Ste Paule
26 janvier

On lit au Martyrologe Romain de ce jour :


« À Bethléem de Juda, la dormition de sainte Paule veuve.

« Issue d’une très noble famille de sénateurs, elle renonça au monde avec la bienheureuse vierge du Christ Eustochie, sa fille, distribua aux pauvres toutes ses richesses et se retira auprès de la Crèche du Seigneur.

« C’est de là que, riche en nombreuses vertus et couronnée par un long martyre, elle passa au royaume des Cieux.

« Sa vie étonnamment vertueuse a été écrite par saint Jérôme. »

Miniature de la Bible de Charles le Chauve. (IXe siècle)
Saint Jérôme explique les Écritures à sainte Paule et à Eustochie sa fille.
Saint Jérôme explique les Écritures à sainte Paule et à Eustochie sa fille.

1206

Parmi les femmes destinées à jeter un dernier rayon sur la noblesse romaine, la plus illustre fut sainte Paule, dont la mère descendait des Scipions et de Paul-Émile. Après avoir reçu une éducation digne de son antique race et de sa grande fortune, elle épousa Toxotius, qui était de la famille de Jules César, et eut un fils et quatre filles. Devenue veuve à vingt-deux ans (369), elle demeura longtemps inconsolable, et cédant aux sollicitations de sainte Marcelle (fête le 31 janvier), se consacra au Seigneur par l’exercice des vertus qui lui sont le plus chères. Sa libéralité se répandit largement autour d’elle : toujours occupée du soin de découvrir les malheureux, elle se serait reprochée de ne point les soulager à temps dans leurs misères, se dépouillant par avance sur la terre, afin de s’assurer, à elle et aux siens, l’héritage du Ciel. Ce fut à son retour d’Orient (381) que saint Jérôme connut sainte Paule ; il reçut l’hospitalité dans sa maison, et dès lors commença entre eux cette affection spirituelle si profitable à leurs âmes et aux progrès de la religion. Aux envieux qui osèrent lui en faire un crime, saint Jérôme répondait : « N’y avait-il dans Rome qu’une femme pénitente et mortifiée qui fût capable de me toucher ? une femme desséchée par des austérités continuelles, et qui ne connaissait d’autre passe-temps que l’oraison, d’autres chants que les psaumes, d’autre entretien que l’Évangile, d’autre nourriture que le jeûne ? ».

La mort de Blésille, sa fille aînée, plongea sainte Paule dans une douleur excessive ; cette perte hâta l’exécution du dessein qu’elle avait formé de tout quitter pour aller vivre dans la solitude. En compagnie de sa fille sainte Eustochie, elle s’embarque pour la Syrie (385), visite en passant saint Épiphane dans l’île de Chypre, et rejoint saint Jérôme à Antioche. Puis, malgré les rigueurs de l’hiver, ils parcourent ensemble la Terre sainte, descendent en Égypte, pénètrent dans le désert de Nitrie, et s’arrachent avec peine aux délices de la vie cénobitique pour revenir en Palestine (386). Ils se fixent enfin à Bethléem, et pendant que saint Jérôme entreprend la traduction latine de la Bible, œuvre qu’il dédie à son amie, sainte Paule fonde deux monastères et s’enferme dans celui des femmes, y remplissant les plus humbles offices quand elle ne se remet pas à ses anciennes études sur le grec et l’hébreu. Une vie si pleine fut couronnée par une mort douce (26 janvier 404). « Je lui demandai si elle souffrait, rapporte saint Jérôme ; elle me répondit en grec qu’elle ne voyait rien que de calme et de tranquille. Ce furent ses dernières paroles ; ses yeux s’étaient fermés : il n’y avait plus rien sur la terre qui fût digne d’arrêter ses regards ». Il lui fit creuser une tombe dans le roc, et y grava ces mots : « Elle quitta tout pour vivre pauvre à Bethléem auprès de Votre crèche, ô Christ ! » Sa mémoire est honorée le 26 janvier.


Sainte Eustochie (fêtée le 28 septembre) mourut en 419, au même couvent.


Mardi 25 août 2026
S. Louis,

roi et confesseur
3e classe

Temps après la Pentecôte



Oraison - collecte
Ô Dieu, qui d’une royauté terrestre, avez élevé saint Louis, Votre Confesseur, à la gloire du céleste Royaume ; nous Vous prions, daignez nous accorder, en considération de ses mérites et de son intercession, la grâce d’être associés à la gloire du Roi des rois, Jésus-Christ Votre Fils, qui, étant Dieu, vit et règne avec Vous, dans l’unité du Saint-Esprit, dans tous les siècles des siècles.
Ainsi soit-il

Vie du Saint du jour
Louis IX, né en 1215 et devenu roi de France à l’âge de douze ans, fut très pieusement élevé par la reine Blanche, sa mère, qui lui apprit à préférer mourir plutôt que de commettre un péché mortel.

Il aimait à s’appeler Louis de Poissy, lieu où il avait été baptisé, pour marquer que son titre de Chrétien était son plus glorieux titre de noblesse. « Méprisant les délices du monde, il ne chercha à plaire qu’à Jésus-Christ, le vrai Roi » et fut, dit Bossuet, « le roi le plus saint et le plus juste qui ait jamais porté la couronne ».


Assidu aux Offices de l’Église, il les faisait célébrer solennellement dans son palais où il entendait quotidiennement deux Messes. À minuit il se réveillait pour les Matines et commençait par l’office de Prime sa royale journée.


Il introduisit dans sa chapelle la coutume de fléchir le genou à ces mots du Credo : Et Homo factus est et de se prosterner à l’endroit de la Passion où il est dit que Jésus-Christ expira. Ces deux pieuses pratiques ont été ensuite adoptées par l’Église.

« On me fait un crime de mon assiduité à la prière, disait-il, mais on ne dirait mot si les heures que j’y donne je les passais au jeu ou à la chasse ».

Sa piété ne l’empêcha jamais en effet de donner la plus grande partie de son temps aux affaires de son royaume.


À la suite d’une maladie il fit vœu d’entreprendre une croisade pour reconquérir Jérusalem. D’abord victorieux, il tomba ensuite entre les mains des Sarrasins. Lorsqu’on lui eut rendu la liberté, il demeura encore cinq ans en Orient pour y secourir les Chrétiens. Revenu en France, il s’appliqua à de nombreuses fondations pieuses et fit élever la Sainte Chapelle, comme insigne reliquaire de la sainte Couronne d’épines et de l’importante parcelle de la vraie Croix que lui avait offertes Baudouin II, empereur de Constantinople.


D’une grande austérité pour lui-même, et d’une grande charité pour les autres, il disait : « Mieux vaut pour un roi se ruiner en aumônes pour l’amour de Dieu qu’en faste et vaine gloire. »

« Souvent, dit Joinville, j’ai vu le bon roi après la Messe aller au bois de Vincennes, s’asseoir au pied d’un chêne et donner audience à tous ceux qui avaient à lui parler. »


Sergent du Christ, il portait continuellement la croix pour marquer que son vœu restait à accomplir. Il entreprit en 1270 une nouvelle croisade, mais une épidémie décima son armée en Afrique et l’atteignit lui-même. Les bras en croix et couché sur la cendre, il rendit à Dieu son âme en 1270, à l’heure même où le Christ mourut sur Sa Croix.


La veille de sa mort, on l’entendait répéter : « Nous irons à Jérusalem ». C’est dans la Jérusalem céleste, conquise par sa patience au milieu de ses adversités, qu’il devait régner avec le Roi des rois.


 voir la grande vie du Saint


Résolution pratique du jour
Faites consister votre dignité, à porter noblement votre titre de Catholique.


Méditation du jour
La Charité fraternelle au temps de saint Louis  suite

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