S. Silvestre Ier
31 décembre

RÉSUMÉ :

L’Église, nous le savons, reproduit dans sa Liturgie toutes les phases de l’existence de son divin Fondateur.

À peine né, l’Enfant-Dieu est persécuté par Hérode ; l’Église, encore au berceau, envoie au Ciel son premier Martyr, dans la personne du Diacre saint Étienne et ses 25 premiers Papes meurent presque tous martyrs.

Revenu de l’Égypte, Jésus grandit en âge et en sagesse à Nazareth, où Il passe des années paisibles ; sous le pontificat de saint Silvestre Ier (314-335), l’Église, après trois cents ans de persécution, commence à jouir de la liberté qui est son grand bien.

Elle se répand dans l’empire romain et le concile de Nicée, présidé par les légats de saint Silvestre Ier (325), établit victorieusement contre Arius la doctrine de la divinité du Sauveur, dont la Liturgie du Temps de Noël est toute pleine.

« Au premier Concile de Nicée, dit le Bréviaire, la sainte Foi catholique au sujet de la divinité du Christ fut expliquée par trois cent dix-huit Évêques ; Arius et ses sectateurs furent condamnés. À la demande des Pères, saint Silvestre confirma encore ce Concile dans un Synode tenu à Rome, où Arius fut de nouveau condamné.

« Saint Silvestre décréta aussi que l’Évêque seul consacrerait le Chrême ; que, dans l’administration du Baptême, le Prêtre oindrait avec du Chrême le sommet de la tête du baptisé ; que les Diacres porteraient la dalmatique et qu’ils auraient sur le bras gauche le manipule de lin ; enfin que le Sacrifice de l’Autel ne serait offert que sur un voile de lin.

« Il fixa aussi, pour tous ceux qui entreraient dans les Ordres, un certain temps, durant lequel ils devraient exercer successivement leur Ordre dans l’Église, avant d’être élevés au degré supérieur.

« Il vécut dans le pontificat vingt et un ans et dix mois. Il fut enterré dans le cimetière de Priscille, sur la voie Salaria ».

1147

Saint Sylvestre eut Rome pour patrie. Il naquit vers l’an 280, saint Eutychien étant pape et Probus empereur d’Orient. Quand il fut en âge de disposer de sa fortune, il se plaisait à donner l’hospitalité aux Chrétiens étrangers qui passaient à Rome ; il les amenait à sa demeure, lavait leurs pieds, leur servait à manger, enfin leur donnait, au nom de Jésus-Christ, tous les soins de la plus sincère charité.

Il vint, un jour, à Rome, un illustre confesseur de la Foi, nommé Timothée d’Antioche. Personne n’osait le recevoir ; saint Sylvestre s’en fit un honneur, et, pendant un an, saint Timothée, prêchant Jésus-Christ avec un zèle incroyable, recevait chez lui la plus généreuse hospitalité. Cet homme héroïque ayant conquis la palme du martyre, saint Sylvestre déroba ses précieux restes et les ensevelit à la faveur de la nuit. Mais lui-même fut bientôt traduit devant le tribunal du préfet, comme recélant les trésors du martyr : « Timothée, répondit-il, ne m’a laissé que l’héritage de sa Foi et de son courage ». Le préfet le menaça de la mort et le fit jeter en prison ; mais saint Sylvestre, en le quittant, lui dit : « Insensé, c’est toi-même qui, cette nuit, vas rendre compte à Dieu ». Le persécuteur avala une arête de poisson et mourut, en effet, dans la nuit. La crainte des châtiments célestes adoucit les bourreaux, et l’héroïque jeune homme fut rendu à la liberté.

Cette belle conduite de saint Sylvestre le fit appeler au Diaconat par le Pape saint Melchiade, dont il devait être l’éminent successeur. Son long pontificat de vingt-et-un ans, célèbre à divers titres, l’est surtout par le concile de Nicée, le baptême de Constantin et le triomphe de l’Église.

Le baptême de Constantin est reporté à une époque plus tardive par de nombreux auteurs ; mais des témoignages non moins nombreux et non moins sérieux placent le Baptême de ce grand empereur sous le règne de saint Sylvestre, et le Bréviaire romain confirme cette opinion.

Constantin, encore païen et peu favorable aux Chrétiens, dont il ignorait complètement la doctrine, fut atteint d’une sorte de lèpre qui lui couvrit tout le corps. Une nuit, saint Pierre et saint Paul, éclatants de lumière, lui apparurent et lui ordonnèrent d’appeler le pape Sylvestre, qui le guérirait en lui donnant le Baptême. Le Pape, en effet, instruisit le royal néophyte et le baptisa. Le règne social de Jésus-Christ commençait ; la conversion de Constantin allait avoir pour heureuse conséquence celle de l’univers.

On raconte un bon nombre d’éclatants prodiges opérés par le saint Pape. Saint Sylvestre mourut l’an 335, Constantin étant empereur.


Mercredi 2 septembre 2026
S. Étienne,

roi de Hongrie et confesseur
3e classe

Temps après la Pentecôte

Les Bienheureux Martyrs de Septembre,

morts pendant la révolution dite française

qui vit en cette semaine de septembre 1792,

213 religieux et prêtres massacrés à Paris.


voir Le Martyrologe #90-4




Oraison - collecte
Nous Vous en prions, ô Dieu tout-puissant, accordez à Votre Église, qu’après avoir été propagée par le bienheureux Étienne, Votre Confesseur, quand il régnait sur la terre, elle mérite de l’avoir pour défenseur, maintenant qu’il est glorieux dans le Ciel. Par Jésus-Christ Votre Fils, Notre Seigneur, qui vit et règne avec Vous dans l’unité du Saint-Esprit, Dieu dans tous les siècles des siècles.
Ainsi soit-il

Vie du Saint du jour
Descendant des fiers et terribles envahisseurs, connus sous le nom de Huns, saint Étienne fut choisi par Dieu pour attacher ses sujets au Christ et à Son Vicaire.


Le nom d’Étienne lui fut donné au Baptême, parce que sa mère eut une vision du martyr saint Étienne qui lui prédit qu’il convertirait la Hongrie, dont il fut le premier roi après que le Pape eut érigé ce pays en royaume.


Ayant épousé la sœur de l’empereur saint Henri (fête le 15 juillet), il s’entoura, pour gouverner son royaume, d’hommes d’une sainteté et d’une prudence éprouvées.


Il passait des nuits entières dans la contemplation des choses du Ciel, il pratiquait les plus grandes austérités et, secondé par la reine, sa pieuse épouse, faisait de larges aumônes aux veuves, aux orphelins et aux églises.


C’est à bon droit que la grandeur de son zèle pour l’expansion de la Foi lui a fait décerner le titre de Roi apostolique ou d’Apôtre de la Hongrie, et lui a mérité du Saint Siège le privilège, transmis aussi à ses successeurs, de faire porter la croix devant lui.


Il fit construire une grande basilique en l’honneur de Marie qu’il institua Patronne de Hongrie. « Son zèle à propager et à affermir la Foi dans son royaume lui a valu la gloire de la royauté céleste ».


Il mourut en 1038 le « Jour de la Grande Dame », c’est ainsi qu’en vertu d’un édit du saint roi, les Hongrois désignent la fête de l’Assomption.


 voir la grande vie du Saint


Résolution pratique du jour
N’usez de l’autorité que Dieu vous donnera que pour Sa gloire et pour le bien des âmes.

Méditation du jour
Rien de plus puissant que la Foi  suite

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