S. Jean Gualbert
12 juillet

RÉSUMÉ :

Saint Jean Gualbert naquit à Florence, vers l’an 999. Un Vendredi-Saint, escorté de ses gens en armes, il rencontra, seul et sans défense, le meurtrier de son frère. Il allait le percer de sa lance, quand celui-ci se jeta à ses pieds et implora son pardon pour l’amour de Jésus crucifié. Saint Jean se souvint de la parole d’amour de l’Évangile et l’embrassa comme un frère.

Touché davantage encore de la grâce, il revêtit l’habit monastique et bientôt, législateur comme Moïse, il fonda, à Val-Ombreuse (Toscane), un Ordre nouveau auquel il donna la règle de saint Benoît, et qui fleurit encore de nos jours, après plus de huit siècles d’existence.

La simonie régnait partout en Italie. Sa fermeté et son éloquence bannirent ce désordre de l’Étrurie et ramenèrent sa patrie à l’intégrité de la Foi et des mœurs. Aussi quand il mourut en 1073, on écrivit sur sa tombe : « À Jean Gualbert, citoyen de Florence, libérateur de l’Italie ».

Saint Jean Gualbert, encore tout mondain et prêt à faire vengeance, pardonne le meurtrier de son frère qui le supplie au Nom du Sauveur.
Saint Jean Gualbert, encore tout mondain et prêt à faire vengeance,
pardonne le meurtrier de son frère qui le supplie au Nom du Sauveur.

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Saint Jean Gualbert naquit à Florence vers l’an 999, Sylvestre II étant pape, Otton III empereur d’Allemagne et Robert II le Pieux roi de France. Il fut élevé avec soin dans les maximes de la piété et dans l’étude des lettres ; mais à peine était-il entré dans le monde, qu’il y prit un goût excessif.

L’amour des plaisirs l’emporta tellement, que ce qui lui avait paru criminel ne lui offrit plus rien que de légitime et d’innocent.

Il était perdu sans ressources, si Dieu n’eût ménagé des circonstances pour lui ouvrir les yeux et le tirer de l’état déplorable où il s’était réduit.

Un jour de Vendredi-Saint, il rencontre dans un chemin le meurtrier de son frère, et, plein d’idées de vengeance, il va le percer de son épée, lorsque le malheureux, se jetant à terre, les bras en croix, le conjure, par la Passion de Jésus-Christ, de ne pas lui ôter la vie. Gualbert ne peut résister à ce spectacle. L’exemple du Sauveur priant pour Ses bourreaux amollit la dureté de son cœur ; il tend la main au gentilhomme et lui dit : « Je ne puis vous refuser ce que vous me demandez au nom de Jésus-Christ. Je vous accorde non seulement la vie, mais mon amitié. Priez Dieu de me pardonner mon péché. »

S’étant ensuite embrassés, ils se séparèrent. Saint Jean se dirige de là vers l’église d’une abbaye voisine ; il se jette lui-même aux pieds d’un crucifix, et y prie avec une ferveur extraordinaire. Dieu lui fait connaître par un prodige que sa prière est exaucée, et qu’il a obtenu le pardon de ses fautes ; car le crucifix devant lequel il priait baisse la tête et s’incline vers lui, comme pour le remercier du pardon qu’il a généreusement accordé par amour pour Dieu.

Changé en un homme nouveau, saint Jean prit l’habit de saint Benoît et devint un religieux si fervent, qu’à la mort de l’Abbé tous les suffrages se réunirent sur lui ; mais il ne voulut jamais accepter la dignité qu’on lui offrait. Il se retira à Vallombreuse, qui devint le berceau d’un nouvel Ordre, où la règle de saint Benoît était suivie dans toute sa rigueur.

On trouve dans la vie de saint Jean Gualbert toutes les austérités et toutes les vertus qu’on rencontre dans la vie des plus grands Saints.

Par un temps de disette, il se fit conduire au grenier presque vide, et les provisions, à sa prière, se multiplièrent au point qu’il put distribuer du blé à tous ses couvents et à tous les pauvres qui se présentèrent.

Ayant trouvé un monastère trop riche, il pria un ruisseau voisin de prendre la violence d’un torrent et de renverser l’édifice, ce qui s’accomplit aussitôt.

Un de ses couvents fut dévasté, incendié, et les religieux fort maltraités : « Vous êtes maintenant de vrais religieux, leur dit le Saint ; oh ! que j’envie votre sort ! »

La fin de cette vie toute merveilleuse arriva le 12 juillet. C’était l’an 1073, saint Grégoire VII étant pape, Henri IV empereur d’Allemagne et Philippe Ier roi de France.


Dimanche 25 juin 2017
3e dimanche après la Pentecôte
Solennité facultative du Sacré-Cœur

2e classe
Temps après la Pentecôte



Oraison - collecte
Ô Dieu, qui êtes le protecteur de ceux qui espèrent en Vous, et sans lequel il n’y a rien de ferme, ni de saint ; multipliez sur nous Vos miséricordes, afin que, sous Votre loi et Votre conduite, nous passions de telle sorte par les biens temporels, que nous ne perdions pas les éternels. Par Jésus-Christ Votre Fils, Notre Seigneur, qui vit et règne avec Vous dans l’unité du Saint-Esprit, Dieu dans tous les siècles des siècles. Ainsi soit-il.


Pour la solennité du Sacré-Cœur :


Ô Dieu, qui dans le Cœur de Votre Fils, blessé par nos péchés, daignez nous prodiguer les trésors infinis de Son amour ; faites, nous Vous en supplions, qu’en Lui rendant l’hommage de notre dévotion et de notre piété nous remplissions aussi dignement envers Lui le devoir de la réparation. Par le même Jésus-Christ Votre Fils, Notre Seigneur, qui vit et règne avec Vous dans l’unité du Saint-Esprit, Dieu dans tous les siècles des siècles.

Ainsi soit-il

Vie du Saint du jour
Saint Guillaume naquit de parents nobles à Verceil, en Piémont. Ayant quitté sa famille et ses biens, il bâtit sur le Mont de la Vierge un monastère. Comme Moïse, auquel Dieu donna Sa Loi sur la montagne, il fut guidé par le Ciel et donna à la Congrégation des Ermites, dont il devint le Père, une Règle inspirée en grande partie de celle de saint Benoît.


À la sainteté de sa vie, tout entière passée dans la méditation des choses divines, s’ajouta le renom de ses nombreux miracles.


Après avoir prédit le moment de sa mort, il s’endormit dans le Seigneur, en l’an 1142, et eut au Ciel le front ceint de « la couronne de pierres précieuses », symbole de ses vertus.

Marchons sur les traces de saint Guillaume en nous aidant de ses prières.


 voir la grande vie du Saint


Résolution pratique du jour
Écoutez les inspirations du Ciel et gardez-vous de suivre en aveugle votre volonté propre.

Méditation du jour
La divine Eucharistie, excès de l’amour de Jésus-Christ pour Son Père et pour nous  suite

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