Ste Audrey (ou Ste Étheldrède)
23 juin
Sainte Audrey (ou Édeltrude) deux fois reine et deux fois retournée au couvent, fondatrice et Abbesse.
Sainte Audrey (ou Édeltrude) deux fois reine et deux fois retournée au couvent, fondatrice et Abbesse.

505

Sainte Édeltrude (ou Étheldrède), née vers l’an 610, saint Boniface IV étant pape, Héraclius empereur d’Orient et Clotaire II roi de France, nous donne une preuve de la possibilité de la sainteté au milieu des grandeurs du monde et dans l’état du mariage.

Fille d’un roi anglais, elle eut trois sœurs saintes comme elle : Sexburge, Witburge et Éthelburge. Un ardent amour pour Jésus-Christ et pour sa sainte Mère s’empara de ce cœur simple et droit, et de bonne heure, malgré son désir de passer sa vie dans une parfaite virginité.

Mariée plus tard par son père, elle eut le bonheur d’avoir pour époux un prince dont les goûts étaient les siens et qui vécut avec elle dans la continence. Au bout de trois années de vie commune, elle se retira, avec la permission de son mari, dans l’île d’Ély, qui lui avait été donnée pour douaire, et elle y mena pendant cinq ans une vie véritablement angélique. Pleine de mépris pour tout ce qui flatte la plupart des hommes, elle faisait consister sa gloire dans la pratique de la pauvreté volontaire et des humiliations ; son plus grand plaisir était de chanter jour et nuit les louanges du Seigneur.

En vain sainte Édeltrude cherchait à vivre ignorée, ses vertus perçaient le voile épais de son humilité. Après la mort du prince son mari, elle fut tellement sollicitée à un nouveau mariage par le roi de Northumberland, qu’elle finit par y consentir, mais elle fut aussi heureuse que la première fois, car elle amena son second mari à vivre avec elle dans une continence parfaite. Nulle sainte peut-être n’a donné un pareil exemple, et pourtant rien n’est plus authentique.

Le roi l’aimait très tendrement, et elle-même avait pour lui une affection profonde autant que pure. Cependant sainte Édeltrude aspirait toujours à la vie cachée ; aussi finit-elle par obtenir de son royal époux la grâce d’entrer dans un monastère, où elle reçut le voile et parut aux yeux de ses sœurs comme un modèle de toutes les vertus.

Devenue bientôt Abbesse et fondatrice de plusieurs monastères, elle se vit bien plus heureusement mère selon la grâce qu’elle n’eût pu l’être selon la nature.

Elle ne faisait qu’un repas par jour, excepté les jours de grandes fêtes et quand elle était malade. Jamais elle ne portait de linge, mais de simples vêtements de laine. Son oraison était continuelle, et bien qu’elle eût assisté aux offices de la nuit, elle était toujours en prière avant le lever du jour. Après sept années de cette vie austère, jeune encore, elle reçut de Dieu la révélation qu’un certain nombre de ses sœurs mourraient bientôt de la peste et qu’elle-même les accompagnerait dans l’autre monde.

Elle souffrit avec une patience héroïque et mourut le 23 juin 679, saint Agathon étant pape, Constantin IV empereur d’Orient et Thierry III roi des Francs. Son corps fut trouvé dans un état de merveilleuse conservation plusieurs années après sa mort.


Lundi 5 octobre 2026
de la Férie
4e classe
Temps après la Pentecôte



Oraison - collecte
Nous Vous supplions, Seigneur, de gardez Votre famille par l’assistance continuelle de Votre bonté, afin que, par Votre protection, elle soit délivrée de toute adversité et qu’elle soit fervente dans la pratique des bonnes œuvres, pour la gloire de Votre Nom. Par Jésus-Christ Votre Fils, Notre Seigneur, qui vit et règne avec Vous dans l’unité du Saint-Esprit, Dieu dans tous les siècles des siècles. Ainsi soit-il.


Mémoire de saint Placide et ses Compagnons, martyrs :


Ô Dieu qui nous faites la grâce d’honorer la naissance au Ciel de Vos saints Martyrs Placide et ses Compagnons, accordez-nous de jouir de leur société dans l’éternité bienheureuse. Par Jésus-Christ Votre Fils, Notre Seigneur, qui vit et règne avec Vous dans l’unité du Saint-Esprit, Dieu dans tous les siècles des siècles.

Ainsi soit-il

Vie du Saint du jour
La sainteté de saint Benoît dans sa grotte de Subiaco attira bientôt autour de lui de nombreux disciples, parmi lesquels les deux plus grands furent saint Maur, l’apôtre de l’Ordre Bénédictin en France, et saint Placide.


Confiés tous deux au saint Patriarche, le premier à douze ans et le second dès l’âge de sept ans, par leurs parents qui appartenaient aux plus illustres familles patriciennes de Rome, ils firent, sous la direction d’un tel maître, les plus rapides progrès dans la sainteté.


Saint Benoît avait une prédilection toute spéciale pour le jeune Placide, et de même que le Sauveur choisissait quelques-uns de Ses disciples pour être témoins de Ses miracles, il aimait à se faire accompagner de ce pieux enfant lorsque Dieu lui donnait d’en opérer.

Un jour que puisant de l’eau dans le lac de Subiaco, saint Placide y était tombé et que les flots l’emportaient loin de la rive, l’homme de Dieu envoya saint Maur qui en marchant miraculeusement sur l’eau, le délivra.

Ayant suivi saint Benoît au Mont-Cassin avec saint Maur, il y fut l’un des plus fermes soutiens du grand Patriarche des Moines d’Occident.


Aujourd’hui l’Office et la Messe célèbrent la mémoire de plusieurs Chrétiens qui furent mis à mort en Sicile vers 541 par des pirates sarrasins. D’après une pieuse tradition ces martyrs étaient saint Placide, sa sœur et les moines que saint Benoît avait envoyés avec lui.

 voir la grande vie du Saint


Résolution pratique du jour
Si vous n’avez pas bien servi Dieu depuis votre enfance, réparez le temps perdu.

Méditation du jour
Que chacun ait confiance en l’ « Ave Maria »  suite

|Qui sommes-nous ?| Effectuer un don| Contacts| |