N° 1776 30-4-2017
VOTEZ BARABBAS !
BARABBAS par

Jacques-Joseph Tissot, peintre et graveur, né à Nantes en 1836
Nombreuses œuvres religieuses

BARABBAS
BARABBAS

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Ce n’est certes pas d’hier que les élections (ou les votations) sont sujettes à tractations, manipulations, falsifications, et autres malversations… Nous avons rappelé l’avertissement de Pie IX sur le mode récent du suffrage universel (voir le précédant Bulletin Dominical) ; et la Semaine Sainte, que nous venons de vivre, nous a fait méditer l’organisation du référendum populaire de Jérusalem pour le choix si incontestable de Barabbas et ses conséquences.

Et puis il faut lire la belle brochure de l’Abbé Hervé Belmont qu’il vient de publier : Les grands oubliés des avis sur les élections - Justice générale, bien commun, prudence.

Il n’est pas difficile de faire la différence entre ces élections « démocratiques et populaires » contemporaines et ses « sondages » orientés, et celles d’Évêques comme saint Ambroise autrefois (avec cet enfant — un Ange — qui crie « Ambroise pour Évêque ! » dans la cathédrale entraînant ainsi tout le peuple chrétien présent à sa suite pour ce choix) : le Saint-Esprit Se manifestait clairement, comme dans les conclaves. Tant que le Saint-Esprit n’était pas rejeté…

L’ÉCOLE ET LA DÉMOCRATIE FINANCIÈRE

Dans l’actualité, les choix sont devenus très personnalisés. La publicité-propagande avec ses affiches couleurs, les portraits, la presse et la télévision et toutes les mises en scène qui transforment les candidats en vedettes de la religion démocratie (prime aux jeunes premiers photogéniques qui font hurler les groupies et les fans !), ne font qu’accélérer le processus de décérébration des électeurs. À la fin du XIXe siècle, Maurice Barrès l’écrivait : « La France est décérébrée » (Le Roman de l’Énergie nationale - Les Déracinés, Bibliothèque-Charpentier, Paris - 1897. Roman décrivant déjà les belles qualités et les beaux résultats des écoles publiques…). Voici un passage dont toute ressemblance avec une situation et des personnages réels actuels seraient évidemment fortuite et… anachronique :

« Au salon, l’un des financiers, celui qui avait servi l’Empire, prit familièrement Bouteiller [le nouveau professeur de Philosophie] par le bras : — Morny [demi-frère de Napoléon III, bâtard et orléaniste, industriel, député de la république, puis ministre de l’Intérieur après le coup d’État du 2 décembre 1851 qu’il organise avec son demi-frère] avait coutume de dire au romancier Alphonse Daudet, attaché à son cabinet, jeune alors avec de magnifiques cheveux sur une figure éblouissante de vie : “Quand on entre dans le régiment des gens du monde, il faut en porter l’uniforme...”. Laissez-moi vous dire : “Il faut prendre le ton de la politique quand on veut s’y mêler”. Et ce n’est pas le ton de la philosophie... — Non, — continua-t-il d’une voix plus haute en buvant son café, — la politique n’est pas besogne de philosophe, ni de moraliste : c’est l’art de tirer le meilleur parti possible d’une situation déterminée ».

Précisant d’ailleurs au travers de cette conversation de l’ouvrage à propos du nouveau professeur zélé et « moderne » du lycée de Nancy : « Ces banquiers sont étonnants, — disait au gros entrepreneur un député qui, sans le connaître, lui souriait depuis une demi-heure : — ils font de la dialectique pour ce professeur à 7 000 francs comme pour un actionnaire. — Un actionnaire, non ! Ils ont placé de l’argent sur lui ! ».

Alors, vous comprenez : Justice générale, Bien commun… et autre morale… c’est hors-sujet ! et surtout pas d’actualité !

Plus tôt, beaucoup plus tôt, quelqu’un (le roi Salomon, fils de David) avait écrit : « Nihil sub sole novum, rien de nouveau sous le soleil ! » (Eccl., I, 10). Les mauvaises habitudes ont décidément la vie dure…

Alors voter ? Forcément Barabbas ?

DEVOIR DE VOTER ?

On parle de « devoir de voter ». Mais il ne s’agit pas d’un devoir de morale divine ou d’Église ! Et puis, il y a l’objet du vote : voter pour quoi, s’il s’agit d’une chose immorale (il y en a tant en ce moment…) ; voter pour qui, s’il s’agit de personnes sans morale dans l’exemple de leur vie personnelle ou dans les principes affichés, ne respectant pas même un strict minimum c’est-à-dire la loi naturelle (la syndérèse). Certains avancent encore la référence à Pie XII : mais c’était ponctuel, pour la seule Italie, après la deuxième guerre mondiale, le communisme menaçant très sérieusement le pays encore très catholique. Il y avait alors des hommes de qualité en quantité suffisante pour se présenter aux législatives et les gagner. Pie XII a donc demandé aux catholiques de voter pour ces candidats qui donnaient des garanties sérieuses, et l’Italie n’a pas été soviétisée. Il y a encore quelques lustres, il y avait sur un mur frontière à la douane près de Menton une plaque gravée : Italia, Stato Cattolico (Italie, État Catholique). Les Crucifix étaient dans les établissements publics : écoles, hôpitaux, mairies, tribunaux, gares des chemins de fer… Et lorsque récemment l’Europe de Bruxelles a voulu imposer la « laïcité » et la suppression des Crucifix, le peuple italien s’est soulevé, et les communistes eux-mêmes ont défendu leurs traditions et leurs Don Camillo. Un peu comme en France les communistes sont à peu près les seuls à exiger le respect du repos dominical en refusant l’ouverture des magasins ! (hélas pour des raisons non religieuses).

Et puis c’est sympa d’entendre plus tard : « Tu l’as choisi, tu l’as voulu, tu l’as eu ! ». Mais j’admets volontiers le « vote coup de pied dans la fourmilière » ou « vote grain de sable » pour faire rugir les uns ou les autres…

OMNIA INSTAURARE IN CHRISTO

Au lieu de s’entretenir dans l’illusion, il faut quand même se souvenir de Dieu ! Il est notre Créateur, Il est notre Maître, c’est Lui qui donne les principes, les lois, les règles du jeu universel ! Sine Me, nihil potestis facere ! (Jn, XV, 5).

DEVOIR DE VOTER ?

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On parle de « devoir de voter ». Mais il ne s’agit pas d’un devoir de morale divine ou d’Église ! Et puis, il y a l’objet du vote : voter pour quoi, s’il s’agit d’une chose immorale (il y en a tant en ce moment…) ; voter pour qui, s’il s’agit de personnes sans morale dans l’exemple de leur vie personnelle ou dans les principes affichés, ne respectant pas même un strict minimum c’est-à-dire la loi naturelle (la syndérèse). Certains avancent encore la référence à Pie XII : mais c’était ponctuel, pour la seule Italie, après la deuxième guerre mondiale, le communisme menaçant très sérieusement le pays encore très catholique. Il y avait alors des hommes de qualité en quantité suffisante pour se présenter aux législatives et les gagner. Pie XII a donc demandé aux catholiques de voter pour ces candidats qui donnaient des garanties sérieuses, et l’Italie n’a pas été soviétisée. Il y a encore quelques lustres, il y avait sur un mur frontière à la douane près de Menton une plaque gravée : Italia, Stato Cattolico (Italie, État Catholique). Les Crucifix étaient dans les établissements publics : écoles, hôpitaux, mairies, tribunaux, gares des chemins de fer… Et lorsque récemment l’Europe de Bruxelles a voulu imposer la « laïcité » et la suppression des Crucifix, le peuple italien s’est soulevé, et les communistes eux-mêmes ont défendu leurs traditions et leurs Don Camillo. Un peu comme en France les communistes sont à peu près les seuls à exiger le respect du repos dominical en refusant l’ouverture des magasins ! (hélas pour des raisons non religieuses).

Et puis c’est sympa d’entendre plus tard : « Tu l’as choisi, tu l’as voulu, tu l’as eu ! ». Mais j’admets volontiers le « vote coup de pied dans la fourmilière » ou « vote grain de sable » pour faire rugir les uns ou les autres…

OMNIA INSTAURARE IN CHRISTO

Au lieu de s’entretenir dans l’illusion, il faut quand même se souvenir de Dieu ! Il est notre Créateur, Il est notre Maître, c’est Lui qui donne les principes, les lois, les règles du jeu universel ! Sine Me, nihil potestis facere ! (Jn, XV, 5).

Fête du Ier mai :


S. JOSEPH ARTISAN

Vitrail (détail) de la Basilique Notre-Dame à La Salette. (Photo JMS)
Saint Joseph modèle et protecteur céleste des ouvriers et artisans.
Saint Joseph modèle et protecteur céleste des ouvriers et artisans.

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Il nous faut revenir aux « fondamentaux » dans tous les domaines : « Tout restaurer dans le Christ » selon l’annonce en saint Paul (Éph., I, 10) reprise comme devise par saint Pie X. Pour le travail sous toutes ses formes : se référer à saint Joseph !

Notes tirées du sermon

En ce dimanche nous avons bien des domaines de méditation et de réjouissances spirituelles : d’abord bien sûr ce Temps pascal prolongeant l’allégresse de l’Église après la résurrection de Notre Seigneur Jésus-Christ. Oui, notre salut est opéré, il ne nous reste plus qu’à prendre les moyens qui nous sont ainsi donnés par l’Église pour y parvenir.

Et puis ce dimanche est celui du Bon Pasteur… C’est comme tout bien que nous possédons légitimement de façon continue (une Maman, une maison, un salaire et même un chat) : on est habitué, on trouve cela normal, évident, et, pire, on n’y pense guère. Mais voilà l’accident : on perd l’un de ces trésors et c’est à ce moment qu’on mesure — trop tard — l’importance qu’avait la chose dans notre vie quotidienne. Ne plus avoir de pasteur, de bon pasteur, de pasteur suprême ? Voilà qu’on en mesure bien mal la perte ! C’est qu’il s’agit essentiellement d’un bien surnaturel qui ne crie pas famine comme notre estomac réclamant sa pitance. Notre âme crie famine trop souvent en vain car elle n’arrive pas à se faire entendre. L’immatériel ne manque guère aux matérialistes qui de surcroît se satisfont facilement d’un spirituel frelaté. On le constate tous les jours au plan culturel comme dans le domaine religieux : à voir la littérature, le cinéma, l’art sous ses différentes formes : on avale et on fait avaler n’importe quoi, comme avec toutes les dérives « catholiques » et les sectes qui pullulent. Le bon pasteur, lui au moins, il conduisait le troupeau vers les bons pâturages !

Et puis la grande sainte Catherine de Sienne si admirable dans sa vie intérieure, et son activité pour l’exaltation de notre sainte mère l’Église.

Et enfin (mais sans exclure quelque domaine que ce soit), notre reine du Ciel et de la terre, la Mère de Dieu, le Rédempteur, avec le début du mois de mai qui lui est consacré. Ah ! puissions-nous vraiment nous convertir !

Recommandation spirituelle de la semaine

Prions Ste Monique pour toutes les mamans, S. Joseph pour ceux qui travaillent, S. Dominique Savio pour nos jeunes, S. Pie V pour les prêtres, tous les Saints pour tous nos besoins, et Notre-Dame pour tous !


Lundi 21 août 2017
Ste Jeanne-Françoise

Frémiot de Chantal,

veuve
3e classe

Temps après la Pentecôte



Oraison - collecte
Dieu tout-puissant et miséricordieux, qui, après avoir embrasé de Votre amour la bienheureuse Jeanne-Françoise, lui avez donné la force d’âme admirable qui la fit avancer en perfection dans toutes les situations de la vie, et qui avez voulu orner par elle Votre Église d’une nouvelle famille religieuse ; faites, en considération de ses mérites et de ses prières, que, conscients de notre faiblesse, mais confiants en Votre secours, nous puissions, à l’aide de la grâce céleste, surmonter tout ce qui nous est contraire. Par Jésus-Christ Votre Fils, Notre Seigneur, qui vit et règne avec Vous dans l’unité du Saint-Esprit, Dieu dans tous les siècles des siècles.
Ainsi soit-il

Vie du Saint du jour
Comme Marie, dont nous venons de célébrer l’Assomption, sainte Jeanne-Françoise de Chantal fut épouse, mère et veuve. Comme saint Bernard, elle naquit à Dijon et reçut au baptême le nom de Jeanne, parce que ce jour-là, 23 janvier 1572, le calendrier portait le nom de saint Jean l’Aumônier. Celui de Françoise qu’elle ajouta, lors de sa Confirmation, nous rappelle le doux Saint de Genève.


Comme autrefois saint Benoît et sainte Scholastique, comme saint François d’Assise et sainte Claire, saint François de Sales et sainte Jeanne-Françoise, correspondant aux desseins de la divine Providence, unirent leurs pieux efforts et illustrèrent l’Église par la « fondation d’une nouvelle famille ».


À la mort du baron de Chantal (1601), la jeune veuve se consacre au Seigneur par le vœu de chasteté perpétuelle, et elle écrit avec un fer rouge sur sa poitrine le nom de Jésus. Femme forte, elle quitta tout pour acheter à ce prix la perle précieuse de la vie religieuse. De ses six enfants il lui en restait encore quatre et son vieux père. « Arrêtons le cours de nos larmes, lui dit ce vénérable vieillard, pour faire plus d’honneur à la sainte volonté de Dieu ».


Son fils, Celse-Bénigne, s’oppose au départ de sa mère et se couche en travers de la porte : « Si je ne puis vous retenir, du moins vous passerez sur le corps de votre fils ». Madame de Chantal lutte contre les révoltes de son cœur, et, après avoir laissé couler librement ses larmes, elle s’arme de force et passe sur le corps de son fils. Elle devint la mère de nombreuses vierges de l’Ordre de la Visitation, aujourd’hui répandues dans le monde entier et auxquelles, toute pleine de l’esprit de charité divine elle répétait sans cesse comme saint Jean, son patron : « Aimons Dieu de tout notre cœur, et notre prochain comme nous-mêmes pour l’amour de Dieu ».


Elle mourut en 1641 à Moulins. À l’exemple et par l’intercession de sainte Jeanne-Françoise prions Dieu, afin que, connaissant notre faiblesse et confiants en Sa force, nous surmontions par Sa grâce tous les obstacles.


 voir la grande vie du Saint


Résolution pratique du jour
Retenez la belle devise de sainte Jeanne-Françoise : « Mourir à soi pour vivre à Dieu ».

Méditation du jour
Acte de conformité à la volonté de Dieu  suite

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