S. Pierre d’Alcantara
19 octobre

RÉSUMÉ :

Né à Alcantara, en Espagne, de parents nobles, saint Pierre distribua ses biens en aumônes, et entra à seize ans dans l’Ordre séraphique de saint François.

Très rigide observateur de la règle primitive de l’institut franciscain, il mena en effet un genre de vie fort austère. Sa grande dévotion pour la Passion de Jésus fit naître en lui un amour extraordinaire de la pénitence.

Il mourut en 1562 et apparaissant à sainte Thérèse d’Avila, il lui dit : « Ô bienheureuse pénitence, qui m’a valu une si grande gloire ! ».

Saint Pierre d
Saint Pierre d'Alcantara s'entretenant avec sainte Thérèse d’Avila.

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Ce Saint, issu d’une famille illustre, fut un prodige d’austérités. Entré dans l’Ordre de saint François, après de brillantes études où avait éclaté surtout son amour pour les Livres saints, il montra, pendant son noviciat, une modestie surprenante ; il ne connaissait ses frères qu’à la voix ; il ne savait point la forme de la voûte de l’église ; il passa quatre ans au couvent sans apercevoir un arbre qui étendait ses branches et donnait son ombre près de la porte d’entrée.

Sa vertu extraordinaire l’éleva aux charges de l’Ordre dès ses premières années de vie religieuse ; mais l’humble supérieur se faisait, à toute occasion, le serviteur de ses frères et le dernier de tous.

Dans un pays de montagnes, couvert de neige, en plein hiver, il avait trouvé un singulier secret contre le froid : il ôtait son manteau, ouvrait la porte et la fenêtre de sa cellule ; puis, après un certain temps, reprenait son manteau et refermait porte et fenêtre.

Sa prédication produisit les plus merveilleux effets ; sa vue seule faisait couler les larmes et convertissait les pécheurs : c’était, selon la parole de sainte Thérèse, la mortification personnifiée qui prêchait par sa bouche.

Dieu lui inspira de travailler à la réforme de son Ordre, et il établit en effet dans l’Ordre de saint François, au prix de bien des démarches et de bien des sacrifices, une branche nouvelle qui se fit remarquer par une ferveur admirable.

Dans ses voyages, saint Pierre ne marchait que pieds nus et la tête découverte : la tête découverte, pour vénérer la présence de Dieu ; pieds nus, afin de ne jamais manquer d’occasion de se mortifier. S’il lui arrivait de se blesser un pied, il ne prenait qu’une sandale, ne voulant pas qu’un pied fût à son aise quand l’autre était incommodé.

Saint Pierre d’Alcantara fut un des conseillers de sainte Thérèse, qui l’avait en grande vénération. Sa mortification s’accroissait chaque jour au point qu’il ne se servait plus de ses sens et de ses facultés que pour se faire souffrir ; il ne mangeait qu’une fois tous les trois jours, se contentant de mauvais pain et d’eau ; parfois il demeurait huit jours sans manger. Il passa quarante ans sans donner au sommeil chaque nuit plus d’une heure et demie, encore prenait-il ce sommeil assis dans une position incommode ; il avoua que cette mortification avait été plus terrible pour lui que les cilices de métal, les disciplines et les chaînes de fer.

La seule pensée du Saint-Sacrement et des mystères d’amour du Sauveur le faisait entrer en extase. Saint Pierre d’Alcantara fit de nombreux et d’éclatants miracles.

Il mourut en 1562, à l’âge de soixante-trois ans, Pie IV étant pape, Ferdinand Ier empereur du saint Empire romain-germanique et Charles IX roi de France.

Apparaissant à sainte Thérèse d’Avila après sa mort, il lui dit : « Ô bienheureuse pénitence, qui m’a valu tant de gloire ! ».


Lundi 11 mai 2026
S. Philippe et S. Jacques le Mineur,

apôtres
2e classe

Temps Pascal

Litanies mineures


Oraison - collecte
Pour la Messe des Rogations :


Faites, nous Vous en supplions, ô Dieu tout-puissant, que, pleins de confiance en Votre bonté, dans notre affliction nous soyons constamment fortifiés contre toutes les adversités, grâce à Votre protection. Par Jésus-Christ Votre Fils, Notre Seigneur, qui vit et règne avec Vous dans l’unité du Saint-Esprit, Dieu dans tous les siècles des siècles. Ainsi soit-il.


Avec la mémoire des saints Apôtres Philippe et Jacques le mineur :


Ô Dieu, qui nous donnez un sujet de joie par la solennité annuelle de Vos Apôtres Philippe et Jacques, faites, nous Vous en supplions, qu’en nous réjouissant de leurs mérites, nous profitions de leurs exemples. Par Jésus-Christ Votre Fils, Notre Seigneur, qui vit et règne avec Vous dans l’unité du Saint-Esprit, Dieu dans tous les siècles des siècles.

Ainsi soit-il

Vie du Saint du jour
Les fêtes des Apôtres qui s’échelonnent au cours de l’année étaient autrefois chômées.

Celle de saint Philippe et de saint Jacques à cette époque nous rappelle la translation de leurs reliques à Rome où l’église des Saints Apôtres leur fut dédiée et où elles reposent.


Saint Philippe était, comme saint Pierre et saint André, de Bethsaïde en Galilée et mourut à Hiérapolis en Phrygie, crucifié comme eux.

C’est à lui que Jésus S’adresse au moment de la multiplication des pains, et c’est par son intermédiaire que passent les Gentils qui veulent s’adresser au Sauveur. C’est à lui encore que nous devons cette parole que le Maître dit dans le discours de la Cène : « Philippe, qui Me voit, voit Mon Père ».

Aller au Christ c’est aller à Dieu, car les œuvres du Messie ont prouvé Sa Divinité. C’est en vertu de Sa nature divine qu’Il est ressuscité et les deux Apôtres, dont la fête coïncide avec les fêtes de Pâques, viennent par leur martyre confirmer cette vérité dont ils ont été témoins.


Saint Jacques, appelé le Mineur, était de Cana en Galilée. Cousin de Notre-Seigneur, il avait pour frère l’Apôtre Jude et fut nommé par saint Pierre Évêque de Jérusalem.

C’est de lui que parle saint Paul quand il dit : « Je ne vis aucun Apôtre, si ce n’est Jacques, le frère du Seigneur ».

Sommé par le Grand-Prêtre de renier Jésus, il fut précipité du haut de la terrasse du Temple et eut la tête brisée d’un coup de massue.

Leurs noms sont inscrits au Canon de la Messe.


À l’exemple des Saints Apôtres Philippe et Jacques, confessons par une vie généreuse la Divinité du Christ ressuscité.


 voir la grande vie du Saint


Résolution pratique du jour
Priez pour vos ennemis, et rendez-leur généreusement le bien pour le mal.

Méditation du jour
Puissance de la prière  suite

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