N° 1441
LA PROCESSION DANSANTE D’ECHTERNACH

1813

Nous donnerons le texte ultérieurement.

SAINTE NOUVELLE ANNÉE !

  • Voir plus bas le supplément : Maledictus XVI.

  • BONNE SANTÉ DE L’INTELLIGENCE ET DE L’ÂME !

    « Ô Dieu, pourquoi vivrons-nous l’année suivante, si ce n’est pour mieux aimer cette Bonté souveraine ? Oh ! qu’Elle nous ôte de ce monde, ou qu’Elle ôte le monde de nous ; ou qu’Elle nous fasse mourir, ou qu’Elle nous fasse mieux aimer Sa mort que notre propre vie. » (S. François de Sales, Lettre CCCXXV)

Pour nous aider à méditer

Les anciens qui ont fait le dénombrement des vertus en ont remarqué une peuplade, et à la fin ils s’y sont trouvés court. (Sermon XXI).

Notes tirées du sermon

Le sens de l’Église, Le sensus Fidei, le sentire cum Ecclesia. Que ces expressions naguère si classiques sont devenues désuètes ! mais surtout incompréhensibles à la plupart de nos contemporains. Saint Jean Chrysostôme, dans son homélie sur Les périls des derniers temps, nous indique que « la Foi est comme un soutien inébranlable, comme un port sûr où l’âme n’a rien à craindre des erreurs qui naissent du raisonnement, et où elle jouit d’un calme parfait ». Cela n’a évidemment rien à voir avec les illusions de la plupart des gens simplement ancrés dans des certitudes artificielles et de convenance.

C’est à l’évidence l’opposé de ce que ces « antennes de la Foi » font ressentir au fond de l’âme qui ne cherche et n’aime que Dieu, la Vérité. Cet habitus, qualité de l’âme, qui discerne avec une acuité extrême ce que la plupart ne voient pas : “Bienheureux vos yeux, car ils voient”. Mais, comme le constate notre docteur de l’Église : « Entendez-vous leurs hésitations ? Il ne suffit donc pas de la vision corporelle pour discerner le miracle ». On peut en dire de même pour d’autres réalités comme les maux surnaturels pourtant “éclatants” comme certaines monstruosités actuelles au sein même de l’Église. Il n’y a pas pire sourd que celui qui ne veut pas entendre, ni plus aveugle… Et c’est sur des illusions d’optique que l’on va dans le mur. La Foi n’est pas un regard naturel sur un objet : « L’absence [même de l’objet] ne fait rien, quand on a les yeux de la Foi ; de même que la présence ne sert de rien lorsque ces mêmes yeux font défaut. Quel avantage les Juifs ont-ils retiré de leur présence ? » face à Notre Seigneur ? Oculos habent et non videbunt

Il en va de notre organisme surnaturel comme du reste : la cohérence en est le substrat consistant ; s’il est ébranlé tout finit par s’effondrer ; ou pire, tout semble demeurer en place —parce qu’on est dans l’immatériel– mais fonctionne de façon aberrante. On a en fait perdu le sens de la Foi, le sens de l’Église et pour finir, le sens même de Dieu comme cela est devenu patent.

Décidément oui : « Hora est jam nos de somno surgere… » !

Recommandation spirituelle de la semaine

Jugement dernier : dernier dans la réalisation, premier dans nos préoccupations.

SUPPLÉMENT au N° 1441

L’article du blog de l’Abbé Hervé BELMONT

du 23 novembre 2010 :

Maledictus XVI

1814

QUICUMQUE

(Le « blog » de M. l’Abbé Hervé BELMONT : www.quicumque.com)

Mardi 23 novembre 2010

Maledictus XVI

Personne n’ignore que le prénom Benoît – Benedictus – signifie béni : celui dont on parle bien, celui qui est loué et digne de louanges, celui auquel on souhaite du bien, celui qui est glorifié, celui auquel on attribue le bien, celui qu’on remercie du bien. Le béni par excellence est Dieu. 

Le contraire est maledictus, le maudit, nom qui convient au démon et à tous ceux qui concourent à son œuvre de perversion des esprits, des âmes et des cœurs. 

En ces jours de tristesse, celui que le monde entier nomme Benoît XVI n’est plus qu’un maudit. Ce n’est pas moi qui le maudis, c’est lui qui se fait maudire du Dieu trois fois saint parce qu’à la face de ce monde —qui n’attendait que cela— il vient de creuser une brèche dans le dernier rempart qui tenait encore (en gros) contre le flot de l’impiété et de la luxure partout triomphantes. 

Le dogme est depuis longtemps emporté : l’indifférentisme qui est la suite inéluctable de la prédication de la liberté religieuse a ôté des intelligences toute connaissance de la vérité révélée ; et là où elle est encore connue, on n’y adhère qu’à titre d’opinion (vénérable, respectable, consolante, roboratrice, préférable, belle, édifiante, émouvante – mais opinion !) 

La sainte liturgie est depuis longtemps emportée par la désacralisation, la protestantisation, la créativité, la religion de l’homme. Cet écrin dissous, les sacrements qui constituent le trésor de l’Église se sont quasiment évaporés. 

La révolution conciliaire n’avait pas encore directement touché à la morale sexuelle (qu’on me pardonne ce mot putride, et ceux qui suivront !) et conjugale. Certes, la confusion des fins du mariage organisée par Vatican II a fait des ravages ; certes le doute que Paul VI a laissé planer pendant quatre ans sur l’illicéité fondamentale de la contraception a eu raison des mœurs conjugales ; mais enfin Humanæ vitæ avait marqué une limite qui coïncidait avec la morale naturelle. Certes, ce rappel de la loi morale naturelle avait été rendu inopérant par la licence laissée aux évêques de le contredire, par vingt-cinq ans de puritanisme de Jean-Paul II qui, tout en rappelant la lettre de la loi, la sapait par en dessous par un naturalisme omniprésent.

Mais enfin, cela tenait encore et le monde qui voit en Benoît XVI le chef de l’Église de Jésus-Christ pouvait encore se dire qu’il y avait là un rempart – qu’il s’en réjouisse ou qu’il le déplore. 

Eh bien, c’est fini. Il n’y a plus rien. 

Comme vous y allez ! Benoît XVI n’a rien renié, n’a rien permis, n’a rien changé. 

— Le monde ne s’y est pas trompé (même s’il aimerait en rajouter !). C’est la première brèche qui est la catastrophe : tout le reste sera emporté tôt ou tard. Et c’est déjà fait dans le monde entier par le tam-tam médiatique. Et cela, ledit Benoît XVI ne pouvait pas l’ignorer. 

Mais enfin, il s’agit d’un entretien avec un journaliste, et non d’un acte magistériel. 

— Et alors ? le résultat est le même, ou pire encore parce qu’un livre est beaucoup plus accessible qu’un acte plus ou moins sibyllin. 

Et puis il ne s’agit pas d’une promotion ou d’une autorisation du préservatif, mais simplement de l’affirmation qu’en certains cas il représente un moindre mal. 

— C’est là que se cache le cœur du scandale. 

D’abord, parce que le justifier en un cas (même si c’est le justifier en disant qu’on ne le justifie pas), c’est le justifier en principe ; et là personne ne s’y trompe. Il ne reste plus qu’à étendre peu à peu ce domaine de justification, et il ne restera pas pierre sur pierre du saint Mariage. 

Ensuite, justifier ainsi cet accessoire immonde, c’est ôter la crainte du châtiment, c’est favoriser et étendre le mal. La religion conciliaire avait déjà laissé tomber dans l’oubli le Jugement de Dieu et les peines infernales qui sont le châtiment du péché. Le préservatif est une invention pour pécher sans en porter les conséquences, sans craindre cette justice immanente de la maladie du sida (et consorts). Admettre son usage, c’est ouvrir le dernier rempart qui retenait encore les hommes (tout au moins quelques-uns) au bord de l’abîme. 

Pis encore, c’est nier que le péché en lui-même soit le plus grand de tous les maux et, d’une certaine façon, le seul mal. C’est aggraver le mal de Dieu (de l’offense faite à Dieu) pour diminuer (pour prétendre diminuer) le mal de l’homme. C’est une inversion démoniaque. 

Mais enfin, Benoît XVI n’évoque qu’un cas où le préservatif, qui est contre-nature je vous l’accorde, ne peut pas aggraver des actes qui sont déjà contre nature. 

— Je vous l’ai dit, cela favorise ces actes ; et accumuler les conditions contradictoires à la loi divine, c’est s’enfoncer dans l’abjection, c’est multiplier les péchés, c’est blasphémer Dieu. Faut-il qu’on ait perdu le sens chrétien pour ne pas s’en apercevoir. 

Nous allons maintenant entendre le concert des bons apôtres qui vont nous rebattre les oreilles en arguant que ce n’est pas un acte ex cathedra, qu’une exégèse en six volumes démontera qu’il y a un moyen de concilier cela avec la morale chrétienne, et qu’il ne faut pas avoir un esprit chagrin qui voit le mal partout. Nous les avons déjà entendus lors des visites aux synagogues et autres mosquées, au baiser du Coran et aux autres actes qui bafouent la foi et scandalisent les chrétiens – s’il en reste après tout cela. 

Ces arguties ne convainquent personne, ne retirent aucun mal : elles ne font que diluer la vérité et déshonorer Dieu. 

Quant à ceux qui choisissent de participer à la Messe, le sacrifice de la miséricordieuse Rédemption, où l’on déclare solennellement que l’Église catholique est una cum Benoît XVI, et qui lui font ainsi une efficace allégeance, qu’ils examinent donc dans quelle spirale de vilenie ils mettent leur âme et celles de ceux que le Bon Dieu leur a confiés. 

Très douce Vierge Marie, donnez-nous la grâce de pleurer avec vous ! 

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Voici un des nombreux communiqués de presse qui révèle l’infamie : 

Dans un livre-entretien, le pape Benoît XVI admet, pour la première fois, l’utilisation du préservatif « dans certains cas », « pour réduire les risques de contamination » par le virus du sida. Un virage pour certains, une évolution pour d’autres. Mais que dit - vraiment - le souverain pontife dans ces écrits ?  

À la question « l’Église catholique n’est-elle pas fondamentalement contre l’utilisation de préservatifs ? » le souverain pontife répond, selon la version originale allemande : « Dans certains cas, quand l’intention est de réduire le risque de contamination, cela peut quand même être un premier pas pour ouvrir la voie à une sexualité plus humaine, vécue autrement. » 

Pour illustrer son propos, le pape donne un seul exemple, celui d’un « homme prostitué », selon le texte original allemand et ses versions anglaise et française, tandis qu’un extrait en italien cité par le quotidien du Vatican évoque une prostituée. Il considère, dans ce cas précis, que cela peut être « un premier pas vers une moralisation, un début de responsabilité permettant de prendre à nouveau conscience que tout n’est pas permis et que l’on ne peut pas faire tout ce que l’on veut ». Précisant : « Ce n’est pas la façon à proprement parler de venir à bout du mal de l’infection du VIH. La bonne réponse réside forcément dans l’humanisation de la sexualité. » 

Lumière du Monde, publié mardi [23 novembre 2010] en versions allemande et italienne et, le 3 décembre, en version française aux éditions Bayard Presse.


Mercredi 21 août 2019
Ste Jeanne-Françoise

Frémiot de Chantal,

veuve
3e classe

Temps après la Pentecôte



Oraison - collecte
Dieu tout-puissant et miséricordieux, qui, après avoir embrasé de Votre amour la bienheureuse Jeanne-Françoise, lui avez donné la force d’âme admirable qui la fit avancer en perfection dans toutes les situations de la vie, et qui avez voulu orner par elle Votre Église d’une nouvelle famille religieuse ; faites, en considération de ses mérites et de ses prières, que, conscients de notre faiblesse, mais confiants en Votre secours, nous puissions, à l’aide de la grâce céleste, surmonter tout ce qui nous est contraire. Par Jésus-Christ Votre Fils, Notre Seigneur, qui vit et règne avec Vous dans l’unité du Saint-Esprit, Dieu dans tous les siècles des siècles.
Ainsi soit-il

Vie du Saint du jour
Comme Marie, dont nous venons de célébrer l’Assomption, sainte Jeanne-Françoise de Chantal fut épouse, mère et veuve. Comme saint Bernard, elle naquit à Dijon et reçut au baptême le nom de Jeanne, parce que ce jour-là, 23 janvier 1572, le calendrier portait le nom de saint Jean l’Aumônier. Celui de Françoise qu’elle ajouta, lors de sa Confirmation, nous rappelle le doux Saint de Genève.


Comme autrefois saint Benoît et sainte Scholastique, comme saint François d’Assise et sainte Claire, saint François de Sales et sainte Jeanne-Françoise, correspondant aux desseins de la divine Providence, unirent leurs pieux efforts et illustrèrent l’Église par la « fondation d’une nouvelle famille ».


À la mort du baron de Chantal (1601), la jeune veuve se consacre au Seigneur par le vœu de chasteté perpétuelle, et elle écrit avec un fer rouge sur sa poitrine le nom de Jésus. Femme forte, elle quitta tout pour acheter à ce prix la perle précieuse de la vie religieuse. De ses six enfants il lui en restait encore quatre et son vieux père. « Arrêtons le cours de nos larmes, lui dit ce vénérable vieillard, pour faire plus d’honneur à la sainte volonté de Dieu ».


Son fils, Celse-Bénigne, s’oppose au départ de sa mère et se couche en travers de la porte : « Si je ne puis vous retenir, du moins vous passerez sur le corps de votre fils ». Madame de Chantal lutte contre les révoltes de son cœur, et, après avoir laissé couler librement ses larmes, elle s’arme de force et passe sur le corps de son fils. Elle devint la mère de nombreuses vierges de l’Ordre de la Visitation, aujourd’hui répandues dans le monde entier et auxquelles, toute pleine de l’esprit de charité divine elle répétait sans cesse comme saint Jean, son patron : « Aimons Dieu de tout notre cœur, et notre prochain comme nous-mêmes pour l’amour de Dieu ».


Elle mourut en 1641 à Moulins. À l’exemple et par l’intercession de sainte Jeanne-Françoise prions Dieu, afin que, connaissant notre faiblesse et confiants en Sa force, nous surmontions par Sa grâce tous les obstacles.


 voir la grande vie du Saint


Résolution pratique du jour
Retenez la belle devise de sainte Jeanne-Françoise : « Mourir à soi pour vivre à Dieu ».

Méditation du jour
Acte de conformité à la volonté de Dieu  suite

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