S. Frédéric
18 juillet
Saint Frédéric, évêque, assassiné après sa Messe pour avoir repris l’impératrice Judith de ses scandales.
Saint Frédéric, évêque, assassiné après sa Messe pour avoir repris l’impératrice Judith de ses scandales.

583

Saint Frédéric descendait d’une famille distinguée parmi les Frisons. Son enfance fut tout angélique. Instruit d’abord par des religieux, ensuite par saint Ricfrid, évêque d’Utrecht, quand il eut l’âge requis, il entra dans les Ordres. Il fut le Vicaire général de Ricfrid, puis son successeur. L’empereur Louis le débonnaire le fit sacrer évêque en sa présence. Cette dignité ne fit qu’accroître les vertus de saint Frédéric. Il vit dans l’augmentation de ses revenus un moyen de multiplier ses libéralités envers les malheureux.

Ses délices étaient de veiller au pied des autels. Il commença la visite de son diocèse par l’île Walachrie, à l’embouchure du Rhin, et parvint à réformer les mœurs dissolues qui y régnaient. Partout il instruisait les fidèles, corrigeait les abus, réparait les églises ruinées, convertissait les pécheurs, détruisait les restes de l’idolâtrie. Il fut puissamment secondé par saint Odulphe, un des plus éloquents missionnaires de l’époque, qui vint se mettre à sa disposition.

Un jour que le saint évêque se disposait à monter à l’autel, deux étrangers demandèrent à lui parler ; il leur fit dire d’attendre la fin des saints mystères. Ces deux hommes étaient envoyés par l’impératrice Judith, seconde femme de Louis le débonnaire, que saint Frédéric avait reprise de ses scandales. Il célébra avec une grande dévotion, et, montant en chaire à l’Évangile, il prédit sa mort en termes couverts. Après la Messe, il congédia tout le monde, se retira dans la chapelle de Saint-Jean-Baptiste, où il avait fait faire son tombeau, et, quand il se fut préparé à la mort, il envoya dire aux deux étrangers qu’ils pouvaient se présenter.

Dès qu’ils l’aperçurent, ils se précipitèrent sur lui, le poignard à la main. Atteint de plusieurs blessures mortelles, il laissa aux assassins le temps de fuir avant d’appeler ses gens. Il pria qu’on le mit dans son sépulcre, commença lui-même l’Office des morts puis expira. C’était l’an 838, Grégoire IV étant pape, Louis Ier le débonnaire empereur d’Occident, Théophile empereur de Byzance et Louis le pieux roi de France.

Le saint pontife, étant mort pour la défense de la Loi de Dieu, a mérité le nom de martyr.


Jeudi 23 mai 2019
Saint Didier,

évêque de Vienne et martyr
4e classe

Temps Pascal


S. Siagre,

évêque de Nice et confesseur


S. Jean-Baptiste de Rossi,

prêtre et confesseur


voir Le Martyrologe #90-4


(Prière de ce jour) :
Voir « Mois de Marie » #1399-101




Oraison - collecte
Ô Dieu, qui donnez à Vos fidèles de n’avoir plus qu’un seul vouloir, accordez à Vos peuples d’aimer ce que Vous leur commandez, de désirer ce que Vous leur promettez ; afin qu’au milieu des changements de ce monde, nos cœurs demeurent fixés là où sont les joies véritables. Par Jésus-Christ Votre Fils, Notre Seigneur, qui vit et règne avec Vous dans l’unité du Saint-Esprit, Dieu dans tous les siècles des siècles.
Ainsi soit-il

Vie du Saint du jour
Ce saint évêque s’attira beaucoup de vénération par son savoir et par sa vertu. Il était né dans la ville d’Autun, mais il fut élevé dans celle de Vienne, en Dauphiné.

Saint Grégoire lui recommanda Mélite et Laurent, missionnaires, qu’il envoyait à saint Augustin, en Angleterre. Il se servit encore de son zèle pour réformer des abus qui s’étaient glissés en quelques Églises de France.

 voir la grande vie du Saint


Résolution pratique du jour
Servez Dieu gaiement. Un saint triste est un triste saint, disait le Saint Curé d’Ars.

Méditation du jour
La terre des vivants  suite

|Qui sommes-nous ?| Effectuer un don| Contacts|