S. Irénée
3 juillet

RÉSUMÉ :

Vers la fin du IIe siècle, alors que les sectes gnostiques cherchaient à saper par sa base la religion chrétienne, Dieu suscita saint Irénée pour leur résister en face. « Il lui accorda la grâce de détruire les hérésies par la vérité de la doctrine ».

Succédant à saint Pothin sur le siège de Lyon en 177, saint Irénée « prêcha à temps et à contre-temps », comme le veut saint Paul, et se fit le défenseur du Christ et de Son Épouse.

L’Église, déclare-t-il, disséminée à travers le monde, jusqu’aux extrémités de la terre, professe la Foi qu’elle a reçue des Apôtres qui l’ont reçue eux-mêmes du Fils de Dieu.

Et cette Église a son centre à Rome « avec qui toute l’Église doit s’accorder à cause de sa principauté supérieure, car, par la succession des Pontifes romains la tradition apostolique de l’Église est parvenue jusqu’à nous ».

Ardent apologiste, saint Irénée fut aussi un profond théologien. On l’a appelé le père de la théologie catholique et l’anneau d’or qui relie l’esprit de l’Évangile à la doctrine des Pères.

L’oreille encore remplie des derniers échos de l’enseignement apostolique, il fut le premier à faire la synthèse raisonnée de notre Foi. Son traité : La fausse science démasquée et réfutée aussi appelé Contre les hérésies, porta un coup mortel à l’hérésie gnostique.

Saint Jérôme lui donne le titre glorieux de Martyr. Il mourut, croit-on, pendant la persécution de Septime-Sévère en 202. Benoît XV étendit sa fête à l’Église universelle.

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Vers l’an 120, saint Sixte Ier étant pape et Adrien empereur, saint Irénée naquit en Asie mineure et y passa ses premières années. Il eut le bonheur insigne d’être, jeune encore, disciple de l’admirable Évêque de Smyrne, saint Polycarpe. Saint Irénée conçut une telle vénération pour son saint maître, que, non content de se pénétrer de sa doctrine et de son esprit, il modelait sur lui ses actions et jusqu’à son pas et sa démarche. Il fut bientôt fort instruit dans les saintes Écritures et dans les traditions apostoliques, et déjà l’on pouvait prévoir en lui l’auteur futur de tant de saints ouvrages et surtout de ce travail si remarquable Contre les Hérésies, où devaient puiser, comme à une source riche et sûre, tous les savants de l’avenir.

Saint Irénée était, il est facile de le comprendre, l’enfant chéri de saint Polycarpe ; mais il était aussi l’espoir et la joie de toute la Chrétienté. Jamais diacre ne s’acquitta de toutes ses fonctions avec tant de zèle. L’ardeur du jeune apôtre s’enflammait de plus en plus à la vue des missionnaires que saint Polycarpe envoyait dans les Gaules ; aussi bientôt il reçut de son maître l’ordre impatiemment désiré d’aller au secours du vieil Évêque de Lyon, saint Pothin. Saint Polycarpe fit, au jour de la séparation, un grand sacrifice ; mais il fit aussi une œuvre féconde.

Le bonheur du vénérable Évêque des Gaules dépassa toutes ses espérances, quand il reconnut tout le mérite de son jeune auxiliaire. Avec saint Irénée, l’avenir de l’Église occidentale était sauvé. Une terrible persécution fit disparaître saint Pothin et un grand nombre de fidèles ; les païens avaient cru noyer l’Église lyonnaise dans le sang de ses enfants ; mais saint Irénée restait encore, et, par l’ordre du pape saint Éleuthère, il montait bientôt sur le siège épiscopal de Lyon.

Ses prières, ses prédications, ses exhortations, ses réprimandes, eurent bientôt reconstitué cette Église dévastée, et réuni dans un seul cœur et une seule âme ce troupeau dispersé. La paix toutefois n’était que précaire, et la persécution fit couler de nouveau le sang des martyrs. Le temps de saint Irénée n’était pas encore venu, son œuvre n’était que commencée, et Dieu voulait lui donner le temps de l’accomplir.

Quand les horreurs de la persécution éclatèrent encore, l’Église de Lyon, toujours en vue, était prête à subir le choc. Saint Irénée, plus que jamais, ranimait la Foi de ses enfants et leur montrait le Ciel. Il fut au nombre des premières victimes, c’était la juste récompense due à ses longs travaux. Les yeux levés vers la Patrie céleste où l’attendaient saint Pothin et saint Polycarpe, ses devanciers, il reçut le coup de la mort. C’était l’an 202, saint Victor Ier étant pape et Septime-Sévère empereur.

Parmi tous les éloges que lui ont donnés les Saints, citons les titres glorieux de Zélateur du Nouveau Testament, Flambeau de la Foi, homme versé dans toutes les sciences.


Mercredi 12 août 2026
Ste Claire,

vierge
3e classe

Temps après la Pentecôte



Oraison - collecte
Exaucez-nous, ô Dieu notre Sauveur, afin que, comme la fête de la bienheureuse Claire, Votre Vierge, nous donne la joie, elle nous enseigne aussi la ferveur d’une sainte dévotion. Par Jésus-Christ Votre Fils, Notre Seigneur, qui vit et règne avec Vous dans l’unité du Saint-Esprit, Dieu dans tous les siècles des siècles.
Ainsi soit-il

Vie du Saint du jour
Dieu avait fait surgir à côté de saint Benoît sa sœur sainte Scholastique ; Il plaça à côté de saint François d’Assise, sainte Claire, qui fut préposée par lui au deuxième Ordre, dont il est le fondateur (1).


Cette Sainte naquit à Assise, en Italie, à la fin du XIIe siècle. Étant allée trouver le Patriarche saint François, elle lui exprima son désir de devenir l’épouse du Christ. N’ayant pas encore institué de religieuses de son Ordre, ce Saint plaça la jeune vierge chez les Bénédictines de Saint-Paul, puis dans le monastère bénédictin de Saint-Ange de Panso, dans le voisinage d’Assise. Agnès, sa sœur, étant venue la rejoindre, saint François les plaça toutes deux dans une petite maison contiguë à l’église Saint-Damien. Bientôt sa mère et de nombreuses personnes se joignirent à elles.


Leur règle comportait des austérités jusqu’alors inconnues dans les monastères de femmes. Elles marchaient nu-pieds, couchaient sur la terre, gardaient une perpétuelle abstinence et faisaient de la pauvreté la base de toute leur vie, afin que plus détachées, elles pussent se donner davantage à Dieu.


La dévotion extraordinaire que sainte Claire avait envers le Très Saint Sacrement fut récompensée par un miracle. Un jour que des Sarrasins, qui assiégeaient Assise, voulaient pénétrer dans le couvent de Saint-Damien, elle prit le ciboire et les mit en fuite.


Le 11 août 1253, visitée par un chœur de Vierges, vêtues de blanc, parmi lesquelles s’en distinguait une surpassant en beauté toutes les autres, elle alla au devant de son Époux, et fut canonisée deux ans après par le Pape Alexandre IV.


(1)- Saint François fonda trois Ordres :

Celui des Franciscains ou premier Ordre, celui des Clarisses ou deuxième Ordre et enfin, pour les personnes laïques, le troisième Ordre appelé pour cela Tiers-Ordre.


 voir la grande vie du Saint


Résolution pratique du jour
Le mérite caché dans chaque instant du jour est la pierre philosophale qui change en or divin les occupations, les ennuis, les souffrances, les plus minimes actions.

Méditation du jour
Qu’est-ce que prier ?  suite

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