S. Pierre Canisius
27 avril

Le 20 novembre 1864, Rome, la Ville éternelle, était en fête. Au bruit du canon du château Saint-Ange, en présence de tout le corps diplomatique, des Cardinaux et des Prélats de la Cour romaine, de l’État-major de l’armée française d’occupation et d’une foule immense de peuple accourue à la Basilique Vaticane, Pie IX ordonnait qu’aux yeux de la ville et du monde le titre et les honneurs de Bienheureux fussent décernés au Vénérable Pierre Canisius, prêtre de la Compagnie de Jésus.

Il est canonisé et proclamé Docteur de l’Église par Pie XI en 1925.

On représente saint Pierre Canisius ayant près de lui un chien qui aboie contre l’hérésie (son nom hollandais, De Hond, signifie chien ; aussi les Luthériens, fort mécontents de ses œuvres, l’appelaient le chien de Nimègue).

Il est, avec saint Nicolas, le patron de Fribourg, en Suisse.


RÉSUMÉ :

Né à Nimègue (Hollande), le 8 mai 1521, mort à Fribourg (Suisse) le 21 décembre 1597, canonisé et proclamé Docteur de l’Église par Pie XI.

C’est à juste titre que ce Saint hollandais est surnommé l’apôtre de l’Allemagne, le marteau des hérétiques, le Jérôme et l’Augustin de son siècle, le défenseur de l’Église contre les portes de l’enfer.

Par ses prédications éloquentes, par ses livres de controverse et de piété, par la fondation de plusieurs collèges, par les missions dont quatre Papes le chargèrent auprès des princes et des évêques allemands, il enraya les progrès du protestantisme et fit refleurir la vie Catholique.

Il assista en qualité de théologien au Concile de Trente, et soutint les intérêts de l’Église à la diète d’Augsbourg et au colloque de Worms.

Profondément humble, il refusa les évêchés de Vienne et de Cologne.

Nous lui devons le premier catéchisme, qui suffirait à lui mériter la reconnaissance des Catholiques.

Le bienheureux acheva ses jours au collège Saint-Michel à Fribourg, où les pèlerins visitent sa chambre et vénèrent son tombeau.

Reliquaire de saint Pierre Canisius.
Reliquaire de saint Pierre Canisius.

1372

Saint Pierre Kanijs, dont on a fait « Canisius », naquit le 8 mai 1521 à Nimègue, Léon X étant Pape et Charles Quint empereur romain germanique, de parents qui étaient fervents catholiques, et qui surent pénétrer l’âme de leurs enfants de leur foi et de leur piété. Aussi Louis Veuillot a pu dire que « le premier jouet de Pierre fut un livre, son premier mot une prière, et depuis il alla toujours étudiant et priant ».

Envoyé à Cologne pour y compléter ses études, il en sortit maître-ès-art (1540). Trois ans plus tard, le 8 mai 1543, il entrait dans la Compagnie de Jésus, et en juin 1546, il était élevé au sacerdoce.

Dès avant sa prêtrise, saint Pierre Canisius avait commencé à donner des cours publics d’Écriture Sainte et à se livrer à la prédication. Il n’avait que vingt-quatre ans, lorsque la confiance des habitants de Cologne l’envoya auprès de l’empereur Charles-Quint, pour obtenir qu’il les délivrât de leur archevêque infecté de protestantisme.

Après une courte apparition au Concile de Trente, il revint en Allemagne, y travailler à réparer les ruines amoncelées par l’hérésie. Il le fit par une prédication inlassable, par son enseignement théologique, et par la diffusion de ses écrits. Ce fut alors qu’il composa son chef-d’œuvre connu sous le nom de « Catéchisme de Canisius », qui lui a valu d’être élevé à la dignité de Docteur de l’Église.

Nommé Provincial de son Ordre, il exerça cette charge pendant quatorze ans durant lesquels il fonda en Allemagne neuf collèges qui contribuèrent beaucoup à répandre l’instruction chrétienne parmi la jeunesse. Il coopéra aussi très efficacement à la réforme du clergé par l’érection de séminaires ecclésiastiques.

Ces divers travaux n’empêchaient point le Père Canisius d’entretenir de fréquents rapports avec les princes catholiques allemands, et de soutenir leur courage dans leurs luttes avec les protestants. Son influence le fit choisir, en 1557, pour défendre les dogmes catholiques à la diète de Worms, contre les principaux coryphées du protestantisme. Il réussit à les opposer les uns aux autres, au point qu’ils ne purent arriver à s’entendre entre eux.

Ayant été déchargé de toute supériorité, le Père Canisius se retira à Dillingen et y travailla à la réfutation des erreurs des « Centuries de Magdebourg ». Il alla ensuite fonder le collège de Fribourg (1580), qu’il ne devait plus quitter. La vénération des Fribourgeois pour lui était telle, qu’ayant eu vent d’une décision qui devait le leur ravir, ils écrivirent au Provincial : « Les sanctuaires de Fribourg ne possèdent aucun corps de Saint ; nous voulons donc retenir chez nous ce Saint vivant, et ne pas permettre qu’il ait ailleurs son tombeau ».

Leur vœu fut exaucé : le Père Canisius mourut à Fribourg le 21 décembre 1597, Clément VIII étant Pape et Rodolphe II empereur. Il avait soixante-seize ans.


Mardi 20 janvier 2026
S. Fabien, pape et S. Sébastien,

martyrs
3e classe

Temps après l’Épiphanie



Oraison - collecte
Dieu tout-puissant, regardez notre infirmité, et parce que nous sommes accablés sous le poids de notre action propre, faites que nous soyons protégés par la glorieuse intercession de Vos saints Martyrs Fabien et Sébastien. Par Jésus-Christ Votre Fils, Notre Seigneur, qui vit et règne avec Vous dans l’unité du Saint-Esprit, Dieu dans tous les siècles des siècles.
Ainsi soit-il

Vie du Saint du jour
Les deux grands martyrs romains, saint Fabien et saint Sébastien, manifestèrent par leur courage, le premier en l’an 250 sous la persécution de Dèce, le second en 284 sous celle de Dioclétien, la puissance divine du Christ « qui opéra en eux des prodiges ». Les anciens Martyrologes unissent leurs noms.


L’apparition du Saint-Esprit, sous la forme d’une colombe, avait attesté la divinité de Jésus au jour de Son Baptême. Ce fut une colombe aussi, qui planant au-dessus de saint Fabien, le désigna au choix de l’Église, comme vicaire de Jésus-Christ.


Saint Sébastien, officier de la maison impériale, et chef d’une cohorte, soutenait le courage de ses frères d’armes au milieu des tourments que leur attirait leur Foi. Dioclétien le fit percer de flèches. Saint Sébastien, échappé à la mort, reparut devant l’empereur et lui reprocha ses crimes. Il fut condamné à mourir sous les verges.

Comme les Martyrs dont nous parle l’Épître, ces deux Saints « furent trouvés parfaits dans le témoignage qu’ils rendirent de leur Foi en Jésus-Christ », car « c’est pour la cause du Fils de l’homme qu’ils furent persécutés ».

On signale de nombreuses guérisons opérées par saint Sébastien ou plutôt par la vertu du Christ qui était en lui.


Recourons dans notre faiblesse à la puissante protection de ces glorieux martyrs.


 voir la grande vie du Saint


Résolution pratique du jour
Faites naître et grandir en vous un zèle ardent pour la sanctification de votre prochain.

Méditation du jour
Nous pouvons compter sur Dieu  suite

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