S. Sabin
30 décembre

On lit au Martyrologe Romain :


« À Spolète, l’anniversaire de saint Sabin, évêque d’Assise, des diacres Exupérance et Marcel, du gouverneur Vénustien avec sa femme et ses fils, sous l’empereur Maximien.

« Saint Marcel et saint Exupérance furent d’abord tourmentés sur le chevalet, puis maltraités à coups de bâton et déchirés avec des ongles de fer ; ils eurent enfin les flancs entièrement brûlés, et consommèrent ainsi leur martyre.

« Peu de temps après, saint Vénustien, sa femme et ses fils, furent mis à mort par le glaive.

« Quant à saint Sabin, il eut les mains coupées, subit une longue et dure prison, finalement fut battu jusqu’à la mort.

« Bien que le martyre de ces Saints ait eu lieu en des temps différents, il est néanmoins commémoré en un même jour. »

L
L'Évêque saint Sabin à qui on coupe les mains pour avoir jeté et brisé une idole
qu'on prétendait lui faire adorer ainsi qu'à des membres de son clergé.

1146

À l’époque de la grande persécution religieuse allumée par l’empereur Maximien-Hercule (286-305), la cruauté que l’on exerça contre les fidèles alla jusqu’à cet excès que, pour les découvrir et pour les perdre, on ne permettait à personne ni d’acheter, ni de vendre, ni même de faire moudre du blé, ou de puiser de l’eau, qu’auparavant on n’eût encensé de petites idoles exposées pour cela sur les marchés et au coin des rues.

Comme ces horribles violences étaient capables d’ébranler les plus fermes, il fallait des hommes véritablement apostoliques pour les affermir dans leur religion. Saint Sabin, évêque de Spolète, dont nous ne connaissons ni le pays ni les glorieux débuts, s’acquitta admirablement de cette fonction, non seulement dans sa ville épiscopale, mais encore dans plusieurs autres de l’Ombrie.

Vénustien, gouverneur de Toscane, en étant averti, arrêta bientôt cet heureux progrès ; car, ayant rencontré notre Saint à Assise où il prêchait l’Évangile, il le fit mettre en prison avec saint Marcel et saint Exupérance, ses diacres, et plusieurs autres membres de son clergé. Quelque temps après il les fit comparaître devant lui, et voulut les obliger d’adorer une petite statue de Jupiter, faite de corail et revêtue de toile d’or, qu’il avait dans son appartement. Mais saint Sabin la prenant entre ses mains la jeta généreusement par terre et la mit en pièces.

Cette action irrita si fort Vénustien, qu’il fit couper les mains au saint prélat et étendre ses diacres sur le chevalet, où ils furent rompus de coups de bâton, déchirés avec des ongles de fer et brûlés avec des torches ardentes, jusqu’à ce qu’ils eussent rendu l’âme par la rigueur de ces supplices.

Saint Sabin, qui les encouragea toujours durant leur martyre, fut ramené en prison, où, après six jours, une veuve de grande naissance, nommée Sérène, qui employait ses biens à des œuvres de charité, vint le trouver pour lui faire offre de ses services. Depuis, elle prit grand soin de l’assister et de lui fournir les choses nécessaires à la vie ; et sa piété ne fut pas sans récompense ; car, ayant un neveu aveugle, appelé Priscillien, saint Sabin a qui elle l’amena lui rendit la vue : ce qui fut cause de la conversion de quinze prisonniers témoins de ce grand miracle.

Le gouverneur Vénustien avait laissé le Saint en repos, par suite d’une cruelle douleur d’yeux dont il fut tourmenté pendant trente-deux jours ; mais, ayant appris la merveille de la guérison de Priscillien, il vint trouver le thaumaturge dans la prison, avec sa femme et ses deux fils, pour le supplier de lui donner aussi quelque soulagement dans le tourment insupportable qu’il endurait.

Saint Sabin lui répondit que s’il voulait croire en Jésus-Christ et se faire baptiser avec sa famille, il obtiendrait aussitôt ce qu’il demandait. Il y consentit, jeta dans la rivière les morceaux de la statue de corail dont nous avons parlé, se fit instruire des mystères de notre religion, et reçut le sacrement de la régénération spirituelle. Sa femme et ses enfants participèrent à ce bonheur et peu de temps après ils perdirent tous la tête pour la confession de l’Évangile, par sentence de Lucius, que Maximien envoya exprès pour les juger.

Pour saint Sabin, ce nouveau président le fit conduire à Spolète, où il fut condamné à être fouetté avec des cordes plombées : les bourreaux exécutèrent cet arrêt avec tant de violence et de cruauté qu’il expira entre leurs mains.

Ce fut le 7 décembre ; mais le Martyrologe romain ne le marque qu’au 30. C’était l’an 303, saint Marcellin étant pape, Dioclétien empereur d’Orient et Maximien en Italie. Sainte Sérène, qui fut aussi dans la suite couronnée d’un glorieux martyre, enleva son corps et l’enterra honorablement à un mille de la ville, avec ses mains qu’elle avait rachetées et embaumées et qu’elle conservait précieusement dans un vase de cristal. Depuis, l’on a bâti en son honneur une insigne basilique et une église souterraine. Ses reliques ont été transportées à Faënza (Romagne), ce qui a fait dire à quelques auteurs qu’il en avait été évêque. Plusieurs autres villes d’Italie en ont des ossements et sa mémoire y a toujours été si célèbre que l’on y voit divers monastères bâtis sous son nom.


Dimanche 8 mars 2026
3e dimanche de Carême
1re classe
Temps du Carême

S. Jean de Dieu,

confesseur



Oraison - collecte
Nous Vous en prions, Dieu tout-puissant, ayez égard aux vœux de nos cœurs humiliés, et pour nous défendre, étendez le bras de Votre majesté. Par Jésus-Christ Votre Fils, Notre Seigneur, qui vit et règne avec Vous dans l’unité du Saint-Esprit, Dieu dans tous les siècles des siècles.
Ainsi soit-il

Vie du Saint du jour
Saint Jean de Dieu naquit au Portugal en 1495. Après une jeunesse orageuse, à l’âge de quarante ans, un jour qu’il entendait la parole divine, il se sentit tellement enflammé de charité envers Dieu dans le prochain, qu’il distribua tout ce qu’il possédait aux pauvres et consacra toute sa vie à leur service.


L’amour de Dieu se confond en effet avec celui du prochain, nous dit l’Évangile, car les hommes portent en eux l’image du Père céleste dont ils sont les fils en vertu de leur union avec Dieu et avec Jésus par la grâce.

Grâce à son détachement et aux aumônes que saint Jean obtint pour l’érection de deux vastes hôpitaux dans la ville de Grenade, « il enrichit l’Église d’une nouvelle famille » qui prit le nom de Frères-Hospitaliers de Saint-Jean de Dieu et qui, à l’imitation du Christ dans Sa vie d’apostolat, se dévoue pour guérir tout à la fois les corps et les âmes.


Un grand incendie s’étant déclaré dans un hôpital, il se jeta intrépidement au milieu des flammes et sauva tous les malades parce que le feu de l’amour divin qui embrasait son cœur était plus grand que celui qui brûlait au dehors.

Saint Jean, auquel son amour divin fit qu’on joignit à son nom celui de Dieu, était continuellement plongé dans la contemplation des choses célestes.


Atteint d’une grave maladie, il reçut les derniers Sacrements, puis se mettant à genoux, il mourut en pressant sur son cœur l’image de Jésus crucifié. C’était à Grenade en 1550.

Léon XIII le déclara le Patron des hospitaliers et des malades et ordonna qu’on mit son nom dans les Litanies des agonisants.


À l’exemple de saint Jean de Dieu remplissons nos cœurs du feu de la charité divine qui nous purifiera de nos vices et recourons à la protection de ce Saint pour que nous soyons toujours pourvus des remèdes qui conduisent à l’éternité.


 voir la grande vie du Saint


Résolution pratique du jour
Soyez bon pour les pauvres ; voyez en eux les membres souffrants de Jésus-Christ.

Méditation du jour
Relations de saint Joseph avec l’économie de la Rédemption  suite

|Qui sommes-nous ?| Effectuer un don| Contacts| |