Ste Audrey (ou Ste Étheldrède)
23 juin
Sainte Audrey (ou Édeltrude) deux fois reine et deux fois retournée au couvent, fondatrice et Abbesse.
Sainte Audrey (ou Édeltrude) deux fois reine et deux fois retournée au couvent, fondatrice et Abbesse.

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Sainte Édeltrude (ou Étheldrède), née vers l’an 610, saint Boniface IV étant pape, Héraclius empereur d’Orient et Clotaire II roi de France, nous donne une preuve de la possibilité de la sainteté au milieu des grandeurs du monde et dans l’état du mariage.

Fille d’un roi anglais, elle eut trois sœurs saintes comme elle : Sexburge, Witburge et Éthelburge. Un ardent amour pour Jésus-Christ et pour sa sainte Mère s’empara de ce cœur simple et droit, et de bonne heure, malgré son désir de passer sa vie dans une parfaite virginité.

Mariée plus tard par son père, elle eut le bonheur d’avoir pour époux un prince dont les goûts étaient les siens et qui vécut avec elle dans la continence. Au bout de trois années de vie commune, elle se retira, avec la permission de son mari, dans l’île d’Ély, qui lui avait été donnée pour douaire, et elle y mena pendant cinq ans une vie véritablement angélique. Pleine de mépris pour tout ce qui flatte la plupart des hommes, elle faisait consister sa gloire dans la pratique de la pauvreté volontaire et humiliations ; son plus grand plaisir était de chanter jour et nuit les louanges du Seigneur.

En vain sainte Édeltrude cherchait à vivre ignorée, ses vertus perçaient le voile épais de son humilité. Après la mort du prince son mari, elle fut tellement sollicitée à un nouveau mariage par le roi de Northumberland, qu’elle finit par y consentir, mais elle fut aussi heureuse que la première fois, car elle amena son second mari à vivre avec elle dans une continence parfaite. Nulle sainte peut-être n’a donné un pareil exemple, et pourtant rien n’est plus authentique.

Le roi l’aimait très tendrement, et elle-même avait pour lui une affection profonde autant que pure. Cependant sainte Édeltrude aspirait toujours à la vie cachée ; aussi finit-elle par obtenir de son royal époux la grâce d’entrer dans un monastère, où elle reçut le voile et parut aux yeux de ses soeurs comme un modèle de toutes les vertus.

Devenue bientôt Abbesse et fondatrice de plusieurs monastères, elle se vit bien plus heureusement mère selon la grâce qu’elle n’eût pu l’être selon la nature.

Elle ne faisait qu’un repas par jour, excepté les jours de grandes fêtes et quand elle était malade. Jamais elle ne portait de linge, mais de simples vêtements de laine. Son oraison était continuelle, et bien qu’elle eût assisté aux offices de la nuit, elle était toujours en prière avant le lever du jour. Après sept années de cette vie austère, jeune encore, elle reçut de Dieu la révélation qu’un certain nombre de ses sœurs mourraient bientôt de la peste et qu’elle-même les accompagnerait dans l’autre monde.

Elle souffrit avec une patience héroïque et mourut le 23 juin 679, saint Agathon étant pape, Constantin IV empereur d’Orient et Thierry III roi des Francs. Son corps fut trouvé dans un état de merveilleuse conservation plusieurs années après sa mort.


Mercredi 19 décembre 2018
des Quatre-Temps de l’Avent
2e classe
Temps de l’Avent



Oraison - collecte
Nous Vous en supplions, Dieu tout-puissant, faites que la prochaine solennité de la venue du Rédempteur nous procure des secours pour la vie présente et nous fasse obtenir les récompenses de l’éternelle Béatitude. Par Jésus-Christ Votre Fils, Notre Seigneur, qui vit et règne avec Vous dans l’unité du Saint-Esprit, Dieu dans tous les siècles des siècles.
Ainsi soit-il

Vie du Saint du jour
Le bienheureux Urbain V, de son nom de famille Guillaume de Grimoard, naquit près de Mende, sur un sommet des Cévennes en 1310. Il gravit rapidement les degrés successifs de l’échelle des lettres et des sciences. La vie religieuse s’offrit alors à lui comme l’idéal qui répondait le mieux aux tendances de son esprit et aux besoins de son cœur.


Il alla frapper à la porte de l’abbaye de Saint-Victor, près de Marseille, et, à l’ombre paisible du cloître, il s’éleva chaque jour de vertu en vertu. On remarquait particulièrement en lui une tendre dévotion pour la sainte Vierge.

Après avoir enseigné à Montpellier, à Paris, à Avignon et à Toulouse, et été peu de temps abbé de Saint-Germain d’Auxerre, il fut envoyé en Italie par le Pape Clément VI en qualité de légat. C’était, à son insu, un acheminement vers la plus haute dignité qui soit au monde. Il fut élu pape en 1362 et prit le nom d’Urbain V, parce que tous les papes qui avaient porté ce nom l’avaient illustré par la sainteté de leur vie.


C’est lui qui ajouta à la tiare papale une troisième couronne, non par orgueil, mais pour symboliser la triple royauté du Pape sur les fidèles, sur les Évêques et sur les États romains.


Il se proposa, en montant sur le trône de saint Pierre, trois grands projets : ramener la papauté d’Avignon à Rome, réformer les mœurs, propager au loin la Foi catholique.


 voir la grande vie du Saint


Résolution pratique du jour
Ne vous attribuez la gloire de rien, rapportez tout à Dieu et à Sa grâce.


Méditation du jour
Les désirs du Prêtre  suite

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