S. Willibrord
7 novembre

RÉSUMÉ :

Né dans le Northumberland, saint Willibrord était un de ces admirables missionnaires que l’Angleterre ne se lassait pas de diriger vers le continent pour y porter les lumières de l’Évangile.

Élevé au monastère de Ripon sous saint Wilfrid, il se disposa, à trente ans et devenu prêtre, à passer dans la Frise, encore idolâtre, avec saint Swidbert et six autres moines, compagnons de son apostolat.

Reçus d’abord avec faveur par Pépin de Héristall, il se rendit à Rome pour obtenir la bénédiction du pape Sergius, qui lui accorda des pouvoirs très étendus.

De retour dans la Frise, il gagna de nombreuses âmes à Jésus-Christ, et le pape, malgré sa résistance, le sacra archevêque et changea son nom en celui de Clément.

Saint Willibrord fonda l’Église d’Utrecht, multiplia les conversions, baptisa Pépin le Bref, porta l’Évangile jusqu’en Danemark, établit de nombreuses écoles dans la Frise, puis se prépara à la mort dans la retraite, et expira dans un âge très-avancé, le 7 (ou le 6) novembre 738.

Timbre-poste (dernière valeur d’une série de six) émis par le Grand-Duché du Luxembourg
à l’occasion du XIIe centenaire de la mort de saint Willibrord (en 739 d’après l’administration)

984

Saint Willibrord est le patron du Grand-Duché du Luxembourg.

Il fonda l’abbaye d’Echternach (au Luxembourg actuel) où il mourut et fut enterré selon son désir.

Assez tôt après sa mort, son tombeau fut fréquenté par des pèlerins de plus en plus nombreux, de sorte que la petite église mérovingienne dut être remplacée vers l’année 800 par une église à trois nefs d’une longueur de plus de 60 mètres.

Les biographies rédigées par Alcuin vers la même époque et par l’abbé Thiofrid trois siècles plus tard répandirent par récits de miracles nombreux la renommée du Saint dans les églises et les monastères de l’Europe cisalpine.

Saint Willibrord aux pieds du Pape saint Sergius Ier qui lui donne la consécration épiscopale pour l
Saint Willibrord aux pieds du Pape saint Sergius Ier
qui lui donne la consécration épiscopale pour l'évangélisation
de la Frise, de la Hollande, de la Flandre et du Brabant.

1805

Saint Willibrord fut annoncé à sa pieuse mère par une éclatante lumière qui lui apparut en songe. Il naît en l’an 658, saint Vitalien étant pape, Constant II empereur d’Orient et Clotaire III roi des Francs.

Dès sa plus tendre enfance il fut placé, pour son éducation, dans un monastère de l’Angleterre, son pays.

Après de brillantes études, ordonné prêtre à trente-trois ans, il sentit le feu du zèle dévorer son âme et résolut de porter l’Évangile aux barbares du Nord, ensevelis encore dans les ténèbres de l’idolâtrie. Il s’embarqua donc avec douze compagnons et aborda sur les rivages du Rhin, au pays de la Frise. La conversion de ces peuples farouches, commandés par des chefs cruels, présentait des difficultés incroyables ; aussi le zèle de l’ardent missionnaire ne fut-il ni toujours ni partout couronné de succès.

Plusieurs fois, saint Willibrord s’exposa au martyre en combattant de front les superstitions des pays où il passait ; mais son heure n’était pas venue ; Dieu le destinait à de plus longs travaux. Il reçut la consécration épiscopale des mains du Pape saint Sergius Ier, et revint travailler avec une nouvelle ardeur à la conquête des âmes.

Poussant ses missions plus avant vers le nord, il eut le bonheur de gagner à Jésus-Christ la plus grande partie des contrées connues depuis sous le nom de Zélande et de Hollande.

Le don des miracles ne contribua pas peu à ses succès. Dans une course apostolique, le saint évêque et ses compagnons entrèrent, harassés de fatigue, dans la maison d’un habitant du pays, qui fut très honoré de les recevoir, mais n’avait pas une goutte de vin à leur offrir. Les missionnaires en avaient un peu : leur chef le bénit, et quarante personnes purent satisfaire leur soif. Une autre fois un païen, lui voyant traverser sa propriété, lui adressa des injures ; le lendemain, il fut frappé d’une manière foudroyante par la main de Dieu.

Tout pauvre qu’il était, le Saint donnait toujours. Douze mendiants vinrent un jour lui tendre la main ; il n’avait qu’un petit flacon de vin, il les fit boire, et le flacon se trouva plein comme auparavant. Ainsi Dieu favorisait l’œuvre de Son serviteur. De son côté, le démon, furieux de perdre son empire sur ces contrées, s’empara maintes fois du corps des nouveaux convertis ; mais saint Willibrord, par l’eau bénite et le signe de la croix, mettait en fuite l’ennemi des âmes. Dieu donna à Son apôtre un puissant auxiliaire en son compatriote Winfrid, devenu saint Boniface.

Enfin, le 7 novembre, il rendit son âme à Dieu, à l’âge de quatre-vingt-un ans. C’était l’an 738, saint Grégoire III étant pape, Léon III empereur d’Orient et Charles Martel roi de France. Son tombeau, trop petit, s’allongea pour le recevoir, et son corps exhala un délicieux parfum.


Jeudi 5 novembre 2026
de la Férie
4e classe
Temps après la Pentecôte

S. Zacharie, prêtre et prophète,

père de S. Jean-Baptiste


voir Le Martyrologe #90-4




Oraison - collecte
Pardonnez, nous Vous en supplions, Seigneur, les offenses de Vos peuples ; afin que, par Votre bonté, nous soyons délivrés des liens des péchés que notre fragilité nous a fait commettre. Par Jésus-Christ Votre Fils, Notre Seigneur, qui vit et règne avec Vous dans l’unité du Saint-Esprit, Dieu dans tous les siècles des siècles.
Ainsi soit-il

Vie du Saint du jour
Après avoir célébré le jour de la Toussaint, la fête des saintes Âmes qui sont entrées au Ciel, l’Église honore aujourd’hui les saintes Reliques de leurs corps restées sur terre jusqu’au moment de la résurrection glorieuse dont elles sont un gage pour nous.

Dès les premiers temps de l’Église, on célébrait les saints Mystères sur les tombeaux des Martyrs dans les Catacombes, afin de montrer que ces Saints avaient mêlé leur sang à celui de la Victime du Calvaire.


Plus tard, à Rome, on éleva des temples grandioses, vastes reliquaires abritant la sépulture des Martyrs célèbres. Les restes de ceux qui avaient ainsi confessé leur Foi étaient déposés sous le maître-autel ou Confession des basiliques qui leur étaient consacrées.


De là l’usage de la translation des reliques des Martyrs qui est l’une des parties essentielles de la cérémonie de la Dédicace d’une église, de même que l’usage de mettre des reliques de saints Martyrs dans une petite cavité de la pierre d’autel appelée tombeau.

C’est pour ce motif que la Messe des saintes Reliques, qui remonte au XIXe siècle, est composée, de même que l’Office de ce jour, en grande partie de pièces tirées du Commun des Martyrs, et que le prêtre se revêt d’ornements rouges.


De même qu’une vertu surnaturelle sortait de la sainte Humanité de Jésus et guérissait ceux qui s’En approchaient, les Saints qui jouissent de Dieu dans le Ciel, peuvent par leurs reliques (ossements, cendres, vêtements ou autres objets à leur usage) restées sur terre, « y opérer des merveilles », dit l’Oraison, chasser les démons, guérir les malades, rendre la vue aux aveugles, purifier les lépreux, chasser les tentations et nous donner tous les dons excellents qui descendent du Père des lumières ».


 voir la grande vie du Saint


Résolution pratique du jour
Redoublez de Foi et de piété dans le culte des Reliques des Saints.

Méditation du jour
La limpidité de l’âme séparée de son corps  suite

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