S. Romuald
7 février

RÉSUMÉ :

Saint Romuald naquit à Ravenne, en Italie, et quitta le monde dès sa vingtième année pour s’adonner dans la prière et la méditation à l’œuvre de pénitence entreprise par Jésus.

Attaqué par Satan qui lui dressait des embûches il sut toujours lui inspirer de la terreur, il jouissait auprès des princes et des rois d’une grande influence qu’il employa pour les âmes.

Saint Romuald fut le fondateur d’une des branches de l’Ordre de Saint Benoît. Comme le Patriarche Jacob, il aperçut en vision une échelle qui s’élevait de la terre au Ciel et sur laquelle montaient et descendaient des religieux vêtus de blanc. Il fit l’acquisition du champ où il se trouvait à ce moment et dont le propriétaire s’appelait Maldule. Il y bâtit le monastère auquel il donna le nom de Camaldule (champ de Maldule) qui désigne son Ordre.

Il mourut en 1027 à l’âge de 120 ans à Val de Castro, et son corps, retrouvé intact cinq ans plus tard, fut déposé dans l’église du monastère de Fabriano.

Saint Romuald montrait toujours au milieu de ses macérations un visage si joyeux qu’il réjouissait ceux qui le voyaient. Imitons-le pendant le saint Temps du Carême.

Saint Romuald assiste à un duel, à la demande de son père, qui le gagne. Le Saint a horreur de ce meutre, et, s
Saint Romuald assiste à un duel, à la demande de son père, qui le gagne. Le Saint a horreur de ce meutre, et, s'en regardant coupable, il se retire dans un monastère pour en faire pénitence.

1237

Saint Romuald naquit à Ravenne d’une des plus illustres familles d’Italie, en 907, Sergius III étant pape, Léon VI empereur à Byzance, Louis IV empereur d’Allemagne et Charles III le Simple roi de France.

Sa jeunesse fut orageuse, mais bientôt la grâce, qui le poursuivait, triompha de ses résistances, et il racheta son passé par les plus effrayantes austérités. Après avoir vécu sept ans dans un monastère de saint Benoît, il se sentit inspiré de mener la vie solitaire, et alla habiter avec un saint homme qui lui faisait réciter chaque jour de mémoire tout le psautier. Quand il faisait quelque faute, l’ermite, toujours armé d’une verge, lui donnait un rude coup sur l’oreille gauche. Saint Romuald souffrait patiemment ; cependant un jour, s’apercevant qu’il perdait l’ouïe du côté gauche, il pria le rude vieillard de le frapper sur l’oreille droite. Ce fait suppose un grand progrès dans la vertu.

Bientôt saint Romuald devint le chef d’une foule de solitaires ; il réforma et fonda un grand nombre de monastères, et établit enfin l’Ordre des Camaldules. Dieu éprouva sa vertu par les terribles assauts du démon, qui lui demandait à quoi servaient tant de prières et de pénitences. Les victoires du Saint rendaient son ennemi plus furieux, et plus d’une fois il fut battu et foulé aux pieds par des esprits malins revêtus des formes les plus fantastiques : « Quoi ! disait saint Romuald au démon, en se moquant de lui, tu as été chassé du Ciel et tu viens au désert montrer ta honte ! Va-t’en, bête immonde, vilain serpent ! ».

Notre Saint jouit à un haut degré du don des larmes ; il ne pouvait célébrer la Messe sans pleurer, et, pendant son oraison, vaincu par l’émotion et ravi en extase, il s’écriait : « Jésus, mon cher Jésus ! ô doux miel, ineffable désir, délices des Saints, suavité des Anges ! ».

Arrivé à une extrême vieillesse, il jeûnait encore tous les jours, et, pendant le Carême, il se contentait d’une écuelle de légumes à son unique repas. Quelquefois il demandait certains mets afin de les voir, d’en faire le sacrifice à Dieu et de se moquer de la sensualité : « Voilà un bon morceau, bien apprêté, Romuald, disait-il, tu le trouverais bien de ton goût, n’est-ce pas ? eh bien ! tu n’y toucheras pas, et tu n’en auras eu la vue que pour te mortifier davantage ».

Il faisait tant et de si grands miracles que toute la nature semblait lui être soumise. Cet illustre athlète de la pénitence, malgré ses austérités étonnantes, mourut à l’âge de cent vingt ans, dont quatre-vingt-treize ans dans la vie érémitique. C’était l’an 1027, le 19 juin, Jean XIX étant pape, Lothaire II empereur d’Allemagne et Robert II le Pieux roi de France.


Lundi 11 mai 2026
S. Philippe et S. Jacques le Mineur,

apôtres
2e classe

Temps Pascal

Litanies mineures


Oraison - collecte
Pour la Messe des Rogations :


Faites, nous Vous en supplions, ô Dieu tout-puissant, que, pleins de confiance en Votre bonté, dans notre affliction nous soyons constamment fortifiés contre toutes les adversités, grâce à Votre protection. Par Jésus-Christ Votre Fils, Notre Seigneur, qui vit et règne avec Vous dans l’unité du Saint-Esprit, Dieu dans tous les siècles des siècles. Ainsi soit-il.


Avec la mémoire des saints Apôtres Philippe et Jacques le mineur :


Ô Dieu, qui nous donnez un sujet de joie par la solennité annuelle de Vos Apôtres Philippe et Jacques, faites, nous Vous en supplions, qu’en nous réjouissant de leurs mérites, nous profitions de leurs exemples. Par Jésus-Christ Votre Fils, Notre Seigneur, qui vit et règne avec Vous dans l’unité du Saint-Esprit, Dieu dans tous les siècles des siècles.

Ainsi soit-il

Vie du Saint du jour
Les fêtes des Apôtres qui s’échelonnent au cours de l’année étaient autrefois chômées.

Celle de saint Philippe et de saint Jacques à cette époque nous rappelle la translation de leurs reliques à Rome où l’église des Saints Apôtres leur fut dédiée et où elles reposent.


Saint Philippe était, comme saint Pierre et saint André, de Bethsaïde en Galilée et mourut à Hiérapolis en Phrygie, crucifié comme eux.

C’est à lui que Jésus S’adresse au moment de la multiplication des pains, et c’est par son intermédiaire que passent les Gentils qui veulent s’adresser au Sauveur. C’est à lui encore que nous devons cette parole que le Maître dit dans le discours de la Cène : « Philippe, qui Me voit, voit Mon Père ».

Aller au Christ c’est aller à Dieu, car les œuvres du Messie ont prouvé Sa Divinité. C’est en vertu de Sa nature divine qu’Il est ressuscité et les deux Apôtres, dont la fête coïncide avec les fêtes de Pâques, viennent par leur martyre confirmer cette vérité dont ils ont été témoins.


Saint Jacques, appelé le Mineur, était de Cana en Galilée. Cousin de Notre-Seigneur, il avait pour frère l’Apôtre Jude et fut nommé par saint Pierre Évêque de Jérusalem.

C’est de lui que parle saint Paul quand il dit : « Je ne vis aucun Apôtre, si ce n’est Jacques, le frère du Seigneur ».

Sommé par le Grand-Prêtre de renier Jésus, il fut précipité du haut de la terrasse du Temple et eut la tête brisée d’un coup de massue.

Leurs noms sont inscrits au Canon de la Messe.


À l’exemple des Saints Apôtres Philippe et Jacques, confessons par une vie généreuse la Divinité du Christ ressuscité.


 voir la grande vie du Saint


Résolution pratique du jour
Priez pour vos ennemis, et rendez-leur généreusement le bien pour le mal.

Méditation du jour
Puissance de la prière  suite

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