S. Anicet Ier
17 avril

RÉSUMÉ :

Le Cycle de Pâques entoure le Roi des Martyrs, dont il célèbre le triomphe, d’une couronne de Saints qui « Le suivirent en portant leur croix et qui, ayant perdu leur vie pour l’amour de Lui, retrouvèrent celle » dont Jésus ressuscité est le modèle.


Saint Anicet, revêtu de la plénitude du Sacerdoce, succéda à Saint Pie Ier sur le siège pontifical de Rome.

Il gouverna l’Église de l’an 155 à l’an 166 et partagea les souffrances du Christ.

Il garantit son troupeau des hérésies de Valentin et de Marcion et « rempli des consolations de Jésus, il put à son tour consoler ceux qui souffraient.

Le grand saint Polycarpe vint le trouver à Rome et conféra avec lui principalement de la date à laquelle il fallait célébrer la fête de Pâques, car par la coïncidence de cette fête avec celle des juifs il fallait montrer que les mystères de la Mort et de la Résurrection de Jésus étaient venus réaliser et remplacer ceux de l’immolation de l’Agneau pascal.


« Réjouissons-nous de la solennité annuelle du bienheureux Anicet ». Elle nous rappelle la date où, après être mort avec le Christ sur terre, ce Saint Martyr est allé partager la gloire de Sa Résurrection au Ciel.

Le Pape saint Anicet recevant l
Le Pape saint Anicet recevant l'Évêque de Smyrne, saint Polycarpe qui fut disciple de saint Jean l’Évangéliste.

1362

Saint Anicet fut élevé au souverain pontificat en l’an 155, après le martyre de saint Pie Ier et fut le onzième successeur de saint Pierre. Son père, qui s’appelait Jean, était du bourg d’Omise, en Syrie.

Saint Anicet s’acquitta très fidèlement de son ministère, dans un temps où il y avait beaucoup d’affaires à soutenir. Car plusieurs hérétiques s’étant glissés dans Rome, troublèrent beaucoup l’Église.

Or saint Anicet ne manqua pas de les combattre par sa doctrine et par son autorité, pour empêcher le progrès de leurs erreurs, auxquelles plusieurs âmes simples s’étaient déjà laissées aller. Mais Dieu, qui sait modérer les afflictions de Ses Saints par les douceurs de Sa miséricorde, ne consola pas peu ce très saint Pape par l’arrivée de quelques saints personnages à Rome pendant son pontificat.

Le premier fut saint Polycarpe, Évêque de Smyrne, en Asie, ancien disciple de saint Jean l’Évangéliste, qui vint le consulter sur quelques difficultés touchant la fête de Pâques.

Ce fut au temps de saint Anicet que, selon saint Jérôme, saint Hégésippe vint à Rome. Il composa, d’après les ordres de ce Pape, ou du moins il lui présenta une Histoire ecclésiastique d’un style simple et naïf, depuis la Passion du Sauveur jusqu’à son pontificat.

On attribue à saint Anicet une lettre décrétale aux Évêques des Gaules, par laquelle, suivant le précepte de l’Apôtre, il « défendit aux clercs de laisser croître et d’entretenir leur chevelure, et leur ordonna de couper leurs cheveux en forme de couronne sur le sommet de la tête », ce qui est la tonsure. Il ordonna aussi, d’après quelques auteurs, qu’un prêtre ne pourrait être sacré Évêque que par trois autres prélats, comme le concile de Nicée l’a aussi défini plus tard ; et que, pour le métropolitain, tous les autres Évêques de sa province assisteraient à son sacre.

Saint Anicet fit cinq fois les ordres au mois de décembre et y ordonna dix-sept prêtres, quatre diacres et neuf évêques en divers endroits. Enfin, quoique ce saint Pontife fût issu d’une nation née pour la servitude, dit saint Damase, il n’y eut cependant personne en son siècle qui voulût moins servir les idoles que lui. De là, la haine des païens, qui le firent mourir martyr le 17 avril. C’était l’an 166, Marc-Aurèle étant empereur romain.

Tous les Martyrologes célèbrent la mémoire de ce très saint Pontife. Son corps fut exhumé l’an 1694 par la permission du Pape Clément VIII, et donné à Jean Ange, duc d’Altemps, qui le mit dans une chapelle bâtie exprès à Rome, en son palais. Son chef a été apporté à Munich, en Bavière, où il est honoré dans l’église de la Compagnie de Jésus.


Vendredi 21 janvier 2022
Ste Agnès,

vierge et martyre
3e classe

Temps après l’Épiphanie



Oraison - collecte
Dieu tout-puissant et éternel, qui choisissez ce qu’il y a de faible dans le monde, pour confondre les forts, accordez-nous par Votre miséricorde que, célébrant la solennité de la bienheureuse Agnès, Votre Vierge et Martyre, nous ressentions auprès de Vous les effets de sa protection. Par Jésus-Christ Votre Fils, Notre Seigneur, qui vit et règne avec Vous dans l’unité du Saint-Esprit, Dieu dans tous les siècles des siècles.
Ainsi soit-il

Vie du Saint du jour
La Messe d’aujourd’hui nous rappelle l’un des plus touchants et glorieux triomphes de Jésus sur le monde.

Sainte Agnès, enfant d’une des plus nobles familles de Rome, va au-devant de l’Époux et se consacre à Lui à l’âge de 10 ans. Jésus alors « fait par elle des prodiges admirables ».


Le fils du préfet de Rome la demande en mariage et elle répond : « Celui à qui je suis fiancée, c’est le Christ que servent les Anges ». L’on veut alors attenter par la violence à sa vertu, mais « Dieu délivre son corps de la perdition ». On la jette sur un bûcher ardent et elle n’est point brûlée par le feu ».

Condamnée à avoir la tête tranchée, elle encourage son bourreau qui hésite : « Frappez sans crainte car la fiancée fait injure à l’Époux si elle Le fait attendre ».


À l’âge de 13 ans (l’an 304), cette faible enfant confond les puissants de cette terre. On éleva sur son tombeau, à la voie Nomentane, la magnifique basilique qui existe encore, et son nom fut inscrit vers la fin du Ve siècle avec celui de cinq autres martyres, au Canon de la Messe.

À la basilique de Sainte-Agnès est annexé un monastère bénédictin. Les Bénédictines de Sainte-Cécile, au Transtévère, élèvent les agneaux bénis ce jour dont la laine sert à la confection des palliums. Chaque année, en effet, le 21 janvier, à Sainte-Agnès-hors-les-Murs, après la Messe pontificale célébrée par l’Abbé des Chanoines réguliers de Latran, on porte sur l’autel deux agneaux blancs ornés de fleurs et de rubans, couchés sur des corbeilles de soie à crépines d’or.


Le chœur chante l’antienne « Stans a dextris ejus agnus nive candidior, Christus Sibi sponsam consecravit et martyrem » ; puis le célébrant bénit les agneaux. Une députation du Chapitre de Latran les porte ensuite au Pape qui les bénit de nouveau et les envoie aux religieuses chargées de nourrir les agneaux et de confectionner les palliums.

Le 28 juin, le Pape, dans la basilique Saint-Pierre, bénit les palliums, qui sont ensuite placés dans un riche coffret ciselé de vermeil, don de Benoît XIV, et déposés dans la Confession sur la tombe de saint Pierre, pour être ultérieurement envoyés par le Pape aux archevêques et par privilège à certains évêques.


 voir la grande vie du Saint


Résolution pratique du jour
Ayez un soin jaloux de conserver dans la pureté votre âme non moins que votre corps.

Méditation du jour
Le bienfaisant devoir de la prière  suite

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