S. Camille de Lellis
18 juillet

RÉSUMÉ :

L’Esprit-Saint, qui S’est manifesté de toutes façons dans l’âme des Saints dont le nom est apparu sur le Cycle liturgique depuis la fête de la Pentecôte, nous fait admirer aujourd’hui saint Camille, dont la charité eut spécialement pour objet Jésus dans le prochain.

Né en 1550, dans le royaume de Naples, de la noble famille des Lellis, saint Camillle entra chez les Capucins, mais une plaie qu’il avait à la jambe l’obligea par deux fois à en sortir. Dieu, en effet, le destinait à fonder une Congrégation de Clercs réguliers, consacrés au service des infirmes.

Il obtint du Siège apostolique l’approbation de son Institut. S’inspirant de l’exemple de Jésus qui est mort pour nous et qui a déclaré qu’il n’y avait pas de plus grande preuve d’amour que de donner sa vie pour les autres, les religieux s’y engagent à assister les malades, même atteints de la peste.

Saint Camille, de même que son Institut, reçut de Dieu la grâce toute spéciale d’aider victorieusement les âmes dans la lutte suprême de l’agonie, aussi le nom de ce Saint a-t-il été inséré par l’Église dans les Litanies des agonisants.

Saint Camille mourut à Rome le 14 juillet 1614. Léon XIII le proclama patron des hôpitaux et des malades et Pie XI l’indiqua comme protecteur des Sœurs hospitalières.

Saint Camille sert de commissionnaire dans un couvent de Capucins, où il se convertit.
Saint Camille sert de commissionnaire dans un couvent de Capucins, où il se convertit.

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Saint Camille de Lellis vint au monde l’an 1550, Paul III étant pape, Charles-Quint empereur et Henri II roi de France, dans une petite ville du royaume de Naples. Dans un songe, sa mère avait cru voir le fils qui devait lui naître bientôt portant une croix sur la poitrine, et suivi d’une foule d’autres enfants marqués du même signe : c’était le présage d’une haute destinée.

Mais saint Camille fut longtemps avant de réaliser les desseins de Dieu. Privé de sa mère dès le berceau, il eut une enfance peu vertueuse ; sa jeunesse fut même débauchée. Jusque vers l’âge de vingt-cinq ans, il mène une vie d’aventures, se livre au jeu avec frénésie, et un jour en particulier il joue tout, jusqu’à ses vêtements. Sa misère le fait entrer dans un couvent de Capucins, où il sert de commissionnaire. Un jour qu’il revenait d’une course qu’il avait faite à cheval, pour le service du monastère, il fut pénétré d’un vif rayon de la lumière divine et se jeta à terre, saisi d’un profond repentir, en versant un torrent de larmes : « Ah ! malheureux que je suis, s’écria-t-il, pourquoi ai-je connu si tard mon Dieu ? Comment suis-je resté sourd à tant d’appels ! Pardon, Seigneur, pardon pour ce misérable pécheur ! Je renonce pour jamais au monde ».

Transformé par la pénitence, saint Camille est admis au nombre des novices et mérite, par l’édification qu’il répand, le nom de frère Humble. Dieu permit que le frottement de la robe de bure rouvrit une ancienne plaie qu’il avait eue à la jambe, ce qui l’obligea de quitter le couvent des Capucins, et quand, guéri de son mal, il voulut revenir chez ces religieux, saint Philippe Néri, consulté par lui, lui dit : « Adieu, Camille, tu retournes chez les Capucins, mais ce ne sera pas pour longtemps. » En effet, peu après, la plaie se rouvrit, et saint Camille, obligé de renoncer à la vie monastique, s’occupa de soigner et d’édifier les malades dans les hôpitaux.

C’est en voyant la négligence des employés salariés de ces établissements que sa vocation définitive de fondateur d’un Ordre d’infirmiers se révéla à lui : « Nous porterons, se dit-il, la croix sur la poitrine ; sa vue nous soutiendra et nous récompensera. » Les commencements de cet Institut nouveau furent faibles et bien éprouvés, mais bientôt le nombre des religieux s’étendit au delà de toute espérance.

Saint Camille, après des études opiniâtres, s’était fait ordonner prêtre, et il était en mesure de soutenir sa tâche. Pendant la peste affreuse qui désola Rome et l’Italie en 1590, le Saint fit des prodiges de charité ; il allait partout à la recherche de la misère, se dépouillait lui-même et donnait jusqu’aux dernières ressources de son monastère. Dieu bénissait le désintéressement de Son serviteur, car des mains généreuses arrivaient toujours à temps pour renouveler les provisions épuisées.

Plein de vertus, épuisé de travaux, saint Camille mourut à Rome, les bras en croix, la prière sur les lèvres, le 14 juillet 1614, Grégoire XV étant pape, Matthias empereur d’Allemagne et Louis XIII roi de France.


Lundi 21 août 2017
Ste Jeanne-Françoise

Frémiot de Chantal,

veuve
3e classe

Temps après la Pentecôte



Oraison - collecte
Dieu tout-puissant et miséricordieux, qui, après avoir embrasé de Votre amour la bienheureuse Jeanne-Françoise, lui avez donné la force d’âme admirable qui la fit avancer en perfection dans toutes les situations de la vie, et qui avez voulu orner par elle Votre Église d’une nouvelle famille religieuse ; faites, en considération de ses mérites et de ses prières, que, conscients de notre faiblesse, mais confiants en Votre secours, nous puissions, à l’aide de la grâce céleste, surmonter tout ce qui nous est contraire. Par Jésus-Christ Votre Fils, Notre Seigneur, qui vit et règne avec Vous dans l’unité du Saint-Esprit, Dieu dans tous les siècles des siècles.
Ainsi soit-il

Vie du Saint du jour
Comme Marie, dont nous venons de célébrer l’Assomption, sainte Jeanne-Françoise de Chantal fut épouse, mère et veuve. Comme saint Bernard, elle naquit à Dijon et reçut au baptême le nom de Jeanne, parce que ce jour-là, 23 janvier 1572, le calendrier portait le nom de saint Jean l’Aumônier. Celui de Françoise qu’elle ajouta, lors de sa Confirmation, nous rappelle le doux Saint de Genève.


Comme autrefois saint Benoît et sainte Scholastique, comme saint François d’Assise et sainte Claire, saint François de Sales et sainte Jeanne-Françoise, correspondant aux desseins de la divine Providence, unirent leurs pieux efforts et illustrèrent l’Église par la « fondation d’une nouvelle famille ».


À la mort du baron de Chantal (1601), la jeune veuve se consacre au Seigneur par le vœu de chasteté perpétuelle, et elle écrit avec un fer rouge sur sa poitrine le nom de Jésus. Femme forte, elle quitta tout pour acheter à ce prix la perle précieuse de la vie religieuse. De ses six enfants il lui en restait encore quatre et son vieux père. « Arrêtons le cours de nos larmes, lui dit ce vénérable vieillard, pour faire plus d’honneur à la sainte volonté de Dieu ».


Son fils, Celse-Bénigne, s’oppose au départ de sa mère et se couche en travers de la porte : « Si je ne puis vous retenir, du moins vous passerez sur le corps de votre fils ». Madame de Chantal lutte contre les révoltes de son cœur, et, après avoir laissé couler librement ses larmes, elle s’arme de force et passe sur le corps de son fils. Elle devint la mère de nombreuses vierges de l’Ordre de la Visitation, aujourd’hui répandues dans le monde entier et auxquelles, toute pleine de l’esprit de charité divine elle répétait sans cesse comme saint Jean, son patron : « Aimons Dieu de tout notre cœur, et notre prochain comme nous-mêmes pour l’amour de Dieu ».


Elle mourut en 1641 à Moulins. À l’exemple et par l’intercession de sainte Jeanne-Françoise prions Dieu, afin que, connaissant notre faiblesse et confiants en Sa force, nous surmontions par Sa grâce tous les obstacles.


 voir la grande vie du Saint


Résolution pratique du jour
Retenez la belle devise de sainte Jeanne-Françoise : « Mourir à soi pour vivre à Dieu ».

Méditation du jour
Acte de conformité à la volonté de Dieu  suite

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