Ste Angèle Merici
1er juin

RÉSUMÉ :

Née à Desenzano sur le lac de Garde, de pieux parents, sainte Angèle ne chercha dès son jeune âge qu’à plaire à Jésus, l’époux de son âme.

Elle adopta la règle du Tiers-Ordre de Saint François et joignit la pauvreté évangélique au mérite de la virginité. Elle « aima la justice et haït l’iniquité » et soumit son corps aux plus dures austérités pour expier les péchés du monde.

« Les désordres de la société, disait-elle, viennent de ceux de la famille : Il y a trop peu de mères chrétiennes, parce qu’on néglige l’éducation des jeunes filles ».

Et à la suite d’une vision elle fit fleurir en 1535, dans l’Église, une nouvelle société de vierges saintes. La destinant à l’éducation chrétienne de la jeunesse, elle la mit sous le patronage de sainte Ursule, chef d’une armée de vierges : la Compagnie de Sainte-Ursule (les Ursulines). Elle mourut en 1540, à Brescia avec le nom de Jésus sur les lèvres.

Sainte Angèle privilégie l
Sainte Angèle privilégie l'éducation des jeunes filles
pour obtenir des familles bien chrétiennes.

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Angèle Mérici naquit le 21 mars. C’était l’an 1474, Sixte IV étant pape, Frédéric III empereur et Louis XI roi de France. Elle fut élevée à l’école des saints, dont son pieux père lui lisait chaque soir les exemples ; aussi n’est-il pas étonnant qu’elle ait eu dès son enfance des aspirations vers la sainteté.

Privée, jeune encore, de tous ses parents, elle se sentit au cœur un grand zèle pour la répression des désordres de la société : « Ces désordres, disait-elle, viennent de ceux de la famille ; les familles dépendent surtout de la mère ; il y a peu de mères chrétiennes, parce qu’on néglige l’éducation des jeunes filles. »

Remontant ainsi aux sources du mal, elle se proposait de le combattre avec le secours du Ciel. Un jour elle eut une vision : Une échelle touchait par ses deux extrémités la terre et le ciel ; une foule brillante de vierges y montaient deux à deux, pendant que les Anges faisaient entendre une ravissante musique : « Prends courage, Angèle, lui dit une voix, tu établiras une compagnie de vierges semblables à celles-ci. »

Angèle attendit pendant vingt ans que Dieu lui fournît les moyens nécessaires à l’accomplissement de Ses desseins. On la voyait pénétrer sous le toit du pauvre pour l’instruire, dans l’atelier de l’ouvrier pour le ramener à Dieu. Que d’âmes elle convertit par ce simple mot : « Dieu est ici ! ». Dieu lui donna, sans études, une science si admirable, que les théologiens eux-mêmes allaient lui demander le secours de ses lumières.

Un ange lui apparut enfin, lui reprochant ses longs retards et la frappant d’une verge de fer. Angèle se mit aussitôt à l’œuvre, réunit ses compagnes et jeta les fondements de sa congrégation d’Ursulines ou Filles de sainte Ursule. Les filles d’Angèle s’attachèrent surtout à former le cœur de l’enfance aux principes de la vie chrétienne et à refaire ainsi la société en proie au vice et à l’ignorance.

En peu d’années elles prirent un tel développement, qu’on vit clairement le doigt de Dieu dans cette fondation nouvelle. Partout on les réclamait, partout elles opéraient des merveilles. Désormais l’œuvre d’Angèle était accomplie, cinq années avaient suffi pour assurer l’avenir ; la fondatrice sentit qu’elle allait mourir.

Elle réunit ses filles désolées autour de sa couche : « Mes filles, leur dit-elle, que la charité règne parmi vous ! ». Souvent elle répétait : « Oh! qui me donnera des ailes pour voler vers mon Dieu bien-aimé ! ». Jésus fut sa dernière parole. C’était le 28 janvier de l’an 1540, Paul III étant pape, Charles-Quint empereur et François Ier roi de France.



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