S. Lambert, évêque de Vence
26 mai
Almanach des Saints de Provence pour l’année 1902,
contenant le Calendrier romain et le Calendrier provençal. Imprimerie marseillaise, Marseille - 1902.

Cette vie fort belle de saint Lambert fait partie de nos trouvailles bibliographiques provençales.

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Saint Lambert naquit à Beauduen, village alors du diocèse de Riez, aujourd’hui de celui de Fréjus, dans le canton d’Aups, au département du Var. Sa famille était noble et portait, dit-on, le nom de Pelloquin, nom maintenant encore répandu dans le pays. Sa naissance coûta la vie à sa mère.

Il passa sa petite enfance dans la maison paternelle ; puis, très jeune encore, il fut consacré à Dieu et envoyé à Lérins pour y étudier les lettres et se soumettre à la vie monastique. Il s’appliqua à la culture de son esprit, mais surtout il eut soin de son âme, et s’adonna à la pratique de la vertu. Sa piété, sa modestie, son affabilité le rendirent agréable à Dieu et aux hommes.

Il se considérait comme coupable de la mort de sa mère, et il pleurait ce malheur comme un crime ; il multipliait, pour l’effacer, ses austérités, ses jeûnes et ses veilles. Il domptait son corps par la pénitence ; sa prière était incessante. Pendant les trente dernières années de sa vie, il ne prit jamais son repas avant d’avoir lu, debout, tout le psautier.

La réputation de sa sainteté s’étendit hors du monastère, tellement qu’en 1114 l’Église de Vence ayant perdu son évêque, choisit Lambert pour le remplacer. Pendant quarante ans, il siégea dans ce diocèse, instruisant les fidèles par ses paroles et plus encore par ses exemples.

Telle était la confiance que tous avaient en son pouvoir auprès de Dieu, que les malades venaient à lui, demandant ses prières, et le sollicitant de les bénir, assurés d’obtenir par son intercession le renouvellement de leurs forces.

Dieu, en effet, se plaisait à glorifier Son serviteur par des prodiges. Un Vendredi Saint, comme on portait à boire aux clercs, il demanda de l’eau. On lui en présenta ; et il fit dessus le signe de la Croix, comme c’était son habitude. Aussitôt elle fut changée en vin. L’ayant goûté et ayant reconnu que c’était du vin, il fit des reproches au domestique qui l’avait servi, et lui commanda à nouveau de lui apporter de l’eau. Mais pour la seconde fois, sa bénédiction la changea en vin. Il ne voulait pas croire qu’on lui eût vraiment servi de l’eau, et pour éviter toute supercherie, il en fit puiser dans un vase, où, en sa présence, on remplit son verre. Mais au signe de la Sainte Trinité, cette eau fut encore transformée en vin. Alors, reconnaissant que c’était un effet de l’action divine, il en but rendant gloire à Dieu, et il en fit boire à ses clercs ; plusieurs, dit son historien, vivent encore et témoignent du miracle.

Pendant sa dernière maladie, il ne cessait de prier. Des villes et des châteaux voisins un grand concours se fit auprès de lui, car tous l’aimaient et voulaient le voir encore une fois, se recommander à lui, et profiter de son crédit auprès de Dieu. Une femme, qui demeurait loin de Vence, et qui était aveugle depuis cinq ans, rêva qu’elle était en présence du Saint, qu’il lui imposait les mains et lui rendait la vue. Réveillée, elle se hâta de recourir au médecin que le Ciel lui avait montré. Elle le pria de la bénir, et saisissant sa main elle la baisa ; à l’instant elle fut guérie.

Comme il approchait de la mort, il entendit du bruit dans l’église. Il en demanda la cause, et on lui répondit que c’étaient les préposés aux funérailles, qui taillaient la pierre et préparaient son tombeau. Il voulut alors qu’on le conduisît pour le voir, et il le bénit lui-même du signe de la Croix. Ensuite il retourna se coucher et se reposa un moment ; puis, en présence de Pierre, évêque d’Antibes, et de Arnaud, évêque de Nice, de son clergé et de son peuple, il fit la disposition de ce qui lui appartenait.

Quelqu’un lui demandant comment il se sentait, il répondit : « Je vais bien, et je crois voir bientôt les biens du Seigneur, dans la terre des vivants ». Ce furent ses dernières paroles ; il mourut, et fut enterré dans sa cathédrale par les deux évêques. Sa mort eut lieu le 26 mai 1154, Anasthase IV étant pape, Frédéric Ier Barberousse empereur et Louis VII roi de France.

Son historien relate les miracles accomplis à son tombeau ; il raconte, entre autres merveilles, qu’au jour anniversaire de son enterrement, il coula de sa tombe une eau abondante, qui fut recueillie, et qui fut un remède efficace contre toute sorte de maux.

La Vie de saint Lambert a été écrite par un de ses contemporains, qui avait vu par lui-même tout ce qu’il raconte, ou l’avait appris de la bouche des témoins.

L’original existait dans les archives de la cathédrale de Vence ; Barral l’a édité, dans la Chronologie de Lérins, T. I, p. 180.


Samedi 28 janvier 2023
S. Pierre Nolasque,

confesseur
3e classe

Temps après l’Épiphanie

Mémoire de Ste Agnès pour la seconde fois,

vierge et martyre


Bx Charlemagne,

empereur

814 - 2014 :

1 200 ans après son rappel à Dieu


voir Le Martyrologe #90-4




Oraison - collecte
Ô Dieu, qui, pour donner un exemple de Votre Charité, avez inspiré à saint Pierre de rendre Votre Église mère d’une nouvelle famille pour la rédemption des fidèles captifs, accordez-nous, par son intercession, d’être délivrés de la servitude du péché, et de jouir de la liberté sans fin dans la céleste Patrie. Vous qui vivez et régnez avec Dieu le Père dans l’unité du Saint-Esprit, Dieu dans tous les siècles des siècles. Ainsi soit-il.


Mémoire de Ste Agnès, vierge et martyre :


Ô Dieu, qui nous réjouissez par cette solennité annuelle de la bienheureuse Agnès, Votre Vierge et Martyre, donnez-nous, nous Vous en supplions, de suivre, par l’exemple d’une sainte vie, celle que nous vénérons de nos hommages. Par Jésus-Christ Votre Fils, Notre Seigneur, qui vit et règne avec Vous dans l’unité du Saint-Esprit, Dieu dans tous les siècles des siècles.

Ainsi soit-il

Vie du Saint du jour
Jésus a manifesté Sa divinité en guérissant les âmes et les corps. Saint Pierre Nolasque, mû par cet exemple de charité divine et par une inspiration céleste dont saint Raymond de Pegnafort (fêté il y a cinq jours) fut l’instrument, employa tout l’argent qu’il possédait à délivrer les Chrétiens de la captivité des musulmans où languissaient leurs corps, et où leurs âmes couraient de grands dangers.


L’Ordre de Notre-Dame de la Merci, fondé à cet effet, montre comment la royauté de Jésus s’étend dans le monde naturel et dans le monde surnaturel.

Par vœu spécial, les religieux s’y engageaient à se constituer eux-mêmes prisonniers des païens, si cela était nécessaire, pour la délivrance de leurs frères dans le Christ.

Saint Pierre Nolasque mourut en 1256, et fut enterré avec sa cuirasse et son épée.


Fête de sainte Agnès pour la seconde fois :


Le 28 janvier est la date de naissance de sainte Agnès. Une tradition dit que huit jours après le martyre de sainte Agnès, ses parents vinrent prier sur son sépulcre.

La Sainte leur apparut alors environnée « d’un groupe de Vierges », resplendissantes de lumière.

« À sa droite, se tenait un agneau plus blanc que la neige : c’était le Christ qui consacrait son union avec celle qui devenait Son épouse par la virginité et le martyre ».


Quelques années après, Constance, fille de l’Empereur Constantin, fut guérie en priant à ce tombeau. Elle reçut le Baptême peu après et fit bâtir en ce lieu une église sous le nom de la bienheureuse Agnès.


 voir la grande vie du Saint


Résolution pratique du jour
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Méditation du jour
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