Ste Sabine
29 août

« À Rome, dit le Martyrologe Romain, la naissance au Ciel de sainte Sabine, Martyre, qui fut frappée d’un coup d’épée sous l’empereur Adrien et remporta la palme du martyre (+ 127) ».

2044

Sainte Sabine, veuve d’un homme de qualité, vivait dans la province d’Ombrie en Italie. Elle avait une servante nommée Séraphie, qui était d’Antioche en Syrie. Celle-ci professait la religion chrétienne, et servait Dieu avec ferveur dans l’état de virginité. Sa conduite fit tant d’impression sur sa maîtresse, qu’elle embrassa elle-même le christianisme. Les vérités de cette sainte religion opérèrent avec tant d’efficace dans l’âme de sainte Sabine, que sa piété la rendit bientôt célèbre parmi les grandes lumières de l’Église du second siècle.


La persécution d’Adrien s’étant allumée, Bérylle, gouverneur de la province, fit arrêter sainte Sabine et sainte Séraphie. Il ordonna que la servante fût frappée avec des bâtons jusqu’à la mort. Sainte Sabine ne subit point un pareil supplice, à cause de sa naissance et de ses amis ; mais son zèle lui procura la couronne du martyre l’année suivante. Les bollandistes ont prouvé qu’elle souffrit à Rome. Sa fête est marquée au 29 d’août ; on l’honore encore avec sainte Séraphie, le 3 de septembre, parce que ce fut en ce jour, suivant Adon, que l’on dédia à Rome, en 430, une église sous l’invocation des deux saintes Martyres. Cette église ne porte plus aujourd’hui que le nom de sainte Sabine. On y a célébré la première des stations du carême, jusqu’au XVIIIe siècle, que l’on a substitué à cette dévotion celle des quarante heures, qui attire toujours dans cette église le même concours.


Mercredi 21 janvier 2026
Ste Agnès,

vierge et martyre
3e classe

Temps après l’Épiphanie



Oraison - collecte
Dieu tout-puissant et éternel, qui choisissez ce qu’il y a de faible dans le monde, pour confondre les forts, accordez-nous par Votre miséricorde que, célébrant la solennité de la bienheureuse Agnès, Votre Vierge et Martyre, nous ressentions auprès de Vous les effets de sa protection. Par Jésus-Christ Votre Fils, Notre Seigneur, qui vit et règne avec Vous dans l’unité du Saint-Esprit, Dieu dans tous les siècles des siècles.
Ainsi soit-il

Vie du Saint du jour
La Messe d’aujourd’hui nous rappelle l’un des plus touchants et glorieux triomphes de Jésus sur le monde.

Sainte Agnès, enfant d’une des plus nobles familles de Rome, va au-devant de l’Époux et se consacre à Lui à l’âge de 10 ans. Jésus alors « fait par elle des prodiges admirables ».


Le fils du préfet de Rome la demande en mariage et elle répond : « Celui à qui je suis fiancée, c’est le Christ que servent les Anges ». L’on veut alors attenter par la violence à sa vertu, mais « Dieu délivre son corps de la perdition ». On la jette sur un bûcher ardent et elle n’est point brûlée par le feu ».

Condamnée à avoir la tête tranchée, elle encourage son bourreau qui hésite : « Frappez sans crainte car la fiancée fait injure à l’Époux si elle Le fait attendre ».


À l’âge de 13 ans (l’an 304), cette faible enfant confond les puissants de cette terre. On éleva sur son tombeau, à la voie Nomentane, la magnifique basilique qui existe encore, et son nom fut inscrit vers la fin du Ve siècle avec celui de cinq autres martyres, au Canon de la Messe.

À la basilique de Sainte-Agnès est annexé un monastère bénédictin. Les Bénédictines de Sainte-Cécile, au Transtévère, élèvent les agneaux bénis ce jour dont la laine sert à la confection des palliums. Chaque année, en effet, le 21 janvier, à Sainte-Agnès-hors-les-Murs, après la Messe pontificale célébrée par l’Abbé des Chanoines réguliers de Latran, on porte sur l’autel deux agneaux blancs ornés de fleurs et de rubans, couchés sur des corbeilles de soie à crépines d’or.


Le chœur chante l’antienne « Stans a dextris ejus agnus nive candidior, Christus Sibi sponsam consecravit et martyrem » ; puis le célébrant bénit les agneaux. Une députation du Chapitre de Latran les porte ensuite au Pape qui les bénit de nouveau et les envoie aux religieuses chargées de nourrir les agneaux et de confectionner les palliums.

Le 28 juin, le Pape, dans la basilique Saint-Pierre, bénit les palliums, qui sont ensuite placés dans un riche coffret ciselé de vermeil, don de Benoît XIV, et déposés dans la Confession sur la tombe de saint Pierre, pour être ultérieurement envoyés par le Pape aux archevêques et par privilège à certains évêques.


 voir la grande vie du Saint


Résolution pratique du jour
Ayez un soin jaloux de conserver dans la pureté votre âme non moins que votre corps.

Méditation du jour
Le bienfaisant devoir de la prière  suite

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