projet ».

Sainte Cunégonde voulait la preuve complète : « Plus ce feu est terrible, plus mon innocence éclatera » dit-elle. Levant donc les yeux au Ciel, elle s’avança pieds nus sur les fers rouges, en disant : « Seigneur mon Dieu, protégez votre humble servante ! ».

Quand elle fut arrivée au douzième, elle y resta debout comme sur un trône d’honneur. La multitude, frémissante, se précipitait pour vénérer la sainte et courageuse reine, et, de son côté, saint Henri se jeta aux pieds de sainte Cunégonde en la suppliant de lui conserver son amour et en jurant de travailler à réparer son erreur jusqu’au dernier jour de sa vie : « Ô roi, mon seigneur, dit la reine, c’est Dieu seul qu’il vous faut aimer, et non pas moi ; mon respect et mon affection pour vous sont sans bornes, il en a toujours été ainsi depuis que j’eus l’honneur de devenir votre épouse, et il en sera de même jusqu’au dernier soupir ».

Après la mort de son royal mari, elle entra dans un couvent, où elle prit le voile et vécut dans la plus parfaite humilité jusqu’en 1040, Benoît IX étant pape, Henri III empereur du saint empire romain germanique et Henri Ier roi de France.


Lundi 15 juin 2026
de la Férie
4e classe
Temps après la Pentecôte

Mémoire de S. Vite (ou S. Guy), S. Modeste,

martyrs,

et Ste Crescence,

vierge et martyre



Oraison - collecte
Ô Dieu, qui êtes le protecteur de ceux qui espèrent en Vous, et sans lequel il n’y a rien de ferme, ni de saint ; multipliez sur nous Vos miséricordes, afin que, sous Votre loi et Votre conduite, nous passions de telle sorte par les biens temporels, que nous ne perdions pas les éternels. Par Jésus-Christ Votre Fils, Notre Seigneur, qui vit et règne avec Vous dans l’unité du Saint-Esprit, Dieu dans tous les siècles des siècles. Ainsi soit-il.


Mémoire de saint Vite (ou S. Guy), saint Modeste, martyrs, et sainte Crescence, vierge et martyre :


Nous Vous en prions, Seigneur, faites que, par l’intercession de Vos saints Martyrs Vite, Modeste et Crescence, Votre Église, éloignée de tout sentiment d’orgueil, professe l’humilité qui a le don de Vous plaire, afin que, méprisant ce qui est mal, elle pratique avec amour et liberté tout ce qui est bien. Par Jésus-Christ Votre Fils, Notre Seigneur, qui vit et règne avec Vous dans l’unité du Saint-Esprit, Dieu dans tous les siècles des siècles.

Ainsi soit-il

Vie du Saint du jour
Saint Vite, appelé aussi saint Guy, appartenait à une illustre famille de Sicile. Son père, à l’insu duquel il avait été baptisé, l’ayant livré au juge Valérien pour être battu de verges, fut frappé de cécité. Les prières du Saint obtinrent sa guérison, mais ne le convertirent pas. Saint Vite fut alors soustrait à la cruauté paternelle par saint Modeste, son précepteur, et sainte Crescence, sa nourrice, qui l’emmenèrent dans une autre région.


Là, sa sainteté jeta un tel éclat que l’empereur Dioclétien recourut à lui pour délivrer son fils, tourmenté par le démon. Saint Guy le guérit, mais le prince ingrat ne pouvant amener ce Saint au culte des faux dieux, le fait arrêter avec saint Modeste et sainte Crescence. On les plonge dans une chaudière de plomb fondu et de résine enflammée et on écartèle leurs membres sur un chevalet.


Après les avoir éprouvés comme l’or dans la fournaise, Dieu les délivra de toutes ces peines et les combla de joie en leur donnant une place d’honneur au Banquet céleste.

Ils moururent en 303.


Saint Guy est l’un des quatorze Saints Auxiliaires.


 voir la grande vie du Saint


Résolution pratique du jour
Recourons à saint Guy, afin d’être préservés de la morsure des chiens enragés [et il n’y a pas que les vilains gros toutous…] et du triste mal qui porte son nom. Il nous obtiendra une grande docilité à l’Esprit-Saint, afin que nous fassions le bien en toute liberté, humilité et charité.

Méditation du jour
L’apostolat du devoir  suite

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