S. Corentin
12 décembre

RÉSUMÉ :

Saint Corentin, l’un des « sept Saints de Bretagne », vécut au Ve siècle. Tout jeune, il se fit ermite dans la forêt de Névet, sur l’emplacement actuel de Plomodiern.

Dieu pourvoyait miraculeusement à sa subsistance. La légende du Saint veut que, dans la fontaine de son ermitage, un poisson merveilleux retrouvait sa forme lorsque le Saint en avait coupé un morceau : nos imagiers représentent toujours saint Corentin avec son poisson.

Cathédrale Saint-Corentin de Quimper (XIIIe - XVe siècle). Les élégantes flèches datent du XIXe siècle.
Cathédrale Saint-Corentin de Quimper (XIIIe - XVe siècle).
Les élégantes flèches datent du XIXe siècle.

1091

Ce bienheureux Prélat n’est pas venu d’Angleterre en Bretagne, comme la plupart des premiers Saints de cette province de Cornouailles. On met sa naissance au commencement du IVe siècle, époque où la Foi de Jésus-Christ, étant devenue maîtresse de l’empire romain, avait déjà pénétré dans les pays les plus barbares de l’Occident et du Nord.

Ayant été élevé dans la piété, il embrassa l’état ecclésiastique et fut promu aux Ordres Sacrés. Puis il se retira dans un ermitage, en la paroisse de Plouvodien, où Dieu fit de grands miracles pour sa nourriture. Il contracta une étroite amitié avec saint Primel, qui était aussi un solitaire d’une très grande piété ; et il fit sourdre une fontaine à son ermitage, pour l’exempter d’aller chercher de l’eau en un endroit fort éloigné.

1092

Saint Corentin devant le vivier miraculeux avec le poisson.
Saint Corentin devant le vivier miraculeux avec le poisson.
Souvent il nourrit des hôtes, venus le voir, par des multiplications surnaturelles, trouvant même du poisson où il n’y en avait point auparavant. Entre autres, il fit un festin à un prince nommé Grallon et à des chasseurs de sa compagnie, avec un morceau de poisson qui n’aurait pas suffi pour rassasier un de ces hommes affamés. Ce prince, en reconnaissance, lui donna un grand espace de terre, où il fit bâtir un monastère qui fut bientôt rempli de très saints religieux. Les enfants nobles y étaient aussi reçus, pour être formés aux sciences humaines et à la piété : de sorte qu’il servit extrêmement à la bonne éducation de la jeune noblesse de Cornouailles et de toute la Bretagne.

Les seigneurs du pays, charmés de la prudence et de la sainteté de Corentin, prièrent le prince de procurer un nouvel évêché à Quimper-Odets et d’en faire nommer saint Corentin premier évêque. Grallon y consentit ; et, ayant fait venir ce saint Abbé, il l’envoya vers saint Martin, archevêque de Tours, dont la juridiction s’étendait sur toute la Bretagne, afin de recevoir de lui la consécration épiscopale.

Saint Corentin mena avec lui à Tours deux excellents religieux, Vennolé et Tudin, pour être bénis Abbés de deux nouveaux monastères que le prince voulait fonder. Mais saint Martin, l’ayant sacré, lui dit que, pour la bénédiction des Abbés de son diocèse, c’était à lui à la faire ; et il l’envoya ainsi gouverner le peuple que la divine Providence lui avait commis. On lui fit une entrée magnifique dans Quimper ; et on lui donna de quoi fonder un Chapitre de chanoines, pour sa nouvelle cathédrale.

Comme il n’oublia point dans l’Épiscopat qu’il était religieux, de même les exercices de la vie solitaire, qu’il continua toujours de pratiquer, ne lui firent point oublier qu’il était Évêque. Il visita tout son diocèse ; il ordonna de bons ecclésiastiques pour les distribuer dans les paroisses ; il corrigea les abus qui s’étaient glissés parmi les fidèles ; il combattit les restes du paganisme et il s’acquitta de toutes les autres obligations d’un bon pasteur. Enfin, Dieu le retira de ce monde pour lui donner la couronne de l’immortalité.

Son corps fut enseveli avec beaucoup d’honneur dans son église cathédrale, devant le grand autel ; et son convoi fut illustré par plusieurs miracles signalés. Il s’en est fait depuis quantité à son tombeau. Une femme avait promis de présenter de la cire à son église, en reconnaissance d’un insigne bienfait qu’elle avait reçu de son intercession. Elle en apporta en effet ; mais comme elle était prête à l’offrir, elle retira sa main par avarice et ne l’offrit point. Alors cette même main se ferma si fort, qu’il lui fut impossible de l’ouvrir, jusqu’à ce que le Saint, ayant égard à ses larmes, lui apparut par deux fois et la guérit de ce mal qu’elle s’était attiré par sa cupidité. Il apparut aussi à un pauvre homme, que des scélérats avaient enfermé dans un coffre pour le faire mourir de faim et le délivra de cette horrible prison en levant la serrure qui la tenait fermée.

Ses reliques sont maintenant au monastère de Marmoutier-lez-Tours, après avoir été à Saint-Martin de la même ville, où la crainte des Normands les avait fait transporter. La vie de notre Saint est dans Benoît Gonon et dans le P. Alexandre Legrand, de Morlaix. Sa ville épiscopale a pris son nom et ne s’appelle plus Quimper-Odets, mais Quimper-Corentin… jusqu’à ce que la révolution intervienne.


Mercredi 3 juin 2026
de la Férie
4e classe
Temps après la Pentecôte

Ste Clotilde,

Reine de France et veuve


voir Le Martyrologe #90-4




Oraison - collecte
Dieu, force de ceux qui espèrent en Vous, prêtez une oreille bienveillante à notre appel, et puisque, sans Vous, la faiblesse de notre nature, vouée à la mort, ne peut rien, accordez-nous le secours de Votre grâce, afin que, dociles à accomplir Vos commandements, nous puissions Vous plaire par notre vouloir et par nos actes. Par Jésus-Christ Votre Fils, Notre Seigneur, qui vit et règne avec Vous dans l’unité du Saint-Esprit, Dieu dans tous les siècles des siècles. Ainsi soit-il.


En France, pour sainte Clotilde :


Regardez favorablement, nous Vous en supplions, Seigneur, la nation française et après lui avoir accordé, sur les pieuses instances de sainte Clotilde le don de la Foi, donnez-lui par son intercession, les sincères sentiments de la piété chrétienne. Par Jésus-Christ Votre Fils, Notre Seigneur, qui vit et règne avec Vous dans l’unité du Saint-Esprit, Dieu dans tous les siècles des siècles.

Ainsi soit-il

Vie du Saint du jour
Nous fêtons aujourd’hui une Sainte « aux pieuses prières de laquelle la France doit le don de la Foi ».

Sainte Clotilde, fille du roi Childéric, fut donnée en mariage à Clovis encore païen. Elle perdit son premier-né, après l’avoir fait baptiser, et déclara au roi qui s’en plaignait, « qu’elle remerçiait le Créateur tout-puissant de l’avoir jugée digne de mettre au monde un enfant appelé à partager Son Royaume ». Un second fils fut guéri par les prières de sa mère.


Comme la femme forte dont nous parle l’Épître, elle exerça sur son époux une influence bienfaisante, elle l’amena à se convertir, et avec lui son royaume.

Clovis ayant vu son armée fléchir dans une expédition contre les Allemands, s’écria : « Dieu de Clotilde, donnez-moi la victoire et vous serez mon Dieu ». Le Christ le rendit vainqueur et peu après le roi des Francs était baptisé par saint Remi (qui l’avait déjà catéchisé), à Reims.


À la mort de Clovis, sainte Clotilde toute pénétrée de la crainte de Dieu, se livra aux veilles, à l’aumône et aux autres œuvres de piété, afin d’acquérir le royaume des Cieux, dont nous parle en paraboles l’Évangile.

Elle mourut en 545 et fut ensevelie auprès de Clovis, à Paris.


La liturgie baptismale de Pâques et de la Pentecôte nous rappelle l’Église naissante baptisée dans l’Esprit-Saint ; célébrons avec joie la fête de sainte Clotilde à laquelle la France doit son titre de fille aînée de l’Église.


 voir la grande vie du Saint


Résolution pratique du jour
Remerciez Dieu du choix qu’il a fait de la France pour être la fille aînée de l’Église. Et priez pour qu’elle redevienne fidèle à sa mission, après avoir fait amende honorable.

Méditation du jour
Le secret de la joie continuelle des Saints  suite

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