L’Église de France était ravagée par l’hérésie des Albigeois qui, non contents d’enseigner des doctrines monstrueuses, pillaient les églises et massacraient les prêtres. Dieu suscita alors saint Dominique qui, par ses prédications, devait faire face au mensonge et à l’erreur, et embraser de nouveau le monde du feu de la Foi. Sa mère eut en effet une vision où son enfant lui fut montré sous la forme d’un petit chien qui tenait dans sa gueule une torche. Appelé Dominique, parce que ses parents attribuèrent sa naissance aux prières du saint Abbé bénédictin Dominique de Silos, il appartint vraiment au Seigneur, comme l’indique ce nom.
Né en Espagne, de la noble famille des Guzman, il se distingua par sa pureté que nous désignent le lis qu’on lui met dans les mains, et la robe blanche qu’il porte.
Témoin des maux sans nombre causés par les hérétiques, dans le midi de la France, il suscita pour les combattre l’Ordre des Frères Prêcheurs, auquel il donna pour armes le bouclier de la Vérité pour enseigner la doctrine et le glaive de la Parole pour la prêcher.
Les Dominicains comptent de nombreux saints et saintes qui s’appliquèrent à pénétrer comme leur fondateur le Verbe de Dieu dans l’Évangile, le livre de la Vérité et « le livre de la Charité » comme l’appelle saint Dominique. Ce Saint aima tout spécialement la Vierge et prêcha la dévotion au Rosaire. Il mourut le 6 août 1221.