Bse Angèle de Foligno
4 janvier

« Quand notre mère Angèle se sentit près de la mort, Angèle qui, sur terre, vécut loin de la terre, elle fit son testament, et enseigna pour la dernière fois ses fils, et leur dit : “Mes chers enfants, je vous parle pour l’amour de Dieu, suivant la promesse que j’ai faite : je ne veux rien emporter avec moi, rien vous cacher, qui puisse vous être utile. Car Dieu a dit à l’âme : ‘Tout ce qui est à Moi est à toi’. Par quelle vertu peut-il se faire que tout ce qui est à Lui soit à nous ; je vous le dis, en vérité, c’est la Charité qui fait cela. Les paroles que je vais prononcer ne sont pas de moi, elles sont de Dieu.” »

La Châsse primitive de la Bienheureuse Angèle de Foligno.
La Châsse primitive de la Bienheureuse Angèle de Foligno.

1161

La bienheureuse Angèle naquit à Foligno, à trois lieues d’Assise, vers l’an 1245, Innocent IV étant pape, Frédéric II Hohenstaufen empereur germanique excommunié, Baudouin II roi latin de Constantinople et saint Louis roi de France.

Mariée fort jeune, elle ne prit point au sérieux ses devoirs d’épouse et de mère, et connut trop, avec les plaisirs du monde, ses excès et ses désordres. Mais soudain, au milieu du tourbillon qui l’emportait, sainte Angèle sentit l’aiguillon de la grâce, vit l’inutilité de sa vie mondaine et dissipée, et comprit les dangers que courait son salut.

L’ennemi des âmes tenta en vain d’entraver sa conversion ; une fois sa confession bien faite, elle s’élança généreusement dans la voie de la perfection. Devenue libre par la mort de son mari, elle entra dans le Tiers Ordre de Saint-François. Sa vie dès lors fut remplie de sacrifices et d’austérités. Un jour qu’elle était tentée de découragement : « Quand il serait vrai, Seigneur, dit-elle, que Vous m’auriez condamnée à l’enfer que je mérite, je ne cesserais pas de faire pénitence et de demeurer, s’il Vous plaît, à Votre service ».

Une fois, après avoir lavé les pieds d’un lépreux, elle proposa à sa compagne de boire l’eau qui leur avait servi. Surmontant toute délicatesse, elle avala toute cette eau fétide : « Je n’ai jamais, disait-elle, trouvé meilleur goût à aucune liqueur, et cependant j’avais bien senti dans ma bouche les écailles qui étaient tombées des mains de ce pauvre de Jésus-Christ ».

Sa grande grâce fut l’amour de Jésus crucifié. La contemplation des souffrances du Sauveur lui devint si familière, que la vue d’un Crucifix provoquait spontanément chez elle des torrents de larmes : « Quand je méditais sur la Passion, dit-elle, je souffrais le supplice de la Compassion ; j’éprouvais dans les os et les jointures une douleur épouvantable et une sensation comme si j’avais été transpercée corps et âme ».

Cette grande pénitente ne fut pas moins admirable par ses visions et par ses extases que par ses vertus dont elles étaient la juste récompense. Elle mourut le 4 janvier 1309, à soixante-quatre ans, Clément V étant pape, Andronic II empereur de Byzance, Henri VII de Luxembourg empereur germanique et Philippe IV le Bel roi de France.

Si nous avions eu le malheur de l’imiter dans la frivolité de sa jeunesse, ayons le courage de la suivre dans la pratique généreuse de toutes les vertus chrétiennes, et entrons à sa suite dans la voix royale de la croix.


Lundi 24 août 2026
S. Barthélemy,

apôtre
2e classe

Temps après la Pentecôte



Oraison - collecte
Dieu tout-puissant et éternel, de qui nous vient la religieuse et sainte joie que nous éprouvons à célébrer aujourd’hui la fête de Votre bienheureux Apôtre Barthélemy, accordez à Votre Église, nous Vous en prions, la grâce d’aimer ce qu’il a cru et de prêcher ce qu’il a enseigné. Par Jésus-Christ Votre Fils, Notre Seigneur, qui vit et règne avec Vous dans l’unité du Saint-Esprit, Dieu dans tous les siècles des siècles.
Ainsi soit-il

Vie du Saint du jour
Le fils de Tholomée ou Barthélemy est, d’après l’opinion commune, le disciple que saint Philippe présenta à Notre-Seigneur sous le nom de Nathanaël, et que le Maître loua à cause de son innocence et de la simplicité de son cœur. L’Évangile de saint Jean, en effet, qui ne nomme jamais Barthélemy parmi les Apôtres, dit que Philippe et Nathanaël vinrent ensemble trouver Jésus et qu’il était parmi les Disciples auxquels le Sauveur apparut sur le bord de la mer de Galilée, après Sa résurrection.

Les autres Évangiles n’emploient jamais le nom de Nathanaël, mais après saint Philippe ils mentionnent toujours saint Barthélemy.


Né à Cana, en Galilée, il fut mis par Jésus au nombre des douze et fut témoin des principales actions du Christ sur terre.


Le premier don que ce divin Esprit fait à l’Église, dit saint Paul, est la grâce de l’Apostolat. Il prêcha la Foi dans l’Arabie Heureuse : d’après certaines traditions il aurait été écorché vif. C’est ainsi que le représente la magnifique statue de marbre blanc de Cibo, dans la cathédrale de Milan.


Ses reliques sont vénérées à Rome, dans l’église de Saint-Barthélemy en l’île formée par le Tibre. Son nom est inscrit au Canon de la Messe parmi les Apôtres.


Célébrons dans la joie la fête de saint Barthélemy qui, au Ciel, loue Dieu parmi le chœur glorieux des Apôtres, et demandons au Seigneur d’accorder à Son Église d’aimer ce qu’il a cru et de prêcher ce qu’il a lui-même enseigné.


 voir la grande vie du Saint


Résolution pratique du jour
Combattez à outrance le démon, ne lui laissez aucun empire sur vous.

Méditation du jour
Simplicité de Jésus  suite

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