S. Pierre Chrysologue
4 décembre

RÉSUMÉ :

La grande éloquence de saint Pierre lui valut le nom de Chrysologue qui signifie : parole d’or.

Comme nous le rappelle l’Oraison, sa promotion à l’Épiscopat de Ravenne (en 433), due à une apparition de l’Apôtre saint Pierre au Pape Sixte III, fut miraculeuse.

« Vous êtes le sel de la terre... et la lumière du monde » dit l’Évangile. « Prêchez la parole, insistez à temps et à contre-temps, reprenez, exhortez, censurez…, faites l’œuvre d’un prédicateur de la Vérité », ajoute l’Épître.

C’est ce que fit saint Chrysologue : il composa plus de 160 homélies pleines d’une doctrine qui lui valut le titre de Docteur de l’Église.

C’est lui qui a écrit cette maxime connue : « Celui qui s’amuse avec Satan doit renoncer à se réjouir avec le Christ ». Il mourut à Imola en 450. Écoutons avec amour la parole de Dieu.

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Saint Pierre était natif d’Imola, en Romagne. Son intelligence précoce et son bon naturel frappèrent l’Évêque de cette ville, nommé Corneille,

qui prit soin de l’instruire et l’ordonna Diacre.

En 433, il accompagna à Rome son bienfaiteur, chargé d’obtenir de Sixte III qu’il confirmât l’élection du nouvel Archevêque de Ravenne. Le Pape refusa ce qu’on lui demandait et proposa Pierre, dont il avait apprécié les mérites. Les gens de Ravenne soulevèrent des difficultés, arguant de l’obscurité du candidat et qu’il n’avait pas reçu le Sacerdoce ; mais ils finirent par se rendre. Jamais choix ne fut plus heureux.

Saint Pierre s’en montra digne en travaillant avec un zèle infatigable à réformer les abus et à déraciner les restes des superstitions païennes. Surtout il ne ménageait pas les instructions aux fidèles ; un de ses successeurs en recueillit cent soixante-seize. Elles se distinguent par la brièveté, l’élégance et le naturel ; toutefois elles plaisent plus à l’esprit qu’elles ne touchent le cœur, et, quoiqu’elles aient valu à leur auteur le surnom de Chrysologue (qui parle d’or), on ne peut les regarder comme des modèles de la véritable éloquence.

Il prêchait souvent devant Valentinien III, qui tenait sa cour à Ravenne, et ce fut à la faveur de ce prince qu’il dut l’érection de cette ville en métropole. Un des derniers actes de saint Pierre fut de protester contre l’apologie que l’hérésiarque Eutychès, condamné par le concile de Constantinople, avait faite de sa doctrine. « C’est avec tristesse », lui écrivit-il, « que j’ai reçu votre lettre ; car, si la paix de l’Église est pour nous une anticipation du bonheur céleste, la dissension entre ses membres nous plonge dans l’affliction et dans les larmes ».

Bientôt après, il accueillit de la façon la plus honorable saint Germain d’Auxerre et lui rendit, après sa mort, de grands honneurs. Sentant approcher sa fin, il voulut retourner dans sa patrie ; il y mourut le 2 décembre 450, saint Léon le Grand étant pape, Valentinien III empereur d’Occident et Mérovée roi des Francs Saliens.

On lui doit la fondation de l’abbaye de Classe, près de Ravenne.


Vendredi 27 avril 2018
S. Pierre Canisius,

confesseur et docteur de l’Église
3e classe

Temps Pascal



Oraison - collecte
Ô Dieu, qui pour la défense de la Foi catholique avez armé de vertu et de science Votre Confesseur le bienheureux Pierre ; accordez dans Votre bonté que ses exemples et ses enseignements ramènent les cœurs égarés à la sagesse du salut et fassent persévérer les âmes fidèles dans la confession de la vérité. Par Jésus-Christ Votre Fils, Notre Seigneur, qui vit et règne avec Vous dans l’unité du Saint-Esprit, Dieu dans tous les siècles des siècles.
Ainsi soit-il

Vie du Saint du jour
Né à Nimègue (Hollande), le 8 mai 1521, mort à Fribourg (Suisse) le 21 décembre 1597, canonisé et proclamé Docteur de l’Église par Pie XI.


C’est à juste titre que ce Saint hollandais est surnommé l’apôtre de l’Allemagne, le marteau des hérétiques, le Jérôme et l’Augustin de son siècle, le défenseur de l’Église contre les portes de l’enfer.

Par ses prédications éloquentes, par ses livres de controverse et de piété, par la fondation de plusieurs collèges, par les missions dont quatre Papes le chargèrent auprès des princes et des évêques allemands, il enraya les progrès du protestantisme et fit refleurir la vie Catholique.


Il assista en qualité de théologien au Concile de Trente, et soutint les intérêts de l’Église à la diète d’Augsbourg et au colloque de Worms.

Profondément humble, il refusa les évêchés de Vienne et de Cologne.

Nous lui devons le premier catéchisme, qui suffirait à lui mériter la reconnaissance des Catholiques.


Le bienheureux acheva ses jours au collège Saint-Michel à Fribourg, où les pèlerins visitent sa chambre et vénèrent son tombeau.

 voir la grande vie du Saint


Résolution pratique du jour
Sanctifiez-vous dans votre situation, quelle qu’elle soit.

Méditation du jour
Louange et gloire à Dieu qui veille aussi sur nous  suite

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