Ste Marie Jacobé (ou de Cléophas) et Ste Marie Salomé
25 mai

On lit au Martyrologe de France :


Au territoire d’Arles, la fête des saintes Marie Jacobé et Marie Salomé.

Dans l’île de Camargue (Bouches-du-Rhône), au diocèse d’Aix, pèlerinage à Notre-Dame de la Mer ou des saintes Marie. Ce vénéré sanctuaire est visité en ce jour par plus de dix mille pèlerins.

2114

On lit au Propre du diocèse de Marseille :


Marie Jacobé et Marie Salomé sont comptées, dans l’Évangile, au premier rang des saintes femmes qui suivaient Jésus et qui Le servaient. Marie Jacobé, que saint Jean appelle Marie de Cléophas, fut la mère de Jacques-le Mineur et de Joseph. Marie Salomé, femme de Zébédée, donna le jour à Jacques-le Majeur et à Jean, ceux que Jésus vit et appela à Sa suite, tandis qu’ils lavaient leurs filets sur le bord de la mer. Les saintes femmes s’attachèrent aussi à Jésus-Christ, Le suivirent pendant qu’Il prêchait le royaume de Dieu ; et, après qu’Il eut été pris par les Juifs, tandis que les Apôtres fuyaient, elles Le suivirent courageusement. Elles ne L’abandonnèrent pas non plus, tandis qu’Il était en croix : elles se tenaient debout près de la croix de Jésus, pour consoler Sa Mère si affligée. Une fois le Maître enseveli, elles achetèrent des aromates pour L’embaumer, et de grand matin, le lendemain du sabbat, elles vinrent au tombeau. Trouvant la pierre renversée et le sépulcre vide, elles coururent annoncer aux Apôtres que Jésus était ressuscité d’entre les morts. Mais Jésus, venant à leur rencontre, leur apparut, et elles furent ainsi les premiers témoins de la résurrection du Sauveur.


Lorsque le Christ monta au Ciel, elles furent bénies avec les disciples ; puis, persévérant dans la prière avec les Apôtres, Marie la mère de Jésus et ses frères, elles attendirent la venue de l’Esprit-Saint. Puis, embrasées d’un feu céleste, elles jouirent de la douce compagnie de la bienheureuse Vierge Marie, elles, ses heureux parents et ses fidèles compagnes. Marie leur apprit les vertus célestes qu’elles firent éclater dans nos contrées.


En effet, quand la persécution des Juifs se fut élevée, elles furent prises avec Marthe, Marie-Madeleine, Lazare, Maximin et plusieurs autres disciples. On les plaça sur une barque sans voile et sans rames et on les lança en pleine mer à un naufrage assuré. Mais le navire, gouverné par Dieu Lui-même, aborda heureusement sur les côtes de Provence. Les autres se dispersèrent pour diverses destinations. Marie Jacobé et Marie Salomé, s’arrêtant aux bouches du Rhône, sur la plage australe de l’île de la Camargue, y menèrent une vie austère, rendue suave par la méditation. Marie Jacobé mourut la première, et Marie Salomé s’envola peu après vers Jésus-Christ, au grand chagrin des insulaires qu’elles avaient formés aux mœurs chrétiennes. Elle fut ensevelie près de sa sœur.


Les témoignages de leur protection s’étant multipliés, on bâtit sur leur tombeau une église en forme de citadelle, sous le titre de Notre-Dame de la Mer, laquelle devait défendre les saints corps et les habitants contre les incursions des pirates. Leurs saintes reliques reposèrent en terre jusqu’à ce que, l’an 1448, René, roi de Sicile et de Jérusalem, et comte de Provence, du consentement du pape Nicolas V, les fit chercher soigneusement. On les trouva à part, devant le maître-autel de l’église de Notre-Dame de la Mer, et elles répandirent une suave odeur. C’est pourquoi, en présence du roi, d’une cour splendide, avec l’assistance de treize évêques, de nombreux abbés, théologiens, ducs et notables, Pierre, cardinal de Fusco, légat a latere du pape Nicolas V et spécialement nommé par lui, prononça, en vertu de l’autorité apostolique, que les corps des saintes Marie Jacobé et Salomé reposaient réellement dans ladite église. Puis, les élevant de terre avec une grande pompe et un grand appareil, il les plaça solennellement dans une double châsse en bois de cyprès.


Plusieurs fois reconnues depuis, l’an 839, lors de la visite des reliques du district d’Arles faites par ordre de Joseph (Dammoles), archevêque d’Aix, elles furent enveloppées dans une étoffe de soie rouge, chacune à part, scellées du sceau archiépiscopal, puis transférées des vieilles châsses dans des châsses neuves.


Combien les saintes femmes sont chères au Christ et à Dieu, c’est ce qu’atteste le concours immense des populations voisines qui a lieu chaque année près de leurs reliques, et les grâces abondantes qu’on voit sortir de ces gages sacrés.




Samedi 15 mai 2021
S. Jean-Baptiste de La Salle,

confesseur
3e classe

Temps Pascal

Sainte Dymphna ou Dimpna de Geel

en Brabant,

vierge et martyre avec

Saint Géréberne,

prêtre et martyr


voir Le Martyrologe #90-4


(Prière de ce jour) :
Voir « Mois de Marie » #1399-64




Oraison - collecte
Ô Dieu, qui pour l’instruction chrétienne des pauvres et pour la confirmation de la jeunesse dans la voie de la Vérité, avez suscité votre Confesseur Jean-Baptiste, et avez par lui fondé une nouvelle famille dans l’Église ; accordez-nous dans Votre bonté, qu’à son exemple et par son intercession, brûlants de zèle pour procurer Votre gloire au moyen du salut des âmes, nous puissions dans les Cieux partager sa récompense. Par Jésus-Christ Votre Fils, Notre Seigneur, qui vit et règne avec Vous dans l’unité du Saint-Esprit, Dieu dans tous les siècles des siècles.
Ainsi soit-il

Vie du Saint du jour
Né à Reims, le 30 avril 1651, d’une famille illustre, saint Jean-Baptiste de la Salle se rendit dès son enfance cher à tous par les vertus de son âme, la douceur de sa nature et la vivacité de son esprit.

Il alla à Paris pour étudier la Théologie à la Sorbonne. Il était chanoine de l’Église Métropole à dix-sept ans. Devenu prêtre, il offrit le Saint Sacrifice avec une Foi très vive et une très grande ardeur d’amour qu’il garda toujours lorsqu’il était à l’autel.


Dieu l’avait suscité « pour donner l’enseignement chrétien aux pauvres et pour affermir la jeunesse dans la voie de la vérité ». Il fonda dans ce dessein une nouvelle congrégation religieuse qu’il nomma les Frères des Écoles Chrétiennes et qui se répandit bientôt par tout le monde.

Par humilité et par amour de la pauvreté, il renonça à son Canonicat et distribua tous ses biens aux pauvres. « Enflammé de zèle pour le salut des âmes, il se dépensa toute sa vie, dit le Bréviaire, pour leur plus grand bien.


Sévissant assidûment contre lui-même par des jeûnes, des flagellations et d’autres austérités, il passait les nuits en prière. Tel fut son genre de vie jusqu’à ce que, remarquable en toutes les vertus, spécialement par son obéissance, son zèle pour l’accomplissement de la volonté divine, son amour et son dévouement envers le Siège apostolique, et chargé de mérites, il s’endormit dans le Seigneur à Rouen le Vendredi-Saint, 7 avril 1719 à l’âge de soixante-huit ans ».


Après s’être efforcé d’ensevelir sa vie dans les fonctions les plus humbles, en servant Jésus dans les petits enfants, il fut élevé par le divin Ressuscité dont il partage la gloire et qui continue à bénir son œuvre dans l’univers entier.

« Brûlons de zèle comme ce Saint pour procurer la gloire de Dieu en sauvant les âmes, afin de partager sa récompense dans les Cieux ».


 voir la grande vie du Saint


Résolution pratique du jour
Défiez-vous de la présomption ; mettez votre confiance en la grâce de Dieu.

Méditation du jour
Les coopérateurs du Christ
[On rejette les Catholiques ? on aura les musulmans !…]
 suite

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