S. Paul de la Croix
28 avril

RÉSUMÉ :

Saint Paul de la Croix naquit à Ovada (État de Gênes) en 1694.

Comme son nom l’indique, il eût toute sa vie un brûlant amour pour Jésus crucifié.

« Cloué à la Croix avec le Christ », il se consacra à prêcher partout, avec une charité singulière, le mystère de la Croix. Il institua comme ouvriers de cette grande œuvre dans l’Église les Passionnistes qui font le vœu de propager le souvenir béni de la Passion du Sauveur.

Consumé par l’amour qu’il puisait dans le Saint Sacrifice de la Messe, qui est « le mémorial perpétuel de la Charité sans bornes du Christ », il s’offrit à Dieu avec Jésus « comme une oblation d’agréable odeur » et mourut en 1775.

Saint Paul de la Croix, fondateur des « Passionnistes » qui font le vœu de propager le souvenir béni de la Passion de Jésus-Christ (« Jesu Christi -XPI- Passio »)
Saint Paul de la Croix, fondateur des « Passionnistes »
qui font le vœu de propager le souvenir béni de la Passion de Jésus-Christ (« Jesu Christi -XPI- Passio »)

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Le bienheureux Paul de la Croix naquit d’une famille noble de Montferrat, le 3 février, l’an 1694, Innocent XII étant pape, Léopold Ier empereur et Louis XIV roi de France. Son père se nommait Luc Danéi ; et sa mère Anne-Marie Mossan. Elle était très pieuse et éleva son fils dans la crainte et l’amour de Dieu.

L’enfant répondit à ces soins ; et dans ses jeunes années ce qui avait pour lui un charme tout particulier, c’était d’entendre raconter la vie des saints anachorètes. Paul perdit ses parents de bonne heure ; mais il n’oublia pas leurs exemples, il n’oublia pas les leçons de sa mère et s’efforça de plus en plus de les mettre en pratique. Il conçut, dès lors, une grande estime pour la mortification ; et il s’y livra avec ardeur, en y ajoutant l’exercice de la prière.

Paul avait lié amitié avec des jeunes gens vertueux. Ensemble ils parlaient de Dieu et s’entretenaient de piété. Le sujet sur lequel Paul aimait sans cesse à revenir, c’était la Passion du Sauveur. Ce mystère le touchait tellement que, pour l’honorer, il ne mangeait qu’un peu de pain le vendredi et ne buvait qu’une boisson composée de fiel et de vinaigre. Son premier confesseur, pour le fortifier de plus en plus dans la vertu, le traita d’abord rudement. Il fut ensuite confié aux soins d’une religieuse Capucine, qui lui fit faire de rapides progrès dans la vie intérieure.

Pour combattre les ennemis de la foi, Paul se fit soldat, afin d’aller guerroyer contre les Turcs. Mais il comprit bientôt que le bon Dieu voulait de lui autre chose. Il revint dans son pays ; et obéissant à une inspiration qui le poussait à fonder une Congrégation établie sur l’entier détachement des choses de la terre, il s’en ouvrit à l’évêque d’Alexandrie en Italie. L’évêque approuva son dessein et le revêtit d’une tunique noire. C’était le 22 novembre 1720. Paul avait vingt-six ans et ajouta à son nom celui de la Croix.

Paul de la Croix se retira avec son frère, qui fut son fidèle compagnon jusqu’à la mort dans une cellule où il s’occupa d’écrire la règle de son Institut. Il eut bien des répugnances à vaincre et beaucoup de combats à soutenir. Mais il en vint heureusement à bout, avec l’aide de Dieu. Retiré dès lors dans un ermitage près d’une église de campagne, il se mit à parcourir le pays pour travailler au salut du peuple et le porter à la pénitence.

Puis il partit pour Rome, afin d’obtenir l’approbation du Saint-Siège ; mais il ne put obtenir d’audience d’Innocent XIII. Il rentra dans son ermitage et s’y livra aux plus austères pratiques de la pénitence. 1725 ramenait l’année sainte. Paul de la Croix retourna à Rome, vit Innocent XIII, qui approuva de vive voix son dessein et lui permit d’accepter des novices. Deux ans après, le même Pape l’ordonnait prêtre, ainsi que son frère, et lui témoignait un intérêt tout particulier. Ils se hâtèrent alors de regagner leur ermitage sur le Mont Argentaro, où ils jetèrent les fondements de la Congrégation connue aujourd’hui sous le nom de Société des Pères Passionnistes. Un clerc et deux laïcs furent leurs premiers compagnons, et les deux frères commencèrent à donner des missions.

Paul produisit des fruits merveilleux. Son air et ses discours convertissaient les cœurs. Les habitants d’Orbitello conçurent de lui une telle estime, qu’ils lui firent bâtir une maison dont il prit possession le 14 septembre 1737, avec neuf compagnons. Peu de temps après, Benoît XIV confirmait son Institut.

Paul alors s’occupa de perfectionner le régime de sa communauté. Il établit un noviciat, fit nommer régulièrement le supérieur général. Toutes les voix se portèrent sur lui. Il essaya d’échapper à cette charge ; mais il fut contraint de l’accepter et ne songea plus qu’à sanctifier ceux qui lui étaient soumis.

Le pouvoir que lui donnait sa sainteté était tel, que sa parole était écoutée des brigands et les convertissait. Les hommes appartenant aux classes les plus élevées ne savaient pas davantage se soustraire à l’ascendant de sa parole, et revenaient à Dieu après l’avoir entendu.

Le Bienheureux désirait ardemment voir la foi se propager dans tout le monde. Quand il rencontrait des missionnaires, il aimait à s’entretenir avec eux et il écoutait leurs récits avec un profond recueillement. Il priait sans cesse pour la conversion des peuples, mais surtout pour la conversion de l’Angleterre.

Dans les pays où le bienheureux Paul avait opéré de nombreuses conversions, les habitants désireux de conserver les fruits de ses missions établirent des maisons de son Institut. Il en vit s’élever douze en peu de temps ; et ce ne fut pas sans beaucoup de peines et de difficultés qu’elles se fondèrent d’une manière solide. Sa prudence, sa patience et sa douceur arrivèrent à tout aplanir. Pour que la ferveur se maintînt toujours dans ces établissements, il avait soin de les visiter fréquemment.

Ce fut à Rome, où il vint se fixer dans sa vieillesse, qu’il donna sa dernière mission en 1769. Il paraissait être arrivé à la fin de sa carrière. Quand, sur la parole que lui fit dire Clément XIV qu’il ne voulut pas qu’il mourût encore, il revint subitement à la santé.

Quelque temps après, ce même pontife accorda à Paul l’église de Saint-Jean-Saint-Paul avec la maison qui y est jointe. Ce fut là que mourut le serviteur de Dieu, après avoir reçu les Sacrements avec une grande ferveur, le 18 octobre. C’était l’an 1775, Pie VI étant pape, Joseph II empereur et Louis XVI roi de France.

Il fut déclaré Vénérable par Pie VI ; et Pie IX donna le décret de sa béatification le 1er mai 1853. Il a été canonisé le 29 juin 1867.


Mardi 17 octobre 2017
Ste Marguerite-Marie Alacoque,

vierge
3e classe

Temps après la Pentecôte



Oraison - collecte
Seigneur Jésus-Christ, qui avez d’une manière admirable révélé à la bienheureuse Vierge Marguerite-Marie les insondables richesses de Votre Cœur, faites que par ses mérites et son imitation, nous méritions, Vous aimant en tout et par-dessus toute chose, d’avoir une demeure permanente dans ce divin Cœur. Vous qui vivez et régnez avec Dieu le Père dans l’unité du Saint-Esprit, Dieu dans tous les siècles des siècles.
Ainsi soit-il

Vie du Saint du jour
Sainte Marguerite-Marie Alacoque naquit à Vérosvres (diocèse d’Autun) en 1647. Très jeune, elle se consacra à Jésus-Christ par le vœu de virginité perpétuelle. À vingt-trois ans, elle entra chez les Visitandines de Paray-le-Monial.


Le Sacré-Cœur Se révéla à elle dans trois grandes révélations, sans que la communauté s’en doutât. Sainte Marguerite-Marie employa ses dernières années à répandre cette admirable dévotion au divin Cœur et mourut le 17 octobre 1690, à l’âge de quarante-trois ans.

Son corps virginal fut enseveli sous une dalle du chœur près de cette grille où elle était à genoux quand le divin Maître lui apparut.


Pie IX la béatifia en 1864 et Benoît XV l’a canonisée en la fête de l’Ascension, le 13 mai 1920 et Pie XI a étendu son Office à l’Église universelle le 26 juin 1929.

Pour rester dans l’esprit liturgique — qui est l’esprit de l’Église — et consacrer, comme elle nous y engage par des indulgences, le premier Vendredi du mois au Sacré-Cœur, adaptons cette dévotion au Cycle. Ce sera lui donner une grande variété, tant dans son objet matériel (le Cœur de Jésus naissant à Noël, mourant le Vendredi-Saint, ressuscitant à Pâques), que dans son objet formel (l’amour de Jésus dans Ses mystères joyeux, douloureux et glorieux).


 voir la grande vie du Saint


Résolution pratique du jour
Efforcez-vous d’acquérir une profonde dévotion au Sacré-Cœur de Jésus.


Méditation du jour
Le Sacré-Cœur et Sa fervente disciple  suite

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