S. Jean-Baptiste de Rossi
23 mai

  • On lit au Martyrologe romain de ce jour :

    À Rome, saint Jean-Baptiste de Rossi, prêtre et confesseur, remarquable par sa patience et sa charité dans l’évangélisation des pauvres.

1420

Saint Jean-Baptiste de Rossi naquit le 23 février 1698 à Voltaggio dans le diocèse de Gênes, Innocent XII étant Pape, Léopold Ier empereur et Louis XIV roi de France, puis vint à Rome à l’âge d’environ 13 ans et passa dans la ville sainte le reste de sa glorieuse existence.


Ordonné Prêtre en 1721 et nommé chanoine de la basilique de Sainte-Marie in Cosmédin, il ne cessa durant quarante ans de se livrer aux travaux du ministère apostolique afin de gagner le plus grand nombre possible d’âmes à Dieu.


Son zèle se proposa surtout le bien spirituel des pauvres et des ignorants, en un mot de la classe la plus délaissée. C’est pourquoi on le vit s’associer à toutes les œuvres pies dont le but était précisément de moraliser ces membres si dignes d’intérêts du corps mystique de l’Église ; il en fonda lui-même de nouvelles et partout et toujours il se distingua par une charité que rien ne pouvait refroidir, par une humanité sans égale et par une constance à toute épreuve.


C’est après avoir de la sorte arrosé de ses sueurs le champ de l’Église, ramené dans les voies du salut un nombre prodigieux de brebis égarées et répandu sur son passage la bonne odeur des vertus de Jésus-Christ que notre Bienheureux mourut de la mort des justes le 23 mai 1764, Clément XIII étant Pape, François Ier empereur et Louis XV roi de France, âgé de 66 ans et 3 mois.


Mercredi 21 janvier 2026
Ste Agnès,

vierge et martyre
3e classe

Temps après l’Épiphanie



Oraison - collecte
Dieu tout-puissant et éternel, qui choisissez ce qu’il y a de faible dans le monde, pour confondre les forts, accordez-nous par Votre miséricorde que, célébrant la solennité de la bienheureuse Agnès, Votre Vierge et Martyre, nous ressentions auprès de Vous les effets de sa protection. Par Jésus-Christ Votre Fils, Notre Seigneur, qui vit et règne avec Vous dans l’unité du Saint-Esprit, Dieu dans tous les siècles des siècles.
Ainsi soit-il

Vie du Saint du jour
La Messe d’aujourd’hui nous rappelle l’un des plus touchants et glorieux triomphes de Jésus sur le monde.

Sainte Agnès, enfant d’une des plus nobles familles de Rome, va au-devant de l’Époux et se consacre à Lui à l’âge de 10 ans. Jésus alors « fait par elle des prodiges admirables ».


Le fils du préfet de Rome la demande en mariage et elle répond : « Celui à qui je suis fiancée, c’est le Christ que servent les Anges ». L’on veut alors attenter par la violence à sa vertu, mais « Dieu délivre son corps de la perdition ». On la jette sur un bûcher ardent et elle n’est point brûlée par le feu ».

Condamnée à avoir la tête tranchée, elle encourage son bourreau qui hésite : « Frappez sans crainte car la fiancée fait injure à l’Époux si elle Le fait attendre ».


À l’âge de 13 ans (l’an 304), cette faible enfant confond les puissants de cette terre. On éleva sur son tombeau, à la voie Nomentane, la magnifique basilique qui existe encore, et son nom fut inscrit vers la fin du Ve siècle avec celui de cinq autres martyres, au Canon de la Messe.

À la basilique de Sainte-Agnès est annexé un monastère bénédictin. Les Bénédictines de Sainte-Cécile, au Transtévère, élèvent les agneaux bénis ce jour dont la laine sert à la confection des palliums. Chaque année, en effet, le 21 janvier, à Sainte-Agnès-hors-les-Murs, après la Messe pontificale célébrée par l’Abbé des Chanoines réguliers de Latran, on porte sur l’autel deux agneaux blancs ornés de fleurs et de rubans, couchés sur des corbeilles de soie à crépines d’or.


Le chœur chante l’antienne « Stans a dextris ejus agnus nive candidior, Christus Sibi sponsam consecravit et martyrem » ; puis le célébrant bénit les agneaux. Une députation du Chapitre de Latran les porte ensuite au Pape qui les bénit de nouveau et les envoie aux religieuses chargées de nourrir les agneaux et de confectionner les palliums.

Le 28 juin, le Pape, dans la basilique Saint-Pierre, bénit les palliums, qui sont ensuite placés dans un riche coffret ciselé de vermeil, don de Benoît XIV, et déposés dans la Confession sur la tombe de saint Pierre, pour être ultérieurement envoyés par le Pape aux archevêques et par privilège à certains évêques.


 voir la grande vie du Saint


Résolution pratique du jour
Ayez un soin jaloux de conserver dans la pureté votre âme non moins que votre corps.

Méditation du jour
Le bienfaisant devoir de la prière  suite

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