S. Théodore
9 novembre

RÉSUMÉ :


Saint Théodore, soldat dans la légion romaine à Amasée (Pont), fut arrêté à cause de sa Foi chrétienne. Conduit en prison, on le déchira avec des ongles de fer et on lui mit les côtes à nu. Le Martyr plein d’allégresse ne cessait de chanter ce verset de Psaume : « Je bénirai le Seigneur en tout temps ». Il fut alors brûlé vif et rendit son âme à Dieu en 306.

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Saint Théodore était soldat et faisait partie de la légion de Marmarites, qui tenait garnison dans la ville d’Amasée (aujourd’hui Amasieh), ville de la Turquie d’Asie. La persécution y était fort grande contre les Chrétiens, et, comme il ne cachait nullement sa religion, il fut une première fois sévèrement réprimandé par son capitaine, qui n’alla pas d’abord plus loin que les menaces.

Saint Théodore n’eut garde d’en tenir compte, et, voulant au contraire se signaler par une action qui manifestât hautement sa croyance, il mit le feu au temple de Cybèle. Conduit devant un juge, nommé Publius, il avoua qu’il était l’auteur de l’incendie et qu’il l’avait allumé pour empêcher les sacrilèges qui se commettaient tous les jours devant les autels de la déesse. Publius lui ordonna de réparer ou de diminuer au moins son attentat en sacrifiant aux dieux, mais il s’y refusa avec horreur, et, après avoir été cruellement fouetté, il fut jeté en prison.

Le lendemain, mis à la torture, brûlé au fer rouge, déchiré de nouveau avec le fouet plombé, il protesta qu’on ne tirerait jamais de lui une parole ni un geste contre la fidélité qu’il avait jurée à son Dieu.

Condamné au bûcher, il expira au milieu des flammes en 304, saint Marcellin étant Pape, Dioclétien et Maximien empereurs.


Mercredi 21 janvier 2026
Ste Agnès,

vierge et martyre
3e classe

Temps après l’Épiphanie



Oraison - collecte
Dieu tout-puissant et éternel, qui choisissez ce qu’il y a de faible dans le monde, pour confondre les forts, accordez-nous par Votre miséricorde que, célébrant la solennité de la bienheureuse Agnès, Votre Vierge et Martyre, nous ressentions auprès de Vous les effets de sa protection. Par Jésus-Christ Votre Fils, Notre Seigneur, qui vit et règne avec Vous dans l’unité du Saint-Esprit, Dieu dans tous les siècles des siècles.
Ainsi soit-il

Vie du Saint du jour
La Messe d’aujourd’hui nous rappelle l’un des plus touchants et glorieux triomphes de Jésus sur le monde.

Sainte Agnès, enfant d’une des plus nobles familles de Rome, va au-devant de l’Époux et se consacre à Lui à l’âge de 10 ans. Jésus alors « fait par elle des prodiges admirables ».


Le fils du préfet de Rome la demande en mariage et elle répond : « Celui à qui je suis fiancée, c’est le Christ que servent les Anges ». L’on veut alors attenter par la violence à sa vertu, mais « Dieu délivre son corps de la perdition ». On la jette sur un bûcher ardent et elle n’est point brûlée par le feu ».

Condamnée à avoir la tête tranchée, elle encourage son bourreau qui hésite : « Frappez sans crainte car la fiancée fait injure à l’Époux si elle Le fait attendre ».


À l’âge de 13 ans (l’an 304), cette faible enfant confond les puissants de cette terre. On éleva sur son tombeau, à la voie Nomentane, la magnifique basilique qui existe encore, et son nom fut inscrit vers la fin du Ve siècle avec celui de cinq autres martyres, au Canon de la Messe.

À la basilique de Sainte-Agnès est annexé un monastère bénédictin. Les Bénédictines de Sainte-Cécile, au Transtévère, élèvent les agneaux bénis ce jour dont la laine sert à la confection des palliums. Chaque année, en effet, le 21 janvier, à Sainte-Agnès-hors-les-Murs, après la Messe pontificale célébrée par l’Abbé des Chanoines réguliers de Latran, on porte sur l’autel deux agneaux blancs ornés de fleurs et de rubans, couchés sur des corbeilles de soie à crépines d’or.


Le chœur chante l’antienne « Stans a dextris ejus agnus nive candidior, Christus Sibi sponsam consecravit et martyrem » ; puis le célébrant bénit les agneaux. Une députation du Chapitre de Latran les porte ensuite au Pape qui les bénit de nouveau et les envoie aux religieuses chargées de nourrir les agneaux et de confectionner les palliums.

Le 28 juin, le Pape, dans la basilique Saint-Pierre, bénit les palliums, qui sont ensuite placés dans un riche coffret ciselé de vermeil, don de Benoît XIV, et déposés dans la Confession sur la tombe de saint Pierre, pour être ultérieurement envoyés par le Pape aux archevêques et par privilège à certains évêques.


 voir la grande vie du Saint


Résolution pratique du jour
Ayez un soin jaloux de conserver dans la pureté votre âme non moins que votre corps.

Méditation du jour
Le bienfaisant devoir de la prière  suite

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