S. Thomas d’Aquin
7 mars

RÉSUMÉ :

Saint Thomas, fils du comte d’Aquin et de Théodora de Naples, fut confié dès l’âge de 5 ans aux moines bénédictins du Mont-Cassin.

Adolescent, il résolut, malgré l’opposition des siens, d’entrer dans l’Ordre de saint Dominique dont il est la plus grande gloire et sut, en cette circonstance, vaincre si complètement le démon impur, qu’il fut, dès ce moment, exempt des révoltes de la chair.


Son intelligence put, dès lors, pénétrer les profondeurs des mystères divins dont Dieu éclaira son âme.

Aussi l’Église, le comparant aux Esprits bienheureux, tant à cause de son innocence que de son génie, lui décerna-t-elle le titre de « Docteur Angélique », « Lumière du monde ».


Son enseignement est l’écho si fidèle de « la parole et de la sainte doctrine » du Christ, que le Concile de Trente plaça la Somme théologique de saint Thomas à côté de la Bible dans la salle des séances.

Il mourut dans le monastère cistercien de Fossa Nuova alors qu’il se rendait au Concile de Lyon, le 7 mars 1274.


Léon XIII le déclara, par Lettres apostoliques, le patron de toutes les écoles catholiques.

En ce temps où la liturgie s’occupe du ministère public de Jésus, demandons à saint Thomas de nous pénétrer de telle façon de l’esprit de pénitence que nous puissions avoir la claire vision des enseignements du Maître et les mettre en pratique comme il le fit.

Chromolithographie tirée de « La Vie des Saints d’après les anciens manuscrits de tous les siècles »,
Henry de Riancey, éd. F. Kellerhoven, Paris - 1866, (coll. personnelle)
« Thomas Aquini » Thomas d
« Thomas Aquini » Thomas d'Aquin, auteur de l'« Officium Sanctissimi Sacramenti »
Office liturgique du Très Saint Sacrement,
avec le motet « Ave verum Corpus natum de Maria Virgine » salut ! vrai Corps né de la Vierge Marie.

1299

Saint Thomas d’Aquin naquit au château de Rocca-Secca, près de la petite ville d’Aquino, dans le royaume de Naples, l’année 1226, Honorius III étant pape, Frédéric II Hauhenstaufen empereur romain germanique et Louis VIII le Lion roi de France, la même année qui vit descendre au tombeau saint François d’Assise, et saint Louis monter sur le trône de France.

Timbre-poste émis par l’Italie en 1974

à l’occasion du 7e centenaire de la mort

de saint Thomas d’Aquin

1876

Le Triomphe de S. Thomas d
Le Triomphe de S. Thomas d'Aquin
par Francesco Traini (détail).
Il fut le plus grand homme de son époque et l’une des plus éclatantes lumières de l’Église dans tous les temps. Un fait charmant de son enfance nous montre déjà en lui le prédestiné de Dieu. Il était encore au berceau, quand un jour sa nourrice voulut lui ôter de la main un papier qu’il tenait ; mais l’enfant se mit à crier. La mère survint ; piquée de curiosité, elle arrache enfin de force le papier des mains de son fils, malgré ses cris et ses larmes, et elle voit avec admiration qu’il ne contient que ces deux mots : Ave, Maria.

Devenu plus grand, saint Thomas fut élevé au mont Cassin, non loin du château familial, dans la célèbre école des Bénédictins, et à l’âge de dix-huit ans, malgré ses parents, il entra chez les Dominicains, à Naples.

Sa noble et toute-puissante famille fit une guerre acharnée à sa vocation ; on employa tout pour le perdre. Arraché à son monastère, il fut jeté en prison dans une tour du château paternel, et on introduisit près de lui une courtisane pour amollir son cœur. À la vue de la tentatrice, saint Thomas, sans défense, saisit dans le foyer un tison enflammé et la mit en fuite. Il se jeta ensuite à genoux et s’endormit ; pendant son sommeil, il vit les Anges descendre du Ciel pour le féliciter de sa victoire, et lui ceindre les reins, en lui disant : « Recevez de la part de Dieu le don de chasteté perpétuelle. »

Toute sa vie, il garda la plus parfaite réserve, et son confesseur put déclarer après sa mort que saint Thomas était mort aussi pur qu’un enfant de cinq ans.

Victorieux de tous les obstacles, il put enfin suivre sa vocation et fit d’immenses progrès dans les sciences. Silencieux au milieu de la foule des étudiants, ne conversant qu’avec Dieu, il avait reçu le surnom de Bœuf muet, mais son professeur dit un jour de lui, en public : « Vous voyez ce bœuf que vous appelez muet, eh bien ! il fera retentir bientôt tout l’univers de ses mugissements ». Cette parole était prophétique. D’élève devenu le premier des maîtres, il illustra toutes les universités où l’obéissance le conduisit pour enseigner.

Le plus grand des miracles de sa vie, ce sont les ouvrages incomparables et immenses qu’il trouva le temps d’écrire au milieu d’accablantes occupations. Il entendit un jour Jésus-Christ lui adresser, du fond du tabernacle, cette parole célèbre : « Tu as bien écrit de Moi, Thomas ».

Ce grand docteur, ami de saint Louis, bras droit des Papes, mourut à quarante-neuf ans, se rendant au Concile de Lyon, le 7 mars 1274, le bienheureux Grégoire X étant pape, Rodolphe Ier empereur romain germanique et Philippe III le Hardi roi de France. Les faits intéressants de sa vie demanderaient un volume entier.


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