S. Tite
6 février

RÉSUMÉ :

Comme la divin Semeur dont nous parle l’Évangile de la Sexagésime, saint Tite, disciple bien-aimé de saint Paul, « endura les fatigues de nombreux et lointains voyages sur terre et sur mer pour aller jeter la semence de la divine parole chez des nations répandues en diverses contrées et parlant différentes langues ».

Aussi l’Église nous déclare-t-elle que « Dieu l’avait orné des vertus d’un apôtre » et qu’il fut l’un « des ouvriers que le Maître de la moisson envoya pour faire la moisson ».

Employé par saint Paul dans des circonstances importantes, il aborda avec lui en Crête et fut désigné par l’Apôtre comme Évêque de cette île. C’est là qu’il reçut de son maître une lettre insérée dans le Nouveau Testament et dont nous trouvons des extraits à l’Épître de certaines Messes.

Aujourd’hui nous y lisons, comme l’avait déjà dit le Christ, que l’Évêque est un « intendant de Dieu » et que « Jésus est le Sauveur qui S’est donné afin de nous racheter ».

Saint Tite mourut à l’âge de 94 ans, vers l’an 105, et son nom est comblé de louanges par saint Jean Chrysostôme et par saint Jérôme.

Saint Paul et saint Tite pendant leur apostolat.
Saint Paul et saint Tite pendant leur apostolat.

1235

Saint Tite était descendant de la race royale de Crète. Dans sa jeunesse, il se livra avec ardeur à l’étude de la littérature grecque. Vers l’âge de vingt ans, il entendit une voix intérieure qui lui dit de penser à son âme et de quitter la lecture des auteurs grecs pour celle des livres des Hébreux. Il ouvrit donc Isaïe et tomba sur le premier chapitre, qui expose l’inanité du monde païen et en prédit la chute prochaine.

Sur ces entrefaites, le proconsul de Crète, oncle de saint Tite, en présence du bruit que faisait la divine mission de Jésus-Christ dans la Judée, désira avoir des renseignements certains à ce sujet ; il y envoya son neveu, le chargeant de tout examiner de très près et par lui-même et de rapporter ce qu’il aurait vu et entendu.

Saint Tite, arrivé à destination, n’eut pas plus tôt vu Notre-Seigneur, qu’il crut en Lui, Lui offrit ses adorations et devint l’un de Ses soixante-douze Disciples. Après la Passion, la Résurrection du Sauveur et la descente du Saint-Esprit, il fut consacré Évêque et envoyé, comme apôtre, avec saint Paul.

Il accompagna le grand Apôtre des Gentils, dans la plupart de ses courses évangéliques. Ils vinrent tous deux dans l’île de Crète qu’ils convertirent. Saint Tite fut institué Archevêque de Crète et de toutes les îles adjacentes. Quand il eut organisé cette Église, il redevint le collaborateur de saint Paul qui lui confia le soin d’évangéliser la Dalmatie.

L’an 51 de Jésus-Christ, saint Tite suivit saint Paul à Jérusalem, et assista avec lui au Concile que tinrent les Apôtres. Vers l’an 56, saint Paul l’envoya d’Éphèse à Corinthe, pour éteindre les discordes qui avaient éclaté parmi les Chrétiens de cette ville ; il remplit cette mission avec le plus grand succès.

Saint Paul étant retourné en Orient, saint Tite revint dans l’île de Crète, où il gouverna son florissant diocèse. Dans l’automne de l’an 64, saint Paul écrivit à Tite, son fils bien-aimé, une lettre admirable, où il lui enseigne la manière de paître son troupeau, clergé et fidèles.

Dexter, dans sa Chronique, assure que saint Tite est venu évangéliser l’Espagne, et qu’il y opéra de grands prodiges dont le souvenir existait encore au quatrième siècle. D’après le même auteur, Pline le Jeune fut converti à la Foi, dans l’île de Crète, par saint Tite.


Mercredi 18 juillet 2018
S. Camille de Lellis,

confesseur
3e classe

Temps après la Pentecôte



Oraison - collecte
Ô Dieu, qui avez fait don à saint Camille d’une charité extraordinaire pour aider les âmes dans la lutte suprême de l’agonie, nous Vous en supplions, par ses mérites, de répandre en nous l’esprit de Votre charité, afin que nous puissions à l’heure du trépas vaincre l’ennemi et parvenir à la céleste couronne. Par Jésus-Christ Votre Fils, Notre Seigneur, qui vit et règne avec Vous dans l’unité du Saint-Esprit, Dieu dans tous les siècles des siècles. Ainsi soit-il.


Mémoire de sainte Symphorose et ses Sept Fils, martyrs :


Ô Dieu, qui nous faites la grâce d’honorer la naissance au Ciel de Vos saints Martyrs Symphorose et ses fils, accordez-nous de jouir de leur société dans l’éternité bienheureuse. Par Jésus-Christ Votre Fils, Notre Seigneur, qui vit et règne avec Vous dans l’unité du Saint-Esprit, Dieu dans tous les siècles des siècles.

Ainsi soit-il

Vie du Saint du jour
L’Esprit-Saint, qui S’est manifesté de toutes façons dans l’âme des Saints dont le nom est apparu sur le Cycle liturgique depuis la fête de la Pentecôte, nous fait admirer aujourd’hui saint Camille, dont la charité eut spécialement pour objet Jésus dans le prochain.


Né en 1550, dans le royaume de Naples, de la noble famille des Lellis, saint Camillle entra chez les Capucins, mais une plaie qu’il avait à la jambe l’obligea par deux fois à en sortir. Dieu, en effet, le destinait à fonder une Congrégation de Clercs réguliers, consacrés au service des infirmes.


Il obtint du Siège apostolique l’approbation de son Institut. S’inspirant de l’exemple de Jésus qui est mort pour nous et qui a déclaré qu’il n’y avait pas de plus grande preuve d’amour que de donner sa vie pour les autres, les religieux s’y engagent à assister les malades, même atteints de la peste.


Saint Camille, de même que son Institut, reçut de Dieu la grâce toute spéciale d’aider victorieusement les âmes dans la lutte suprême de l’agonie, aussi le nom de ce Saint a-t-il été inséré par l’Église dans les Litanies des agonisants.


Saint Camille mourut à Rome le 14 juillet 1614. Léon XIII le proclama patron des hôpitaux et des malades et Pie XI l’indiqua comme protecteur des Sœurs hospitalières.


 voir la grande vie du Saint


Résolution pratique du jour
Aimez à visiter et à soigner les malades ; portez-leur secours et consolations.


Méditation du jour
La véritable aumône  suite

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