S. Jean de Capistran
28 mars

RÉSUMÉ :

Saint Jean, né à Capistrano (Abruzzes) le 24 juin 1385, entra dans l’ordre de saint François à l’âge de trente-neuf ans.

Il fut choisi par Dieu pour délivrer l’Europe de l’islam qui menaçait d’envahir l’Europe au XVe siècle.

Mahomet II s’était emparé de Constantinople, capitale de l’empire d’Orient, et marchait sur Belgrade. Le Pape Callixte III décréta la croisade.

Saint Jean la prêcha en Pannonie et en d’autres provinces. Aidé du noble hongrois Jean Hunyade, il enrôla 70.000 Chrétiens. Ces soldats improvisés n’avaient pour combattre que des fourches et des fléaux.

Saint Jean, dont « le Seigneur était la force », « obtint par eux la victoire après un rude combat » et assura ainsi le triomphe de la Croix sur le Croissant. Le soir même, 120.000 Turcs gisaient sur le sol ou s’étaient enfuis, tandis que Mahomet II, lui-même blessé, renonçait à ses projets contre l’Europe chrétienne.

Saint Jean mourut en 1456. Recourons à sa protection et à la pénitence pour repousser les attaques de l’esprit malin.

D’après le tableau de Bartolommeo Vivarini (XVe siècle)
Franciscain, saint Jean de Capistran est Légat du Pape pour la prédication de la croisade contre les musulmans envahissant l
Franciscain, saint Jean de Capistran est Légat du Pape pour la prédication de la croisade contre les musulmans
envahissant l'Europe après la chute de Constantinople en 1453.

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Saint Jean de Capistran, né l’an 1385, dans le royaume de Naples, Urbain VI étant pape, Jean V Paléologue empereur de Byzance, Venceslas empereur du Saint Empire romain-germanique et Charles VI le Fol roi de France, était, dans sa jeunesse, un brillant jurisconsulte, un magistrat renommé pour son intégrité, un gouverneur plein de fermeté et de sagesse.

Fait prisonnier dans une guerre malheureuse, il fut jeté au fond d’un cachot. C’est là que saint François lui apparut et lui ordonna d’entrer dans l’Ordre des Frères Mineurs. Saint Jean acheta sa liberté, donna le reste de ses biens aux pauvres et s’ensevelit dans un couvent, après avoir donné, à la ville de Pérouse, dont il avait été gouverneur, l’exemple d’un parfait mépris du monde, en parcourant les rues de cette ville monté à rebours sur un âne, et la tête coiffée d’un bonnet de carton, où étaient écrits les principaux péchés de sa vie.

Au couvent, afin de l’humilier, on lui donna pour maître de noviciat un simple frère convers, sous la direction duquel saint Jean se mit avec la simplicité d’un enfant. Il en fut traité avec une dureté extraordinaire : « Je rends grâces au Seigneur, disait plus tard le Saint, de m’avoir donné un tel guide ; s’il n’eût usé envers moi de pareilles rigueurs, jamais je n’aurais pu acquérir l’humilité et la patience ». Peu de religieux sont arrivés à un si haut degré de mortification et d’union à Dieu.

Timbre-poste émis par la Cité du Vatican en 1956

deuxième d’une série de deux valeurs au modèle identique

à l’occasion du 5e centenaire de la naissance au Ciel de saint Jean de Capistran

Saint Jean de Capistran (1385 - 1456), « Apôtre de l
Saint Jean de Capistran (1385 - 1456), « Apôtre de l'Europe »,
le sauveur de Belgrade assiégée par les musulmans.

1895

Pendant trente-six ans, il évangélisa le centre de l’Europe, laissant après lui des fruits prodigieux de son apostolat ; on l’écoutait comme un Ange venu du Ciel, sa parole soulevait les masses, ses miracles étonnèrent l’Europe entière ; on vit parfois à ses sermons vingt mille, quarante mille et jusqu’à cent mille auditeurs.

Les Papes eurent recours à son intermédiaire dans des affaires considérables, par exemple pour détacher le duc de Bourgogne des Pères du concile de Bâle devenu schismatique ; pour travailler à la réunion des grecs à l’Église romaine, et délivrer quelques cantons italiens des restes d’une secte dangereuse, les Fraticelli.

Après la prise de Constantinople par les Turcs (1453), saint Jean, embrasé d’un nouveau zèle, se mit en route en qualité de Légat du Saint-Siège et appela les princes d’Allemagne et de Hongrie à la croisade contre les barbares dont les armes victorieuses menaçaient la Chrétienté. Il fut le soutien des armées chrétiennes dans la guerre contre les Turcs.

Mahomet II étant venu avec 160.000 musulmans assiéger Belgrade, les plus vaillants chefs se voient vaincus et se découragent ; le roi Ladislas, chef des croisés, s’enfuit à Vienne ; mais saint Jean arriva au secours de la ville avec Hunyade qui commandait 40.000 hommes. Il promet une victoire décisive et s’élance, avec quatre mille braves, au fort de la mêlée, tenant en main l’étendard de la croix et criant : « Victoire, Jésus, victoire ! ». Sans s’arrêter au nombre quadruple des ennemis, les Chrétiens, excités par le vaillant franciscain qui parcourait leurs rangs l’étendard de la croix à la main, se précipitèrent sur les infidèles avec tant d’impétuosité qu’ils les mirent en déroute (6 août 1456). Belgrade fut sauvée, et les Turcs furent taillés en pièces.

Le succès enflait si peu le cœur de notre Saint, qu’étant nonce du Pape et vénéré de l’Europe, on le vit balayer les cellules de son monastère et laver la vaisselle. Il mourut l’an 1456, Calixte III étant pape, Frédéric III empereur du Saint Empire romain-germanique et Charles VII le Victorieux roi de France.


Dimanche 2 août 2026
10e dimanche après la Pentecôte
2e classe
Temps après la Pentecôte

S. Alphonse-Marie de Liguori,

évêque, confesseur et docteur



Oraison - collecte
Ô Dieu, qui montrez particulièrement Votre toute-puissance en pardonnant et en compatissant, multipliez sur nous Votre miséricorde, afin qu’après avoir recherché les biens que Vous avez promis, nous soyons rendus participants de ces biens dans le Ciel. Par Jésus-Christ Votre Fils, Notre Seigneur, qui vit et règne avec Vous dans l’unité du Saint-Esprit, Dieu dans tous les siècles des siècles.
Ainsi soit-il

Vie du Saint du jour
En 1696, Dieu suscita saint Alphonse. Ce gentilhomme napolitain, déjà célèbre comme avocat, vient déposer son épée sur l’autel de Notre-Dame de la Merci, car il veut désormais être soldat de Jésus-Christ et se débarrasser des affaires du siècle, afin de ne plaire qu’à Celui à qui il s’est donné. « L’Esprit du Seigneur est sur lui qui le consacre et l’envoie pour prêcher l’Évangile aux pauvres ».


« Il a été envoyé d’En-haut, pour amener le peuple à la pénitence ». Il fonde dans ce dessein la Congrégation du Très Saint Rédempteur dont, à l’exemple du Sauveur, il envoie les membres dans les campagnes, les bourgs et les villages pour y annoncer le royaume de Dieu.


Il s’obligea par vœu à ne jamais perdre un moment et ne commit jamais, au cours de toute sa vie, aucune faute mortelle.


Il écrivit des ouvrages remplis d’érudition sacrée et de piété qui lui valurent le titre de Docteur de l’Église. Faisant ressortir toute l’importance de la prière dans le plan divin, il condense tout son traité sur la grâce dans cette phrase : « Celui qui prie se sauve, celui qui ne prie pas se damne. »


Saint Alphonse dut accepter d’être évêque de Sainte-Agathe des Goths, près de Naples.

Il mourut à l’âge de quatre-vingt-onze ans, en l’an 1787. Le Pape bénédictin Pie VII ordonna qu’on envoyât à Rome trois doigts de sa main droite : « Qu’ils viennent à Rome, disait-il, ces saints doigts qui ont si bien écrit pour la gloire de Dieu, de la Vierge Marie et de la Religion ».


Pie IX le déclara en 1871 Docteur de l’Église universelle.


 voir la grande vie du Saint


Résolution pratique du jour
Rien ne nous fera plaisir à l’heure de la mort comme la confiance immense que nous aurons eue en Jésus-Christ le long de notre vie.

Méditation du jour
Allons avec confiance au trône de la grâce  suite

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