Ste Brigide ou
Ste Brigitte d’Irlande
1er février
Sainte Brigide (ou Brigitte) de Kildare (ou d
Sainte Brigide (ou Brigitte) de Kildare (ou d'Irlande)

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Sainte Brigide est née dans les infamies et les impuretés de l’adultère de son père avec une esclave. Après son Baptême, elle fut confiée à une femme chrétienne qui eut soin de l’élever dans la crainte de Dieu et l’amour de la virginité. Elle était humble, paisible et obéissante ; et surtout il semblait que la compassion pour les pauvres fut sortie avec elle du sein de sa mère.

Ces admirables vertus étaient relevées par une beauté parfaitement régulière qui ravissait les cœurs de tous ceux qui la regardaient ; c’est pourquoi elle fut recherchée par divers partis. Mais sainte Brigide, qui s’était déjà consacrée par vœu à Jésus-Christ, s’en apercevant, pria Notre-Seigneur de la rendre si laide qu’on ne pensât plus à elle. Sa prière fut exaucée, et, par la perte d’un œil, la Sainte demeura si difforme qu’il ne se trouva plus personne qui parla de l’épouser : ce qui obligea son père de lui permettre de se faire moniale comme elle en avait le désir.

Son entrée en religion fut rendue remarquable par trois insignes faveurs qu’elle y reçut du Ciel : l’Évêque Malchille, ou Mel, ancien disciple de saint Patrick, Apôtre d’Irlande, qui lui donna le voile, aperçut sur sa tête une colonne de feu ; quand Brigide pencha la tête pour baiser le marche-pied de l’autel, le bois, quoique sec et vieux, reverdit par son attouchement ; enfin, au même instant, son œil se trouva guéri, et son visage reprit sa première beauté, à laquelle Notre-Seigneur ajouta encore un nouvel éclat.

Trois jeunes filles, de ses amies, avaient suivi Brigide dans la retraite. Elles se construisirent dans un gros chêne des cellules qui furent appelées, depuis « Kill-Dara » ou « Cellules du Chêne », près de Dublin. Ce fut comme une pépinière sainte qui donna naissance à un grand nombre de monastères en Irlande, lesquels reconnaissent tous sainte Brigide pour leur mère et leur fondatrice. La réputation de sa sainteté et de ses miracles rendit Kildare si célèbre et si fréquenté, que le grand nombre des édifices qu’on bâtit, de son vivant même, autour du monastère, y forma une ville qui devint assez considérable dans la suite pour qu’on y ait transféré le siège métropolitain de la province.

Cette pieuse vierge avait reçu de Dieu le don des miracles dans un haut degré, et elle en a fait un si grand nombre, que le Cardinal Baronius écrit avoir lu au monastère de Sainte-Cécile, au-delà du Tibre, à Rome, un vieux manuscrit qui en contenait vingt-quatre chapitres. Voici trois miracles qui feront juger des autres.

Deux lépreux s’adressèrent à la Sainte pour être guéris. Elle pria Dieu pour eux, et, faisant le signe de la Croix sur un peu d’eau, elle leur commanda de s’en laver l’un l’autre : le premier, après avoir été lavé, se sentant guéri, fut si ravi de sa santé, que, de crainte de la perdre, il ne voulut jamais rendre le même service à son compagnon. Mais, en punition de son ingratitude, il se vit aussitôt recouvert de la même lèpre, et son compagnon fut parfaitement guéri par la seule prière de sainte Brigide, qui semblait tenir en ses mains les clefs de la santé et de la maladie.

Une fille aveugle, nommée Darie, pria la Sainte de faire une bénédiction sur ses yeux, et par ce moyen elle recouvra la vue ; mais étant ensuite éclairée d’une plus haute lumière, et reconnaissant que tout ce qui se voit des yeux du corps n’est qu’un embarras pour l’âme, elle s’en retourna vers sa bienfaitrice pour la prier de lui rendre sa première cécité ; et à l’instant ses yeux, qui avaient été ouverts à la supplication de sainte Brigide, se refermèrent à sa prière.

Une méchante femme, ayant mis au monde un garçon, disait hautement pour excuser son crime qu’elle l’avait eu de l’évêque appelé Broon, lequel était un saint homme. Cette calomnie fut rapportée à sainte Brigide, et la misérable soutint effrontément son mensonge en sa présence et celle de saint Patrick ; mais la Sainte faisant le signe de la Croix sur la bouche de cette infâme, lui fit enfler la langue de telle sorte qu’elle ne pouvait parler ; et, faisant de même sur la langue de l’enfant, elle la délia, et il dit distinctement, que l’évêque n’était pas son père. Ainsi la vérité fut découverte, l’honneur de l’évêque conservé, et la gloire rendue à Dieu.

Le temps de sa récompense étant arrivé, après avoir heureusement achevé sa course, elle eut révélation du jour de son décès. Elle rendit son âme à Dieu, dans son premier monastère d’Irlande, un mercredi, 1er février 523, saint Hormisdas étant pape, les quatre fils de Clovis Clothaire, Childebert, Thierry et Clodomir se partageant le royaume des Francs et Justin Ier empereur d’Orient.

Dans l’iconographie, on la peint aussi à genoux et tenant un vase à large ouverture ; près d’elle une vache. Cet attribut fait allusion à plusieurs traits de sa vie.

Nous choisirons toutefois une seule circonstance, et nous renverrons à Surius, au 1er février, pour les autres où la vache joue un rôle quelconque. Sainte Brigitte étant devenue célèbre par ses vertus, reçut un jour la visite de plusieurs Evêques, mais elle n’avait pas de quoi les traiter. Elle se recommande à Dieu et imagine de traire trois fois dans la même journée la seule vache qu’elle eût : sa Foi fut récompensée, elle tira autant de lait qu’auraient pu en donner trois bonnes laitières.


Dimanche 16 août 2026
12e dimanche après la Pentecôte
2e classe
Temps après la Pentecôte

Mémoire de S. Joachim,

père de la Bienheureuse Vierge Marie,

confesseur



Oraison - collecte
Dieu tout-puissant et miséricordieux, de qui vient ce bienfait qu’un culte digne et louable Vous soit rendu par Vos fidèles, accordez-nous, nous Vous en supplions, que, sans obstacle qui nous arrête, nous courions vers ce que Vous nous promettez. Par Jésus-Christ Votre Fils, Notre Seigneur, qui vit et règne avec Vous dans l’unité du Saint-Esprit, Dieu dans tous les siècles des siècles. Ainsi soit-il.


Mémoire de saint Joachim

Père de la Bienheureuse Vierge Marie :


Ô Dieu, qui, de préférence à tous Vos Saints, avez choisi le bienheureux Joachim pour qu’il fût le père de la Mère de Votre Fils, accordez-nous, s’il Vous plaît, la grâce d’être constamment protégés par celui dont nous célébrons la fête. Par le même Jésus-Christ Votre Fils, Notre Seigneur, qui vit et règne avec Vous dans l’unité du Saint-Esprit, Dieu dans tous les siècles des siècles.

Ainsi soit-il

Vie du Saint du jour
Voulant associer le nom de saint Joachim au triomphe de sa fille bénie, l’Église a transféré sa fête du 20 mars au lendemain de l’Assomption. Léon XIII, qui avait reçu au baptême le nom de Joachim, éleva sa fête et celle de sainte Anne au rite double de 2e classe (1879).


« Saint Joachim et sainte Anne, dit saint Épiphane, attirèrent sur eux, par une vie irréprochable, les divines complaisances, et méritèrent d’avoir un si beau fruit de leur union, la sainte Vierge Marie, temple et mère de Dieu. Saint Joachim, sainte Anne et la bienheureuse Vierge Marie offraient manifestement à eux trois un sacrifice de louange à la Trinité. Le nom de Joachim signifie préparation du Seigneur. N’est-ce pas lui, en effet, qui prépare le Temple du Seigneur, la Vierge ? ».


Aussi l’Introït et le Graduel de la Messe font-ils ressortir les vertus de ce grand Confesseur et nous rappellent-ils les nombreuses aumônes que faisait ce Saint, car, selon une tradition, il divisait ses biens en trois parties, dont la première était destinée au temple et ses ministres, la seconde aux pauvres, aux veuves et aux orphelins, il ne se réservait que la troisième.


« Bienheureux couple, dit à son tour saint Jean Damascène, toute la création vous est redevable. C’est en effet par vous qu’elle a pu offrir au Créateur un présent au-dessus de tous les présents, la chaste mère, qui seule était digne de ce Créateur. Réjouis-toi, Joachim, car un Fils nous est né de ta fille ». Et l’Évangile est consacré à nous montrer la descendance royale de ce Fils, car c’est en épousant Marie, fille de Joachim ou Héliachim, que Joseph fils de Jacob, fit de Jésus l’héritier légal de David.


Comme la grâce perfectionne la nature sans la détruire, l’on peut affirmer que saint Joachim, uni comme saint Joseph et sainte Anne par un lien très intime à la mère de Dieu et à son Fils, est appelé à exercer son patronage perpétuel à l’égard de l’Église, prolongement de Jésus, ou de nos âmes dont Marie est la mère.


« Offrons en ce jour à Dieu le Saint Sacrifice en l’honneur du saint Patriarche Joachim, père de la Vierge Marie, afin que sa prière, jointe à celle de son épouse et de leur enfant béni, nous mérite la pleine rémission de nos péchés et la gloire éternelle. »


 voir la grande vie du Saint


Résolution pratique du jour
Nos marques de respect ne doivent pas seulement s’adresser à nos supérieurs, pas même seulement à nos égaux, nous devons nous respecter « l’un l’autre », nous devons respecter même nos inférieurs ; personne ne doit être exclu de notre respect. On peut, envers un serviteur, un homme sans éducation, un pauvre, employer d’autres formes de politesse, mais nous devons être polis même envers le dernier domestique de la maison, même envers le plus pauvre mendiant qui se tient à notre porte, même envers le plus simple illettré.

Méditation du jour
La patience est un moyen de parvenir à l’humilité  suite

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