S. François Xavier
3 décembre

RÉSUMÉ :

Saint François Xavier (1506-1552), touché, après une longue résistance, par la parole que lui répétait constamment saint Ignace :

« Que sert à l’homme de gagner l’univers s’il vient à perdre son âme », devint l’un de ses plus zélés coopérateurs dans la Compagnie de Jésus qui venait de naître.

« Allez par tout le monde et prêchez la bonne nouvelle à toute créature » dit l’Évangile. « Leur voix est allée par toute la terre et leur parole aux extrémités du monde », ajoute l’Épître.

Ce fut le programme de toute la vie de saint François Xavier, « dont la prédication et les miracles firent entrer dans l’Église les peuples des Indes ». Il y évangélisa, ainsi qu’au Japon, plus de 50 royaumes et convertit un nombre incalculable de païens.

Participons au zèle apostolique de ce Saint, qui lui a valu le glorieux titre de Patron de la Propagation de la Foi, et à cette œuvre, en priant pour la conversion des païens.

Saint François Xavier et son plus difficile triomphe : la conquête du Japon.
Saint François Xavier et son plus difficile triomphe : la conquête du Japon.

1056

Saint François Xavier naquit dans la Navarre, l’an 1506, Jules II étant pape, Maximilien Ier empereur du saint Empire germanique et Louis XII roi de France. Après de brillantes études au collège Sainte-Barbe, à Paris, il enseigna la philosophie avec un succès qui, en lui attirant les applaudissements, développa l’orgueil dans son cœur.

Saint Ignace de Loyola, converti, étant venu à Paris pour perfectionner ses études, et cherchant à recruter des compagnons d’élite pour jeter les bases de la Compagnie de Jésus, s’éprit d’amitié et d’admiration pour ce jeune homme, en lequel il n’eut pas de peine à reconnaître une âme capable de grandes choses : « Que sert à l’homme de gagner l’univers, s’il perd son âme ? » disait-il souvent à saint François Xavier, après avoir gagné sa confiance. Ce langage tout d’abord ne toucha pas le cœur du jeune ambitieux ; mais un jour enfin, la grâce acheva son œuvre, et saint François Xavier fut terrassé comme saint Ignace.

Le 15 août 1534, sept jeunes gens, parmi lesquels étaient saint Ignace et saint François Xavier, prononçaient leurs vœux dans une chapelle souterraine de l’église de Montmartre. La Compagnie de Jésus était fondée.

Quelques années plus tard saint François Xavier, devenu prêtre, sanctifié par les jeûnes et l’oraison, était prêt pour sa mission providentielle. Il avait souvent été averti, par des songes mystérieux, qu’il devait être l’apôtre d’innombrables idolâtres. Quelle fut sa joie quand saint Ignace le désigna pour la mission des Indes ! Il commença par un sacrifice héroïque, en passant près du château paternel sans s’y arrêter pour voir sa famille bien-aimée. Son séjour sur le vaisseau fut un véritable apostolat auprès des matelots.

En arrivant à Goa, capitale des Indes, il salua avec des larmes de joie cette terre promise après laquelle il soupirait depuis si longtemps. Saint François Xavier commença par la conversion de Goa, où les Portugais avaient déshonoré le Christianisme par tous les vices.

1057

Une mission finie, une autre l’appelait ; l’ambition du salut des âmes était insatiable dans son cœur. Il rencontra des difficultés incroyables, l’ignorance des langues, l’absence de livres en langues indigènes, les persécutions, la défiance et la rivalité des ministres païens. Saint François Xavier, par son énergie et le secours de Dieu, triompha de tout ; Dieu lui donna le don des langues, le pouvoir d’opérer des miracles sans nombre, parmi lesquels plusieurs résurrections de morts.

Troisième timbre-poste d’une série de quatre (même type)
émis par les postes portugaises en 1952 pour le 4e centenaire de la mort de saint François Xavier
IHS : concentré du nom grec IHSUS (lettres grecques iota, éta, sigma, upsilon et sigma) transcrit en latin par Jesus.Jeu sur ces lettres grecques prises pour du latin formant en anagramme : Jesus Hominum Salvator, Jésus Sauveur des Hommes.
IHS : concentré du nom grec IHSUS (lettres grecques iota, éta, sigma, upsilon et sigma) transcrit en latin par Jesus.
Jeu sur ces lettres grecques prises pour du latin formant en anagramme :
Jesus Hominum Salvator, Jésus Sauveur des Hommes.

1821

Il évangélisa, en onze années, cinquante-deux royaumes et baptisa une multitude incalculable d’infidèles. Son plus beau et son plus difficile triomphe fut la conquête du Japon. Il aspirait à convertir la Chine, pour rentrer en Europe par les pays du Nord, quand Dieu appela au repos, à l’âge de quarante-six ans, cet incomparable conquérant des âmes, qu’on a justement surnommé l’apôtre des Indes et du Japon.

C’était le 2 décembre 1552, Jules III étant pape, Charles-Quint empereur du saint Empire germanique et Henri II roi de France.

Timbre-poste du Canada émis en 2003
pour le cent-cinquantenaire de l’Université Saint-François-Xavier
« Quæcumque sunt vera » (Tout ce qui est vrai),devise de l
« Quæcumque sunt vera » (Tout ce qui est vrai),
devise de l'Université tirée de l'Épître de saint Paul aux Philippiens (IV, 8).

1822

L’Université saint François-Xavier se trouve au centre de la ville d’Antigonish en Nouvelle-Écosse au Canada.

1823

Depuis plus de cent cinquante ans, elle fonctionne en étroite collaboration avec le diocèse catholique d’Antigonish dont le saint patron est saint Ninian, évêque et confesseur, apôtre des Cumbriens (Angleterre), titulaire de l’église cathédrale.

VOIR : Saint Ninian, fête le 16 septembre.


  • Il existe aussi une Université royale et pontificale Saint François-Xavier à Chuquisaca en Bolivie.


Mercredi 24 juin 2026
NATIVITÉ DE S. JEAN-BAPTISTE

précurseur du Messie
1re classe

Temps après la Pentecôte



Oraison - collecte
Ô Dieu, qui nous avez rendu ce jour vénérable par la Nativité du bienheureux Jean, accordez à Votre peuple la grâce des joies spirituelles, et dirigez les âmes de tous les fidèles dans la voie du salut éternel. Par Jésus-Christ Votre Fils, Notre Seigneur, qui vit et règne avec Vous dans l’unité du Saint-Esprit, Dieu dans tous les siècles des siècles.
Ainsi soit-il

Vie du Saint du jour
« Prophète du Très-Haut », saint Jean est figuré par Isaïe et Jérémie ; mieux qu’eux encore, il fut consacré dès le sein de sa mère pour annoncer Jésus et préparer les âmes à Sa venue.

L’Évangile nous retrace les prodiges qui marquèrent sa naissance. Zacharie impose à son enfant le nom que saint Gabriel lui a apporté du Ciel et qui signifie : Le Seigneur a fait grâce. Il recouvre aussitôt la voix et, rempli de l’Esprit-Saint, il prédit les grandeurs de son fils : « Il ira devant la face du Seigneur pour donner au peuple la connaissance du salut ».


L’Ange Gabriel avait annoncé à Zacharie que « beaucoup se réjouiraient de la naissance de saint Jean-Baptiste ». Ce ne furent pas seulement, en effet, « les voisins et les parents d’Élisabeth », qui fêtèrent cet événement, mais chaque année, au jour de l’anniversaire, l’Église toute entière convie ses enfants à partager cette sainte joie. Elle sait que la nativité « de ce Prophète du Très-Haut » en cette Noël d’été est intimement liée à l’avènement du Messie.


À partir de la fête de la Nativité de saint Jean, les jours décroissent, car le soleil ayant atteint le point culminant de sa course annuelle, se remet à descendre. Au contraire, la fête de la Nativité du Sauveur, dont celle-ci est le prélude, marque l’époque où le soleil recommence à monter sur son orbite.

Le Précurseur doit s’effacer devant Jésus qui est la vraie lumière des âmes. « Il faut qu’il croisse, dit saint Jean, et que je diminue ». Les solstices étaient l’occasion de fêtes païennes où l’on allumait des feux pour honorer l’astre qui nous donne la lumière. L’Église christianisa ces rites en y voyant un symbole de saint Jean qui était « une lampe ardente et brillante ». Aussi « encouragea-t-elle ce genre de manifestation qui correspondait si bien au caractère de la fête. Les feux de la Saint-Jean complétaient heureusement la solennité liturgique ; ils montraient unies dans une même pensée l’Église et la cité terrestre » (Dom Guéranger).


Le nom du Précurseur est inscrit au Canon de la Messe en tête de la 2e liste. On célébrait autrefois, au jour de sa fête, trois messes en son honneur, et nombreuses étaient les églises qui lui étaient dédiées. Les parents aimaient de même à donner son nom à leurs enfants. Paul diacre, moine du Mont-Cassin et ami de Charlemagne, avait composé en l’honneur de saint Jean-Baptiste l’hymne : « Ut queant laxis ».


Au XIIIe siècle, le moine bénédictin Guy d’Arezzo remarqua que les notes chantées sur les syllabes initiales formaient la série des six premiers degrés de la gamme. Il désigna chaque degré par la syllabe correspondante : (Ut, ré, mi, fa, sol, la, si) et facilita beaucoup par là l’étude des intervalles musicaux.

Ut queant laxis (do)

resonare fibris. (ré)

Mira gestorum (mi)

famuli tuorum. (fa)

Solve polluti (sol)

labii reatum. (la)

Sancte Johannes. (si)

« Afin que vos serviteurs puissent chanter à pleine voix les merveilles de vos œuvres, purifiez leurs lèvres souillées, ô saint Jean ».

Zacharie, faisant savoir qu’il voulait appeler son fils Jean, avait aussitôt retrouvé l’usage de la parole ; et voici qu’une hymne composée en l’honneur du Prophète dont la voix retentit au désert, devient l’instrument d’un nouveau progrès dans l’art musical.


 voir la grande vie du Saint


Résolution pratique du jour
Remerciez Dieu souvent des grâces de choix dont Il vous a prévenu dès votre apparition dans ce monde.

Méditation du jour
Le Précurseur reconnaissant le Sauveur du monde  suite

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