Saint Isidore, frère de saint Léandre qui convertit saint Herménégilde, lui succéda en 601 comme archevêque de Séville.
Dans son homélie sur l’Évangile de ce jour, où Jésus compare les Apôtres et leurs successeurs « au sel de la terre et à la lumière qui éclaire tous ceux qui sont dans la maison », ce Saint trace les devoirs de l’évêque.
« Avant tout l’évêque doit, pour accomplir son office, lire la Sainte Écriture, étudier les Canons, imiter les exemples des Saints, s’adonner aux veilles, au jeûne, à la prière, unir l’humilité à l’autorité et mettre sa chasteté sous la garde de la charité, vertu sans laquelle toutes les autres ne sont rien ». Saint Isidore a réalisé cet idéal.
Versé dans les sciences, il fut considéré comme l’homme le plus savant de son siècle.
Prédicateur infatigable de l’Évangile, il lutta contre les Ariens et d’autres hérétiques « qui fermaient l’oreille à la vérité pour l’ouvrir à des fables ». Aussi, seize ans à peine après sa mort, survenue en 636, le Synode de Tolède, composé de cinquante-deux évêques, le proclama : « Docteur excellent et la gloire la plus récente de l’Église catholique ».
Saint Isidore a été pour nous ici-bas un Docteur de vie, puisse-t-il être maintenant au Ciel un intercesseur. Pour la vie de saint Isidore, cliquer ci-dessus sur son nom. |