Ste Scholastique
10 février

RÉSUMÉ :


Sainte Scholastique, sœur jumelle de saint Benoît, naquit à Nursie en Italie, en l’an 480. Fait unique dans les fastes de l’Église, le frère et la sœur fondèrent les deux branches d’un Ordre encore plein de vitalité après 15 siècles d’existence.


Écolière, comme l’indique son nom, du Patriarche des moines d’Occident, elle se mit dès sa plus tendre enfance à l’école de ses vertus, car elle voyait en lui le Christ dont elle était l’Épouse.

Suivant l’enseignement du maître, écho de celui de Jésus dans Sa vie publique, toute sa vie se résume dans cette double parole : « Aimer le bien et haïr l’iniquité ».


L’Époux divin, sur le point de venir la chercher, exauça par un miracle la prière de Sa bien-aimée. Saint Benoît, fidèle observateur de la discipline monastique, s’était refusé à prolonger l’entretien spirituel que chaque année il accordait à sa sœur dans une dépendance de l’abbaye. Sainte Scholastique, accoudée sur la table, le front appuyé sur ses mains jointes, se mit à pleurer.

À l’instant même un orage se déclare, la pluie tombe à torrents. Saint Benoît comprend que Dieu sanctionne l’amour fraternel qui les a unis toute leur vie et passe la nuit entière à parler avec sa sœur des joies du Ciel.


Trois jours après (en l’an 543), tandis qu’il devançait dans la prière l’Office de la nuit, il vit l’âme innocente de sainte Scholastique monter au Ciel sous la forme d’une colombe. Le corps de la Sainte fut mis dans le tombeau que son frère s’était préparé et où il fut déposé lui-même quelques semaines plus tard.


« Il arriva ainsi, écrit saint Grégoire, qu’une même tombe réunit les corps de ceux dont les âmes avaient toujours été intimement unies en Dieu ».


Demandons à « Dieu, qui fit entrer au Ciel l’âme de la bienheureuse vierge Scholastique sous la forme d’une colombe pour nous montrer le chemin de l’innocence, de nous accorder par ses mérites et ses prières de mener une vie si innocente que nous méritions d’arriver aux joies éternelles ».


Chromolithographie tirée de « La Vie des Saints d’après les anciens manuscrits de tous les siècles »,
Henry de Riancey, éd. F. Kellerhoven, Paris - 1866, (coll. personnelle)
Sainte Scolastique, sœur de saint Benoît.
Sainte Scolastique, sœur de saint Benoît.

1248

Sainte Scolastique était la sœur (on dit même : jumelle) de saint Benoît, patriarche des moines d’Occident, née en 480, saint Simplice étant pape, Zénon empereur romain d’Orient (le tout dernier empereur d’Occident, Romulus-Augustule ayant été à 12 ans renversé par Odoacre le Goth en 476) et Childéric Ier roi des Francs.

Jeune encore, elle fit, au foyer paternel, de grands progrès dans la vertu. Loin d’imiter les illusions des filles du siècle, elle méprisa la beauté, les richesses, l’alliance des plus grands princes, en méditant jour et nuit sur les moyens de renoncer aux choses de la terre pour s’allier à Jésus-Christ.

Suivre saint Benoît dans la solitude était son unique aspiration. Elle se consacra à Dieu dès sa plus tendre jeunesse, et elle se rapprocha de son saint frère, quand il se fut établi au mont Cassin, afin de profiter de ses leçons et de ses exemples. Saint Benoît ne consentait à voir sa sœur qu’une fois par an, avant le Carême, et alors la Sainte, sortait de son cloître, et le frère, de son côté, allait au-devant d’elle ; ils se rejoignaient sur le flanc de la montagne, et on voit encore le petit sanctuaire érigé, croit-on, sur les ruines de la chaumière où saint Benoît et sainte Scolastique eurent leur suprême entretien resté si célèbre.

Le 9 février 543, sainte Scolastique était allée visiter son frère, comme de coutume. La journée se passa dans de saints entretiens, et la nuit arriva sans qu’ils s’en aperçussent.

« —Il est trop tard pour vous retirer, dit la Sainte à son frère ; parlons jusqu’à l’aurore des joies de la vie céleste.

« —Que dites-vous là, ma sœur ? reprit saint Benoît ; je ne puis passer la nuit hors de mon couvent ».

Sainte Scolastique, affligée de ce refus, se pencha sur la table, et, la tête entre ses mains, pria Dieu en versant d’abondantes larmes. Sa prière fut si promptement exaucée, que le tonnerre grondait déjà quand elle releva la tête, et que la pluie tombait par torrents, bien que le ciel fût auparavant serein et sans nuage :

« —Qu’avez-vous fait, ma sœur ? dit l’homme de Dieu.

« —Je vous ai supplié, dit sainte Scolastique, et vous n’avez pas voulu m’écouter ; j’ai invoqué Notre-Seigneur, et voilà qu’Il m’exauce ».

Dans l’impossibilité de sortir, saint Benoît resta par force ; les deux Saints veillèrent toute la nuit, s’entretenant du bonheur des Élus. Le lendemain, la pieuse vierge retourna à son couvent, et saint Benoît à son monastère ; mais le troisième jour, l’homme de Dieu, dans sa cellule, élevant les yeux en haut, vit l’âme de sa sœur s’envoler dans les airs sous la forme d’une colombe et se perdre dans les profondeurs du ciel.

Saint Benoît voulut faire déposer le corps de sa sœur dans le tombeau qu’il avait préparé pour lui, afin que leurs corps fussent unis dans la mort comme leurs âmes l’avaient été dans la vie. C’était l’an 543, Vigile étant pape, Justinien et Théodora empereurs romains d’Orient et Clotaire Ier roi des Francs.

On aime à trouver, dans la vie de plusieurs illustres Saints, ces amitiés fraternelles, dont l’amour divin, bien plus que le sang, était le lien et le terme.

« —Qu’avez-vous fait, ma sœur ? dit saint Benoît. « —Je vous ai supplié, dit sainte Scolastique, et vous n’avez pas voulu m’écouter ; j’ai invoqué Notre-Seigneur, et voilà qu’Il m’exauce. »
« —Qu’avez-vous fait, ma sœur ? dit saint Benoît.
« —Je vous ai supplié, dit sainte Scolastique, et vous n’avez pas voulu m’écouter ;
j’ai invoqué Notre-Seigneur, et voilà qu’Il m’exauce. »

1249

Le 9 février 543, sainte Scolastique était allée visiter son frère, comme de coutume. La journée se passa dans de saints entretiens, et la nuit arriva sans qu’ils s’en aperçussent.

« —Il est trop tard pour vous retirer, dit la Sainte à son frère ; parlons jusqu’à l’aurore des joies de la vie céleste.

« —Que dites-vous là, ma sœur ? reprit saint Benoît ; je ne puis passer la nuit hors de mon couvent ».

Sainte Scolastique, affligée de ce refus, se pencha sur la table, et, la tête entre ses mains, pria Dieu en versant d’abondantes larmes. Sa prière fut si promptement exaucée, que le tonnerre grondait déjà quand elle releva la tête, et que la pluie tombait par torrents, bien que le ciel fût auparavant serein et sans nuage :

« —Qu’avez-vous fait, ma sœur ? dit l’homme de Dieu.

« —Je vous ai supplié, dit sainte Scolastique, et vous n’avez pas voulu m’écouter ; j’ai invoqué Notre-Seigneur, et voilà qu’Il m’exauce ».

Dans l’impossibilité de sortir, saint Benoît resta par force ; les deux Saints veillèrent toute la nuit, s’entretenant du bonheur des Élus. Le lendemain, la pieuse vierge retourna à son couvent, et saint Benoît à son monastère ; mais le troisième jour, l’homme de Dieu, dans sa cellule, élevant les yeux en haut, vit l’âme de sa sœur s’envoler dans les airs sous la forme d’une colombe et se perdre dans les profondeurs du ciel.

Saint Benoît voulut faire déposer le corps de sa sœur dans le tombeau qu’il avait préparé pour lui, afin que leurs corps fussent unis dans la mort comme leurs âmes l’avaient été dans la vie. C’était l’an 543, Vigile étant pape, Justinien et Théodora empereurs romains d’Orient et Clotaire Ier roi des Francs.

On aime à trouver, dans la vie de plusieurs illustres Saints, ces amitiés fraternelles, dont l’amour divin, bien plus que le sang, était le lien et le terme.


Mercredi 13 mai 2026
Vigile de l'Ascension
2e classe
Temps Pascal

Litanies mineures


Oraison - collecte
Pour la Messe des Rogations :


Faites, nous Vous en supplions, ô Dieu tout-puissant, que, pleins de confiance en Votre bonté, dans notre affliction nous soyons constamment fortifiés contre toutes les adversités, grâce à Votre protection. Par Jésus-Christ Votre Fils, Notre Seigneur, qui vit et règne avec Vous dans l’unité du Saint-Esprit, Dieu dans tous les siècles des siècles. Ainsi soit-il.


Avec les mémoires :


de la vigile de l’Ascension :


Ô Dieu de qui procèdent tous les biens, accordez à Vos serviteurs suppliants, que, par Votre inspiration, nos pensées se portent à ce qui est bien, et que notre volonté guidée par Vous, l’accomplisse.


de S. Robert Bellarmin sous la même conclusion :


Ô Dieu qui pour repousser les pièges de l’erreur et défendre les droits du Siège Apostolique, avez doué le bienheureux Robert, Votre Pontife et Docteur, d’une érudition et d’une vertu admirables : accordez par ses mérites et son intercession, à nous de croître dans l’amour de la Vérité et aux cœurs des égarés de revenir à l’unité de Votre Église. Par Jésus-Christ Votre Fils, Notre Seigneur, qui vit et règne avec Vous dans l’unité du Saint-Esprit, Dieu dans tous les siècles des siècles.

Ainsi soit-il

Vie du Saint du jour
Saint Robert Bellarmin est né à Montepulciano (Italie) le 4 octobre 1542, mort à Rome le 17 septembre 1621, canonisé par Pie XI le 29 juin 1930, proclamé Docteur de l’Église le 15 août 1931.


Successivement professeur de Théologie et prédicateur à Louvain (1569-1576), chargé du cours de controverses à Rome, où il eut pour pénitent saint Louis de Gonzague, Provincial des Jésuites à Naples, envoyé par Sixte V en mission diplomatique en France, saint Robert Bellarmin fut malgré les répugnances de son humilité, élevé aux honneurs du Cardinalat en 1599.


Clément VIII donna comme motif de son choix que l’Église n’avait pas son pareil en savoir.

À part les trois années qu’il passa comme Archevêque à Capoue, le Cardinal continua à résider dans la Ville Éternelle : il y rendit les services les plus signalés à Clément VIII, Paul V et Grégoire XV.


Par ses livres de controverses, il porta des coups terribles à l’hérésie protestante, tandis que par son catéchisme, traduit en quarante langues, il répandait dans tous les pays du monde la connaissance de la doctrine chrétienne.


Âme d’une innocence angélique, religieux d’une humilité et d’une obéissance sans égale, il fut dans l’Épiscopat le modèle des pasteurs par sa vigilance et par sa charité envers les pauvres.

Vers la fin de sa carrière, il obtint du Pape l’autorisation de se retirer au noviciat de Saint-André, le berceau de sa vie religieuse, où il se prépara à la plus sainte des morts.


 voir la grande vie du Saint


Résolution pratique du jour
Rappelez-vous cette maxime : L’âme progresse en vertu dans le silence et la paix.

Méditation du jour
La mission divine de sainte Jeanne d’Arc  suite

|Qui sommes-nous ?| Effectuer un don| Contacts| |