Ste Rita
22 mai

RÉSUMÉ :

Sainte Rita de Cascia fut le fruit miraculeux de la vieillesse de ses parents et reçut le nom de Marguerite, que le peuple a abrégé en l’appelant Rita.

Elle se sentit, toute jeune, attirée vers la virginité, et pourtant il lui fallut plier devant la volonté de ses parents et s’engager dans les liens du mariage.

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Sainte Rita de Cascia fut le fruit miraculeux de la vieillesse de ses parents et reçut le nom de Marguerite, que le peuple a abrégé en l’appelant Rita. Elle se sentit, toute jeune, attirée vers la virginité, et pourtant il lui fallut plier devant la volonté de ses parents et s’engager dans les liens du mariage.

Son mari, de noble origine, était d’une humeur brutale et violente ; ce fut pour la sainte jeune femme une occasion continuelle d’angélique patience. Elle eut enfin le bonheur de faire la conquête de cette âme si chère ; mais ce fut au prix de beaucoup de larmes, de pénitences et de prières.

Après la mort de son mari et de ses enfants, sainte Rita eut hâte de se donner tout à Dieu. Elle fut introduite de nuit par trois protecteurs célestes, saint Jean-Baptiste, saint Augustin et saint Nicolas de Tolentino, dans un cloître d’Augustines dont toutes les portes étaient fermées. La supérieure, frappée du miracle, ne fit pas de difficulté d’accepter cette âme d’élite. Dès lors les jeûnes quotidiens au pain et à l’eau, les flagellations, le cilice, les veilles furent toute la vie de sainte Rita.

Elle méditait la Passion du Sauveur, de minuit jusqu’à l’aurore, absorbée dans la douleur la plus profonde. Un jour, une épine se détacha de la couronne du Crucifix devant lequel elle priait et lui fit au front une blessure, qu’elle porta toute sa vie et dont la trace se voit encore sur sa tête miraculeusement conservée. De sa plaie douloureuse sortaient des vers qu’elle appelait ses petits anges. Cette infirmité l’obligea de vivre dans une retraite forcée au milieu de son couvent, et elle en profita pour se plonger plus avant dans les saintes veilles, les pénitences et la méditation.

Sainte Rita fit alors une maladie de quatre ans qui acheva de purifier son âme et de la rendre digne de l’Époux céleste. À sa demande, Dieu fit fleurir un rosier en plein hiver ; elle put respirer le doux parfum de ces roses ; elle obtint aussi, hors de saison, des figues d’une remarquable beauté.

Jésus-Christ vint enfin Lui-même, avec Sa divine Mère, annoncer à sainte Rita que bientôt la couronne d’épines serait remplacée sur sa tête par la couronne de gloire. Sa mort arriva le 22 mai. C’était l’an 1456, Calixte III étant pape, Frédéric III empereur d’Autriche et Charles VII roi de France. Au moment où elle expira, la cloche du couvent fut mise en mouvement par la main des Anges, et une lumière éclatante se répandit dans sa cellule.


Mardi 21 août 2018
Ste Jeanne-Françoise

Frémiot de Chantal,

veuve
3e classe

Temps après la Pentecôte



Oraison - collecte
Dieu tout-puissant et miséricordieux, qui, après avoir embrasé de Votre amour la bienheureuse Jeanne-Françoise, lui avez donné la force d’âme admirable qui la fit avancer en perfection dans toutes les situations de la vie, et qui avez voulu orner par elle Votre Église d’une nouvelle famille religieuse ; faites, en considération de ses mérites et de ses prières, que, conscients de notre faiblesse, mais confiants en Votre secours, nous puissions, à l’aide de la grâce céleste, surmonter tout ce qui nous est contraire. Par Jésus-Christ Votre Fils, Notre Seigneur, qui vit et règne avec Vous dans l’unité du Saint-Esprit, Dieu dans tous les siècles des siècles.
Ainsi soit-il

Vie du Saint du jour
Comme Marie, dont nous venons de célébrer l’Assomption, sainte Jeanne-Françoise de Chantal fut épouse, mère et veuve. Comme saint Bernard, elle naquit à Dijon et reçut au baptême le nom de Jeanne, parce que ce jour-là, 23 janvier 1572, le calendrier portait le nom de saint Jean l’Aumônier. Celui de Françoise qu’elle ajouta, lors de sa Confirmation, nous rappelle le doux Saint de Genève.


Comme autrefois saint Benoît et sainte Scholastique, comme saint François d’Assise et sainte Claire, saint François de Sales et sainte Jeanne-Françoise, correspondant aux desseins de la divine Providence, unirent leurs pieux efforts et illustrèrent l’Église par la « fondation d’une nouvelle famille ».


À la mort du baron de Chantal (1601), la jeune veuve se consacre au Seigneur par le vœu de chasteté perpétuelle, et elle écrit avec un fer rouge sur sa poitrine le nom de Jésus. Femme forte, elle quitta tout pour acheter à ce prix la perle précieuse de la vie religieuse. De ses six enfants il lui en restait encore quatre et son vieux père. « Arrêtons le cours de nos larmes, lui dit ce vénérable vieillard, pour faire plus d’honneur à la sainte volonté de Dieu ».


Son fils, Celse-Bénigne, s’oppose au départ de sa mère et se couche en travers de la porte : « Si je ne puis vous retenir, du moins vous passerez sur le corps de votre fils ». Madame de Chantal lutte contre les révoltes de son cœur, et, après avoir laissé couler librement ses larmes, elle s’arme de force et passe sur le corps de son fils. Elle devint la mère de nombreuses vierges de l’Ordre de la Visitation, aujourd’hui répandues dans le monde entier et auxquelles, toute pleine de l’esprit de charité divine elle répétait sans cesse comme saint Jean, son patron : « Aimons Dieu de tout notre cœur, et notre prochain comme nous-mêmes pour l’amour de Dieu ».


Elle mourut en 1641 à Moulins. À l’exemple et par l’intercession de sainte Jeanne-Françoise prions Dieu, afin que, connaissant notre faiblesse et confiants en Sa force, nous surmontions par Sa grâce tous les obstacles.


 voir la grande vie du Saint


Résolution pratique du jour
Retenez la belle devise de sainte Jeanne-Françoise : « Mourir à soi pour vivre à Dieu ».

Méditation du jour
Acte de conformité à la volonté de Dieu  suite

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