S. Patern l’Ancien
15 avril

On lit au Martyrologe de France de ce jour :


À Vannes, en Bretagne, le décès de saint Patern, évêque, que l’on invoque particulièrement contre la stérilité des champs. Fin du Ve siècle. Sa fête est le 16 avril à Vannes.

Saint Patern l
Saint Patern l'Ancien, premier évêque de Vannes.

1359

La vie d’un fondateur d’Église est toujours intéressante pour les fidèles d’un diocèse. Malheureusement l’histoire ne nous a presque rien transmis sur le compte de saint Patern.

Trois choses seulement sont incontestables : 1° saint Patern est le premier Évêque de Vannes : c’est la tradition constante et unanime de son Église ; 2° il a participé au concile de 465 tenu dans sa ville épiscopale : sa signature au bas des actes l’atteste suffisamment ; 3° il est mort éloigné de son siège, et ses reliques, apportées à Vannes, ont été, à l’époque des invasions normandes, transportées à Issoudun : tous les auteurs en conviennent.

Le reste de sa biographie a été tellement brouillé et découpé pour vêtir des Patern, apocryphes ou étrangers, qu’il est quelquefois difficile de s’y reconnaître.

Des divers Propres de Vannes, celui de 1660 est le plus exact, et c’est celui qui doit servir principalement de guide. Saint Patern naquit dans l’Armorique d’une famille noble ; son nom latin prouve à lui seul qu’il appartenait à une famille gallo-romaine et non à une famille bretonne ; d’ailleurs à l’époque de sa naissance (vers 420, saint Boniface Ier étant pape, Honorius empereur romain d’Occident et Théodose II empereur d’Orient), les Bretons insulaires n’avaient pas encore cherché un refuge en Armorique.

Il embrassa la vie religieuse, et suivit, ce semble, quelques moines qui abandonnaient l’Armorique pour aller s’établir dans la (Grande-) Bretagne. Il contribua à y élever un monastère, et, quoique le plus jeune de la bande, il fut élu abbé par ses compagnons. De là il se rendit en Hybernie (Hibernia nom donné par les Romains à l’Irlande qui deviendra l’Île des Saints), et, après avoir rétabli la concorde entre deux rois de l’île depuis longtemps divisés par une haine invétérée, il revint visiter les frères qu’il avait laissés dans la (Grande-) Bretagne, et repassa ensuite en Armorique.

À cette époque (465), Conan-Méréadoc fondait l’Église de Vannes. Établi gouverneur de l’Armorique par le tyran Maxime, empereur d’Occident, et confirmé dans cette fonction par l’empereur Théodose, il administra les Bretons en cette qualité, jusqu’à ce que ceux-ci, abandonnés par les Romains, l’élurent pour être leur roi. Ce religieux prince, zélé pour les intérêts de Jésus-Christ, érigea deux évêchés dans l’Armorique, celui de Dol et celui de Vannes. Il donna à Dol pour premier Évêque saint Sénior, à Vannes, saint Patern, demandé par les vœux de toute la cité et de toute la religion.

Élevé au ministère épiscopal, saint Patern l’ancien, non seulement ne retrancha rien à ses austérités accoutumées, mais s’appliqua plus encore qu’auparavant à l’oraison, au jeûne, aux veilles et à l’étude.

Aux vertus dont il brillait déjà, il ajouta une charité inépuisable à nourrir les pauvres et à héberger les pèlerins. Il propagea la piété chrétienne d’une manière étonnante par l’expulsion des démons, la guérison des maladies, et par d’autres miracles.

Pour se retremper dans la vie intérieure, il bâtit, auprès de Vannes, un petit ermitage et y plaça des moines. Mais ceux-ci, éblouis par l’éclat de ses vertus, et trop lents à le suivre dans la voie de la perfection, commencèrent bientôt à lui susciter des embarras. Le saint Évêque eut aussi quelques désagréments de la part des fidèles. Ces circonstances et d’autres peut-être, le décidèrent à se démettre en synode provincial, et à se retirer dans l’intérieur de la Gaule.

Il y vécut encore quelques années, et mourut saintement vers la fin du siècle, le 16 avril, jour où l’on a toujours célébré sa mémoire : il était plus que nonagénaire.

Depuis que le corps de saint Patern est devenu la proie des révolutionnaires à Issoudun, les fragments de reliques conservés à Vannes ont acquis une nouvelle valeur. Ces précieux restes font depuis longtemps l’ornement et la richesse de l’église de Saint-Patern.

Voici ce que nous lisons dans un procès-verbal de visite faite à Saint-Patern, le 31 mai 1791, par des officiers municipaux de la ville : « Le sieur Croizier (recteur) nous a fait voir, dans un petit cabinet du presbytère, le chef de saint Patern, en argent, contenant une relique du Saint… Il nous a déclaré que ledit chef et la relique avaient été confiés à sa garde ainsi qu’à celle de ses prédécesseurs ». Ce qui prouve que la possession de cette relique est bien antérieure à la révolution française.


Jeudi 23 janvier 2020
S. Raymond de Pegnafort,

confesseur
3e classe

Temps après l’Épiphanie

Mémoire de Ste Émérentienne,

vierge et martyre


Mariage de la Sainte Vierge


S. Parménas,

l’un des sept premiers diacres


S. Ildefonse,

évêque et confesseur


voir Le Martyrologe #90-4




Oraison - collecte
Ô Dieu, qui avez choisi le bienheureux Raymond pour en faire un ministre admirable du sacrement de pénitence, et qui lui avez fait traverser les eaux de la mer d’une façon merveilleuse, accordez-nous cette grâce, que, par son intercession, nous puissions porter de dignes fruits de pénitence et parvenir au port du salut éternel. Par Jésus-Christ Votre Fils, Notre Seigneur, qui vit et règne avec Vous dans l’unité du Saint-Esprit, Dieu dans tous les siècles des siècles. Ainsi soit-il.


Mémoire de sainte Émérentienne, vierge et martyre :


Que la bienheureuse Émérentienne, Vierge et Martyre, nous Vous en prions, Seigneur, implore pour nous Votre miséricorde, elle qui Vous a toujours été agréable, et par le mérite de sa chasteté, et par la profession qu’elle a faite d’une force d’âme dont Vous êtes la source. Par Jésus-Christ Votre Fils, Notre Seigneur, qui vit et règne avec Vous dans l’unité du Saint-Esprit, Dieu dans tous les siècles des siècles.

Ainsi soit-il

Vie du Saint du jour
Saint Raymond naquit en 1175 de la noble famille de Pegnafort, en Espagne. C’est par sa doctrine et ses miracles que le Christ Se montra le Fils de Dieu. C’est par la science et les miracles de saint Raymond que l’Église nous montrera aujourd’hui comment, grâce à ses Saints, elle participe aussi à la divinité du Verbe.


Ayant tout abandonné pour entrer dans l’ordre de saint Dominique, dont il est une des gloires, saint Raymond « médita la loi de Dieu » et écrivit la Somme des cas de conscience, précis de morale chrétienne très estimé. Aussi l’Église lui donne-t-elle le titre « d’insigne ministre du sacrement de pénitence ».


L’oraison Collecte fait allusion au miracle par lequel, ayant étendu son manteau sur les eaux, saint Raymond traversa en six heures les 53 lieues de mer qui séparent l’île Majorque de Barcelone. Il engagea saint Pierre Nolasque (fête dans cinq jours) à sacrifier sa fortune à l’œuvre du rachat des Chrétiens captifs dans les états barbaresques, et obtint à cette fin l’institution de l’Ordre de la Merci.


Saint Raymond, ne voulant pas être surpris par l’arrivée inopinée du Seigneur, employa très spécialement les 35 dernières années de sa vie à se préparer à la mort. Il rendit saintement son âme à Dieu, à l’âge de 99 ans, en l’an 1275.


Par l’intercession de saint Raymond, qui fut un insigne ministre du sacrement de pénitence et traversa miraculeusement la mer, obtenons de faire de dignes fruits de pénitence et d’arriver au port du salut éternel.


 voir la grande vie du Saint


Résolution pratique du jour
Ayez une grande Foi ; la Foi accomplit des merveilles.

Méditation du jour
Pensons à l’Éternité  suite

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