S. Guillaume de Verceil
25 juin

RÉSUMÉ :

Saint Guillaume naquit de parents nobles à Verceil, en Piémont. Ayant quitté sa famille et ses biens, il bâtit sur le Mont de la Vierge un monastère. Comme Moïse, auquel Dieu donna Sa Loi sur la montagne, il fut guidé par le Ciel et donna à la Congrégation des Ermites, dont il devint le Père, une Règle inspirée en grande partie de celle de saint Benoît.

À la sainteté de sa vie, tout entière passée dans la méditation des choses divines, s’ajouta le renom de ses nombreux miracles.

Après avoir prédit le moment de sa mort, il s’endormit dans le Seigneur, en l’an 1142, et eut au Ciel le front ceint de « la couronne de pierres précieuses », symbole de ses vertus.

Marchons sur les traces de saint Guillaume en nous aidant de ses prières.

Saint Guillaume de Verceil, ermite puis fondateur et Abbé de le Congrégation des Ermites, mort en 1142.
Saint Guillaume de Verceil, ermite puis fondateur et Abbé de le Congrégation des Ermites, mort en 1142.

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Saint Guillaume, né de parents nobles, à Verceil dans l’Insubrie (en Lombardie), avait à peine atteint sa quatorzième année, que, brûlant d’une admirable ardeur de piété, il se rendit en pèlerinage au célèbre sanctuaire de Saint Jacques-de-Compostelle. Il accomplit ce voyage vêtu d’une seule tunique, nu-pieds et le corps entouré d’une double ceinture de fer ; il supporta la plus grande rigueur du froid et de la chaleur, de la faim et de la soif, et courut de grands dangers pour sa vie.

De retour en Italie, il médite un nouveau pèlerinage au tombeau du Sauveur. Mais, au milieu de ses préparatifs, de grands et nombreux embarras l’arrêtent : c’était la volonté divine qui réservait l’âme pieuse de ce jeune homme à de plus hautes et de plus saintes destinées. Saint Guillaume demeura deux ans sur le mont Solicule, se livrant assidûment à la prière, aux veilles, aux jeûnes : là, avec l’aide de Dieu, il rendit la lumière à un aveugle. La renommée de ce miracle s’étant répandue, saint Guillaume ne put demeurer caché ; aussi songe-t-il de nouveau à Jérusalem et se hâte-t-il de se mettre en chemin.

« Mais sur un avertissement de Dieu qui lui apparaît, il renonça à son projet, devant être beaucoup plus utile et plus précieux aux Italiens qu’aux autres nations. C’est alors qu’il érige, dans un lieu inaccessible, avec une promptitude merveilleuse, un monastère sur le sommet du mont Virgiliano, qui depuis ce temps s’appela Monte Vergine. Il s’adjoint des associés savants et religieux et leur fixe une règle de vie, souverainement conforme aux préceptes et aux conseils évangéliques, tantôt leur donnant des lois prises en grande partie dans l’institut de saint Benoît, tantôt les formant par ses paroles et les exemples de sa sainteté.

« Ayant ensuite élevé d’autres monastères, saint Guillaume attira par la renommée universelle de ses vertus, par le parfum de sa sainteté, par le bruit de ses miracles, de nombreux disciples venus de tous côtés. Plusieurs muets recouvrèrent la parole, des sourds l’ouïe, des épuisés la vigueur, des incurables la santé. Saint Guillaume changea l’eau en vin et accomplit beaucoup d’autres miracles parmi lesquels on ne saurait passer sous silence celui-ci : Une misérable femme ayant été envoyée pour le tenter, il se roula par terre sur des charbons ardents et n’en éprouva aucun mal. Le roi de Naples, Roger Ier, apprit ce fait et en conçut une profonde vénération pour l’homme de Dieu.

« Enfin, après avoir annoncé le jour de sa mort au roi et à plusieurs autres personnes, il s’endormit dans le Seigneur, ayant acquis une célébrité par ses vertus et par ses miracles, l’an du salut 1142. » (Légende du Bréviaire romain) Innocent II était pape, Conrad III empereur et Louis VII roi de France.


Mardi 21 août 2018
Ste Jeanne-Françoise

Frémiot de Chantal,

veuve
3e classe

Temps après la Pentecôte



Oraison - collecte
Dieu tout-puissant et miséricordieux, qui, après avoir embrasé de Votre amour la bienheureuse Jeanne-Françoise, lui avez donné la force d’âme admirable qui la fit avancer en perfection dans toutes les situations de la vie, et qui avez voulu orner par elle Votre Église d’une nouvelle famille religieuse ; faites, en considération de ses mérites et de ses prières, que, conscients de notre faiblesse, mais confiants en Votre secours, nous puissions, à l’aide de la grâce céleste, surmonter tout ce qui nous est contraire. Par Jésus-Christ Votre Fils, Notre Seigneur, qui vit et règne avec Vous dans l’unité du Saint-Esprit, Dieu dans tous les siècles des siècles.
Ainsi soit-il

Vie du Saint du jour
Comme Marie, dont nous venons de célébrer l’Assomption, sainte Jeanne-Françoise de Chantal fut épouse, mère et veuve. Comme saint Bernard, elle naquit à Dijon et reçut au baptême le nom de Jeanne, parce que ce jour-là, 23 janvier 1572, le calendrier portait le nom de saint Jean l’Aumônier. Celui de Françoise qu’elle ajouta, lors de sa Confirmation, nous rappelle le doux Saint de Genève.


Comme autrefois saint Benoît et sainte Scholastique, comme saint François d’Assise et sainte Claire, saint François de Sales et sainte Jeanne-Françoise, correspondant aux desseins de la divine Providence, unirent leurs pieux efforts et illustrèrent l’Église par la « fondation d’une nouvelle famille ».


À la mort du baron de Chantal (1601), la jeune veuve se consacre au Seigneur par le vœu de chasteté perpétuelle, et elle écrit avec un fer rouge sur sa poitrine le nom de Jésus. Femme forte, elle quitta tout pour acheter à ce prix la perle précieuse de la vie religieuse. De ses six enfants il lui en restait encore quatre et son vieux père. « Arrêtons le cours de nos larmes, lui dit ce vénérable vieillard, pour faire plus d’honneur à la sainte volonté de Dieu ».


Son fils, Celse-Bénigne, s’oppose au départ de sa mère et se couche en travers de la porte : « Si je ne puis vous retenir, du moins vous passerez sur le corps de votre fils ». Madame de Chantal lutte contre les révoltes de son cœur, et, après avoir laissé couler librement ses larmes, elle s’arme de force et passe sur le corps de son fils. Elle devint la mère de nombreuses vierges de l’Ordre de la Visitation, aujourd’hui répandues dans le monde entier et auxquelles, toute pleine de l’esprit de charité divine elle répétait sans cesse comme saint Jean, son patron : « Aimons Dieu de tout notre cœur, et notre prochain comme nous-mêmes pour l’amour de Dieu ».


Elle mourut en 1641 à Moulins. À l’exemple et par l’intercession de sainte Jeanne-Françoise prions Dieu, afin que, connaissant notre faiblesse et confiants en Sa force, nous surmontions par Sa grâce tous les obstacles.


 voir la grande vie du Saint


Résolution pratique du jour
Retenez la belle devise de sainte Jeanne-Françoise : « Mourir à soi pour vivre à Dieu ».

Méditation du jour
Acte de conformité à la volonté de Dieu  suite

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