S. Narcisse
29 octobre

RÉSUMÉ :

On lit au Martyrologe romain :


« À Jérusalem, l’anniversaire du bienheureux Narcisse évêque. Digne de louange pour sa sainteté, sa patience et sa Foi, ce fut par une heureuse mort qu’il s’en alla vers le Seigneur, à l’âge de cent seize ans. »

Saint Narcisse, évêque de Jérusalem, opérant un miracle transformant de l
Saint Narcisse, évêque de Jérusalem, opérant un miracle
transformant de l'eau en huile pour l'éclairage de l'Office de la nuit pascale.

712

Saint Narcisse, naît en Palestine vers la fin du Ier siècle, saint Évariste étant pape et Trajan empereur. Il s’appliqua dès sa jeunesse avec un grand soin, à l’étude des sciences divines et humaines, où il réussit d’une manière merveilleuse. Il entra dans l’état ecclésiastique, et l’on put voir en lui le modèle achevé de toutes les vertus sacerdotales ; aussi l’appelait-on le saint prêtre.

Pendant toute sa vie il fut entouré de l’estime universelle ; toutefois ce n’est qu’à l’âge de quatre-vingts ans qu’il fut choisi pour évêque de Jérusalem. Il dut se rendre, malgré sa vive opposition, aux vœux unanimes du clergé et du peuple et fut sacré vers l’an 180. Cette haute dignité lui inspira un nouveau zèle et une nouvelle ferveur, et il gouverna son troupeau avec une vigueur qu’on n’aurait pas dû naturellement attendre de son grand âge.

Sa vie austère et pénitente fut tout entière vouée au bien de l’Église. En 195, il présida, avec Théophile de Césarée, un concile tenu relativement à la célébration de la fête de Pâques, et où il fut décidé que cette fête se célébrerait toujours un dimanche, et non le jour où il était d’usage de la célébrer chez les Juifs.

Le Ciel opéra un grand nombre de prodiges par les mains de ce vénérable pontife : on en raconte un particulièrement remarquable. Une veille de Pâques, l’huile manquait aux lampes de son église pour les offices solennels qui avaient alors lieu dans la nuit. Saint Narcisse commanda de tirer de l’eau à un puits qui était proche et de la lui apporter ; il la bénit et la fit verser dans les lampes ; on s’aperçut alors qu’elle s’était changée en huile, ce qui excita l’admiration des fidèles. On conserva longtemps avec respect des restes de cette huile miraculeuse.

La vénération que ce saint évêque s’était attirée ne put le garantir de la malice des méchants. Trois scélérats l’accusèrent d’un crime atroce et confirmèrent leur calomnie par des imprécations horribles contre eux-mêmes. L’un dit : « Je veux être brûlé vif, si cela n’est pas vrai ! ». L’autre : « Je veux être couvert de la lèpre ! ». Le troisième : « Je consens à perdre la vue ! ». Saint Narcisse crut devoir céder à l’orage et se retira dans un désert, où il s’ensevelit pendant huit années.

Dieu Se chargea de sa vengeance. Ses calomniateurs reçurent le prix de leur crime : le premier périt dans un incendie, avec toute sa famille ; le second fut couvert d’une lèpre horrible ; le troisième, frappé d’effroi et plein de repentir, pleura son péché au point qu’il en perdit la vue.

Saint Narcisse ne put résister plus longtemps aux instances de son peuple et vint reprendre le soin de son Église. Mais il se donna un coadjuteur, à cause de son grand âge. Après quelques années de prière et d’union avec Dieu, il mourut à l’âge de cent seize ans. C’était vers l’an 216, saint Zéphyrin étant pape et Caracalla empereur.


Lundi 7 septembre 2026
de la Férie
4e classe
Temps après la Pentecôte



Oraison - collecte
Seigneur, purifiez et fortifiez Votre Église par le continuel effet de Votre miséricorde ; et puisqu’elle ne peut subsister sans Vous, conduisez-la toujours au moyen de Votre grâce. Par Jésus-Christ Votre Fils, Notre Seigneur, qui vit et règne avec Vous dans l’unité du Saint-Esprit, Dieu dans tous les siècles des siècles.
Ainsi soit-il

Vie du Saint du jour
Saint Clodoald (saint Cloud) était le troisième des fils de Clodomir, roi des Francs d’Orléans. Il avait trois ans à peine quand son père fut tué. Confié à la tutelle de sa sainte aïeule, Clotilde, il fut attiré par ruse à Paris, dans le palais des Thermes, ainsi que ses infortunés frères, par leurs oncles Childebert et Clotaire. Ces deux princes massacrèrent les aînés et laissèrent le jeune Clodoald pour mort.


Rappelé à la vie, Clodoald renonça au monde, coupa lui-même les longs cheveux, insignes de sa race royale, et se retira dans la solitude.

Bientôt il vint se placer sous la direction du célèbre saint Séverin qui vivait en reclus près de Paris. Quelques temps éloigné de la capitale et résidant en province, il fut rappelé par le vœu des parisiens. L’évêque Eusèbe lui conféra les Ordres sacrés, et il exerça le saint ministère jusqu’à ce que l’amour de la solitude l’exilât encore.


Il se rendit sur une colline voisine de la Seine, en un lieu appelé Nogent, où il rassembla un nombre considérable de disciples qui, comme lui, fuyaient les vicissitudes de la vie publique.

Il y mourut saintement, l’an 560, et laissa, avec le souvenir de ses vertus, son nom au village formé autour de son monastère, lequel devint, sous l’ancienne monarchie, le titre ducal des archevêques de Paris.


 voir la grande vie du Saint


Résolution pratique du jour
Comprenez que votre salut est plus facile dans l’humilité que dans les honneurs.

Méditation du jour
Puissance d’une âme aimante sur le Cœur de Dieu  suite

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