S. Basile le Grand
14 juin

« Alors Basile conduisit son clergé en procession jusqu’à l’église ; et là, après avoir prié, du bout de son bâton pastoral il toucha les portes, en leur enjoignant de s’ouvrir.

« Et aussitôt les portes s’ouvrirent ; et l’église fut restituée aux Catholiques. »

(Bienheureux Jacques de Voragine, dominicain, dans La Légende Dorée.)

Peinture sur bois de Ambrogio Lorenzetti (détail) début XIVe siècle.
Saint Basile, à droite, parmi les Élus.
Saint Basile, à droite, parmi les Élus.

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Saint Basile naquit à Césarée, dans la Cappadoce, l’an 329, saint Sylvestre Ier étant pape et Constantin Ier le Grand empereur, d’une famille où la sainteté était héréditaire : son père et sa mère, deux de ses frères, une de ses sœurs, sans parler des autres, sont placés au rang des Saints.

Saint Basile fut envoyé dès son enfance chez sainte Macrine l’Ancienne, son aïeule : « Je n’ai jamais oublié les fortes impressions que faisaient sur mon âme encore tendre les discours et les exemples de cette sainte femme », disait-il plus tard.

Un seul défaut paraissait dans cet enfant de prédilection, sa faible santé ; elle se rétablit pourtant, grâce aux prières de ses parents plutôt qu’aux remèdes.

Doué d’un heureux génie, saint Basile s’éleva vite au niveau des grands hommes, non moins qu’à la hauteur des Saints : « Il était, dit son ami saint Grégoire de Nazianze, au-dessus de son âge par son instruction, au‑dessus de son instruction par sa vertu, il était rhéteur avant d’avoir étudié l’art des rhéteurs, philosophe avant d’avoir étudié la philosophie, prêtre avant d’avoir reçu le Sacerdoce ».

Ses aptitudes universelles, sa rare modestie, ses vertus éminentes, lui conciliaient l’estime et l’admiration de tous.

À vingt-trois ans, il parut à Athènes et se lia avec saint Grégoire de Nazianze, au point que tous les deux ne faisaient qu’un cœur et qu’une âme. De retour en son pays, les applaudissements qu’il reçut l’exposèrent à une tentation de vaine gloire dont il fut si effrayé, qu’il embrassa l’état monastique pour y vivre dans l’oubli du monde et la pénitence ; il fonda plusieurs monastères, écrivit pour les diriger des ouvrages ascétiques très estimés et traça des règles de vie religieuse demeurées célèbres.

1736

Timbre-poste émis par la Cité du Vatican en 1979pour le 16e centenaire de la mort de saint Basile.
Timbre-poste émis par la Cité du Vatican en 1979
pour le 16e centenaire de la mort de saint Basile.
Un très léger repas par jour, un sommeil très court sur la dure, de longues veilles, un vêtement léger par les temps les plus froids, tel était l’ordinaire de ce Saint austère, « dont la pâleur, dit saint Grégoire, annonçait un mort plutôt qu’un vivant ». Saint Basile eut à souffrir d’infirmités continuelles ; dans le temps de sa meilleure santé, dit-il lui-même, il était plus faible que ne sont les malades abandonnés des médecins. Malgré sa faiblesse, il châtiait son corps et le réduisait en servitude.

Le zèle contre l’hérésie d’Arius le fit un jour sortir de sa retraite, et bientôt il courbait la tête sous le fardeau de l’Épiscopat. Ni les intrigues ni les menaces n’eurent jamais prise sur cette grande âme. Un préfet le mande un jour et lui enjoint d’obéir à un prince arien, sous peine de confiscation de ses biens, de l’exil, des tourments, de la mort : « Faites-moi d’autres menaces, dit saint Basile, car il n’y a rien là que je puisse craindre ; je ne possède que quelques livres et quelques haillons ; le Ciel est mon unique patrie, le premier coup suffira pour achever mes peines ; la mort m’unira à mon Dieu ». L’empereur dut s’avouer vaincu.

Le saint pontife mourut à cinquante et un ans en 379, saint Damase Ier étant pape et Gratien empereur, ne laissant pas de quoi s’élever un tombeau de pierre.

Saint Basile est l’un des quatre grands Docteurs Grecs de l’Église.


Dimanche 12 juillet 2026
7e dimanche après la Pentecôte
2e classe
Temps après la Pentecôte



Oraison - collecte
Ô Dieu, dont la providence n’est jamais trompée dans ce qu’elle dispose, nous Vous supplions de détourner de nous tout ce qui nous serait nuisible, et de nous accorder tout ce qui doit nous être avantageux. Par Jésus-Christ Votre Fils, Notre Seigneur, qui vit et règne avec Vous dans l’unité du Saint-Esprit, Dieu dans tous les siècles des siècles.
Ainsi soit-il

Vie du Saint du jour
Saint Jean Gualbert naquit à Florence, vers l’an 999. Un Vendredi-Saint, escorté de ses gens en armes, il rencontra, seul et sans défense, le meurtrier de son frère. Il allait le percer de sa lance, quand celui-ci se jeta à ses pieds et implora son pardon pour l’amour de Jésus crucifié. Saint Jean se souvint de la parole d’amour de l’Évangile et l’embrassa comme un frère.


Touché davantage encore de la grâce, il revêtit l’habit monastique et bientôt, législateur comme Moïse, il fonda, à Val-Ombreuse (Toscane), un Ordre nouveau auquel il donna la règle de saint Benoît, et qui fleurit encore de nos jours, après plus de huit siècles d’existence.


La simonie régnait partout en Italie. Sa fermeté et son éloquence bannirent ce désordre de l’Étrurie et ramenèrent sa patrie à l’intégrité de la Foi et des mœurs. Aussi quand il mourut en 1073, on écrivit sur sa tombe : « À Jean Gualbert, citoyen de Florence, libérateur de l’Italie ».


 voir la grande vie du Saint


Résolution pratique du jour
Réconciliez-vous avec vos ennemis, pour l’amour de Jésus crucifié.

Méditation du jour
L’amour émanant du foyer eucharistique  suite

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