S. Athanase
2 mai

RÉSUMÉ :

L’Église toute couverte encore du sang de ses Martyrs, allait, au Ve siècle, avoir à subir des assauts plus redoutables encore de l’hérésie.

Arius ose dépouiller le divin Ressuscité de toute Sa gloire de Fils de Dieu pour en faire une simple créature plus élevée que les autres en grâce.

Dieu alors suscita saint Athanase, « Il le remplit de l’Esprit de sagesse », et « l’oint, comme Évêque d’Alexandrie, de Son Huile sainte », car, athlète du Christ, il eut à prêcher la vérité du Maître, au prix de sacrifices sans nombre.

En 325, saint Athanase fut le héraut de l’illustre assemblée des trois cent dix-huit évêques qui condamnèrent Arius au Concile de Nicée, en proclamant que Jésus était le Fils consubstantiel au Père.

Aussi est-il souvent représenté avec un symbole de la Sainte Trinité comme attribut.

Il mourut en 373 et fut nommé Docteur de l’Église.

Affirmons, comme saint Athanase, la Divinité de Jésus ressuscité.

Saint Athanase, docteur de l
Saint Athanase, docteur de l'Église, se cachant dans les déserts d’Égypte pour éviter de soulever des troubles (296 - 373).

334

Saint Athanase naquit à Alexandrie, métropole de l’Égypte, vers l’an 296, saint Marcellin étant pape et Dioclétien empereur d’Orient. Sa première éducation fut excellente ; il ne quitta le foyer paternel que pour être élevé, nouveau Samuel, dans le temple du Seigneur, par l’évêque d’Alexandrie.

Saint Athanase était simple diacre, quand son évêque le mena au concile de Nicée, dont il fut à la fois la force et la lumière. Cinq mois après, le patriarche d’Alexandrie saint Alexandre mourut, et saint Athanase, malgré sa fuite, se vit obligé d’accepter le lourd fardeau de ce grand siège. Dès lors, ce fut une guerre acharnée contre lui.

Les accusations succèdent aux accusations, les perfidies aux perfidies ; saint Athanase, inébranlable, invincible dans la défense de la Foi, fait à lui seul trembler tous ses ennemis.

La malice des hérétiques ne servit qu’à faire ressortir l’énergie de cette volonté de fer, la sainteté de ce grand cœur, les ressources de cet esprit fécond, la splendeur de ce fier génie.

Exilé par l’empereur Constantin, il lui fit cette réponse : « Puisque vous cédez à mes calomniateurs, le Seigneur jugera entre vous et moi ». Avant de mourir, Constantin le rappela, et saint Athanase fut reçu en triomphe dans sa ville épiscopale.

Le vaillant champion de la Foi eut à subir bientôt un nouvel exil, et deux conciles ariens ne craignirent pas de pousser la mauvaise foi et l’audace jusqu’à le déposer de son siège.

Toujours persécuté et toujours vainqueur, voilà la vie de saint Athanase ; il vit périr l’infâme Arius d’une mort honteuse et effrayante, et tous ses ennemis disparaître les uns après les autres. Jamais les adversaires de ce grand homme ne purent le mettre en défaut, il déjoua toutes leurs ruses avec une admirable pénétration d’esprit. En voici quelques traits :

En plein concile, on le fit accuser d’infamie par une courtisane ; mais il trouva le moyen de montrer que cette femme ne le connaissait même pas de vue, puisqu’elle prit un de ses prêtres pour lui.

Au même concile, on l’accusa d’avoir mis à mort un évêque nommé Arsène, et coupé sa main droite ; comme preuve on montrait la main desséchée de la victime ; mais voici que saint Athanase appelle Arsène, caché dans son manteau dans un coin de la salle, et Arsène paraît vivant et montre ses deux mains.

Une autre fois, saint Athanase, poursuivi, s’enfuit sur un bateau ; puis bientôt il rebrousse chemin, croise ses ennemis, qui lui demandent s’il a vu passer l’évêque d’Alexandrie : « Poursuivez, leur dit-il, il n’est pas très éloigné d’ici ».

Ses dernières années furent les seules paisibles de sa vie. Enfin, après avoir gouverné pendant quarante-six ans l’Église d’Alexandrie, après avoir soutenu mille combats pour la cause de Dieu et remporté mille victoires, il alla goûter au Ciel la vérité de la parole évangélique : « Bienheureux ceux qui souffrent persécution pour la justice ! ».

C’était l’an 373, saint Damase Ier étant pape et Valens empereur d’Orient.

Voyez le beau témoignage de la Foi catholique de saint Athanase par saint Paul, premier ermite : voir saint Paul premier ermite #1184-6


Dimanche 16 août 2026
12e dimanche après la Pentecôte
2e classe
Temps après la Pentecôte

Mémoire de S. Joachim,

père de la Bienheureuse Vierge Marie,

confesseur



Oraison - collecte
Dieu tout-puissant et miséricordieux, de qui vient ce bienfait qu’un culte digne et louable Vous soit rendu par Vos fidèles, accordez-nous, nous Vous en supplions, que, sans obstacle qui nous arrête, nous courions vers ce que Vous nous promettez. Par Jésus-Christ Votre Fils, Notre Seigneur, qui vit et règne avec Vous dans l’unité du Saint-Esprit, Dieu dans tous les siècles des siècles. Ainsi soit-il.


Mémoire de saint Joachim

Père de la Bienheureuse Vierge Marie :


Ô Dieu, qui, de préférence à tous Vos Saints, avez choisi le bienheureux Joachim pour qu’il fût le père de la Mère de Votre Fils, accordez-nous, s’il Vous plaît, la grâce d’être constamment protégés par celui dont nous célébrons la fête. Par le même Jésus-Christ Votre Fils, Notre Seigneur, qui vit et règne avec Vous dans l’unité du Saint-Esprit, Dieu dans tous les siècles des siècles.

Ainsi soit-il

Vie du Saint du jour
Voulant associer le nom de saint Joachim au triomphe de sa fille bénie, l’Église a transféré sa fête du 20 mars au lendemain de l’Assomption. Léon XIII, qui avait reçu au baptême le nom de Joachim, éleva sa fête et celle de sainte Anne au rite double de 2e classe (1879).


« Saint Joachim et sainte Anne, dit saint Épiphane, attirèrent sur eux, par une vie irréprochable, les divines complaisances, et méritèrent d’avoir un si beau fruit de leur union, la sainte Vierge Marie, temple et mère de Dieu. Saint Joachim, sainte Anne et la bienheureuse Vierge Marie offraient manifestement à eux trois un sacrifice de louange à la Trinité. Le nom de Joachim signifie préparation du Seigneur. N’est-ce pas lui, en effet, qui prépare le Temple du Seigneur, la Vierge ? ».


Aussi l’Introït et le Graduel de la Messe font-ils ressortir les vertus de ce grand Confesseur et nous rappellent-ils les nombreuses aumônes que faisait ce Saint, car, selon une tradition, il divisait ses biens en trois parties, dont la première était destinée au temple et ses ministres, la seconde aux pauvres, aux veuves et aux orphelins, il ne se réservait que la troisième.


« Bienheureux couple, dit à son tour saint Jean Damascène, toute la création vous est redevable. C’est en effet par vous qu’elle a pu offrir au Créateur un présent au-dessus de tous les présents, la chaste mère, qui seule était digne de ce Créateur. Réjouis-toi, Joachim, car un Fils nous est né de ta fille ». Et l’Évangile est consacré à nous montrer la descendance royale de ce Fils, car c’est en épousant Marie, fille de Joachim ou Héliachim, que Joseph fils de Jacob, fit de Jésus l’héritier légal de David.


Comme la grâce perfectionne la nature sans la détruire, l’on peut affirmer que saint Joachim, uni comme saint Joseph et sainte Anne par un lien très intime à la mère de Dieu et à son Fils, est appelé à exercer son patronage perpétuel à l’égard de l’Église, prolongement de Jésus, ou de nos âmes dont Marie est la mère.


« Offrons en ce jour à Dieu le Saint Sacrifice en l’honneur du saint Patriarche Joachim, père de la Vierge Marie, afin que sa prière, jointe à celle de son épouse et de leur enfant béni, nous mérite la pleine rémission de nos péchés et la gloire éternelle. »


 voir la grande vie du Saint


Résolution pratique du jour
Nos marques de respect ne doivent pas seulement s’adresser à nos supérieurs, pas même seulement à nos égaux, nous devons nous respecter « l’un l’autre », nous devons respecter même nos inférieurs ; personne ne doit être exclu de notre respect. On peut, envers un serviteur, un homme sans éducation, un pauvre, employer d’autres formes de politesse, mais nous devons être polis même envers le dernier domestique de la maison, même envers le plus pauvre mendiant qui se tient à notre porte, même envers le plus simple illettré.

Méditation du jour
La patience est un moyen de parvenir à l’humilité  suite

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