S. Vaast
6 février

Saint Remi chargea saint Vaast, dans la première partie de sa carrière apostolique, d’instruire Clovis et sa cour, pour les préparer au baptême, qui entraîna la christianisation de la nation franque tout entière. Il fut investi ensuite des sieges épiscopaux de Cambrai et d’Arras. Son laborieux épiscopat dura quarante ans. Il mourut en 540.

Timbre-poste émis par la France en 1994

2086

Vedastus ou Vaast était un solitaire que l’évêque de Toul, au IVe siècle, ordonna prêtre à cause de ses vertus. C’était l’époque de l’invasion des Gaules par les Francs. Chlodowigh, ou Clovis, venait d’être vainqueur à Tolbiac, et il avait promis au « Dieu de Clotilde », à qui il devait sa victoire, de s’instruire dans la religion chrétienne et de recevoir le Baptême.


En passant à Toul, il rencontra l’homme de Dieu que la vénération générale désignait à sa confiance et voulut recevoir ses enseignements ainsi que ceux de saint Remi, évêque de Reims.

Le Saint partagea donc avec le grand apôtre des Francs la mission d’amener à Dieu l’âme du « fier Sicambre ».

Un plein succès couronna leur zèle, aidé des prières de la reine, et la France devint avec son roi la fille aînée de l’Église.


Saint Vaast fut sacré évêque d’Arras, et arracha au paganisme toute sa province.

Il opéra de nombreux miracles ; l’un des plus célèbres est celui-ci : dans un festin qu’offrait un seigneur franc au roi Clothaire, en 511, saint Vaast remarqua plusieurs coupes qui avaient servi au culte des idoles ; il fit le signe de la croix sur ces coupes, qui se brisèrent à l’instant même.


À l’évêché d’Arras, saint Vaast joignit l’évêché de Cambrai et évangélisa la contrée. Après d’infatigables travaux, il fut pris d’une fièvre violente et sentit la mort approcher : il l’accueillit comme une délivrance. Une colombe de feu apparut sur le toit de sa demeure, et ne le quitta que quand il eut rendu son âme au Seigneur, le 6 février 540, Vigile étant Souverain Pontife, Justinien Ier le Grand empereur à Byzance et Childebert Ier roi des Francs.


L’ÉVANGÉLISATION ET LA FONDATION DU DIOCÈSE D’ARRAS


Clovis, après son baptême, quittant Reims, recommanda saint Vaast à saint Remi, et ce saint évêque s’en servit utilement pour l’entière conversion de ses diocésains, car il l’envoya dans les villages pour y catéchiser le peuple. Enfin, Dieu inspira à saint Remi qui, comme apôtre des Francs, avait pouvoir d’établir de nouveaux évêchés, de le sacrer évêque d’Arras, capitale de l’Artois. Il s’agissait d’évangéliser un pays presque entièrement idolâtre.


La ville d’Arras avait bien autrefois reçu la lumière de l’Évangile, du temps de la domination romaine. Mais cette Église avait été fort maltraitée en 406, par les Vandales et les Alains, et plus tard presque entièrement détruite par Attila, qui avait ravagé la Gaule en 450 et l’année suivante.


L’OURS DE SAINT VAAST


Dieu autorisa la mission de saint Vaast par la guérison miraculeuse d’un aveugle et d’un boiteux qu’il rencontra en entrant dans la ville. Mais il fut bien affligé lorsqu’il vit le paganisme rétabli sur les ruines de notre religion. Il ne découvrit aucune trace du culte du vrai Dieu, que dans la mémoire de quelques anciens du pays. Ils lui montrèrent hors de la ville la place de l’église où les fidèles s’assemblaient autrefois. Le Saint gémit ; il pleura en voyant ces lieux autrefois sacrés, maintenant couverts de ronces et devenus la retraite des bêtes sauvages.


« Ces malheurs », s’écriait-il en s’adressant à Dieu, « nous sont arrivés parce que nos pères et nous, Vous avons offensé ; nos injustices et nos iniquités nous ont attiré Votre colère. Mais présentement, Seigneur, souvenez-Vous de Votre miséricorde et oubliez les crimes de Vos pauvres serviteurs ! ».


Pendant que l’Apôtre, à genoux, priait pour la ville plongée dans l’esclavage du démon, un ours sortit de ces tristes ruines. Saint Vaast, plein de confiance en Dieu, ne fut point troublé : il conjura l’animal, au nom du Ciel, de se retirer dans les bois et de ne plus repasser la rivière de la Scarpe. L’ours ne reparut jamais.


En ce même endroit, il découvrit les restes d’un autel dédié à la sainte Vierge. À cette vue son cœur surabonda de joie, et il espéra que sous les auspices de la Mère de Dieu à qui cette contrée semblait consacrée, il rétablirait en peu de temps le règne de Jésus-Christ ; aussitôt il se met en devoir de bâtir une église qu’il plaça sous la protection de la sainte Vierge adoptée dès lors pour patronne du diocèse d’Arras et de Cambrai.


Dimanche 18 octobre 2026
21e dimanche après la Pentecôte
Les Missions, (mémoire), avant-dernier dimanche d'octobre

2e classe
Temps après la Pentecôte

Mémoire de de S. Luc,

évangéliste


et des Missions (uniquement à la Messe) : nous vous remercions d’aider notre communauté du Cameroun, matériellement et spirituellement.



Oraison - collecte
Nous Vous supplions, Seigneur, de gardez Votre famille par l’assistance continuelle de Votre bonté, afin que, par Votre protection, elle soit délivrée de toute adversité et qu’elle soit fervente dans la pratique des bonnes œuvres, pour la gloire de Votre Nom. Par Jésus-Christ Votre Fils, Notre Seigneur, qui vit et règne avec Vous dans l’unité du Saint-Esprit, Dieu dans tous les siècles des siècles. Ainsi soit-il.


Mémoire de saint Luc, évangéliste :


Nous Vous en prions, Seigneur, que Votre saint Évangéliste Luc intercède pour nous, lui qui n’a jamais cessé de porter dans son corps la mortification de la croix, pour la gloire de Votre Nom. Par Jésus-Christ Votre Fils, Notre Seigneur, qui vit et règne avec Vous dans l’unité du Saint-Esprit, Dieu dans tous les siècles des siècles. Ainsi soit-il.


Mémoire des Missions, à la Messe uniquement :


Dieu qui voulez que tous les hommes soient sauvés et parviennent à la connaissance de la vérité, envoyez des ouvriers dans Votre moisson et donnez-leur d’annoncer Votre parole avec une confiante assurance, afin que Votre doctrine se répande, qu’elle soit en honneur, et que tous les peuples Vous connaissent, Vous, le seul vrai Dieu, et Celui que Vous avez envoyé, Notre Seigneur Jésus-Christ, qui, étant Dieu, vit et règne avec Vous dans l’unité du Saint-Esprit, dans tous les siècles des siècles.

Ainsi soit-il

Vie du Saint du jour
Saint Luc, peut-être juif d’origine, naquit, dit saint Eusèbe, à Antioche la capitale des rois de Syrie. Saint Paul nous dit qu’il y exerçait les fonctions de médecin.

Compagnon de voyage de l’Apôtre des Nations, il fut aux côtés de saint Paul durant la plupart de ses missions et pendant sa double captivité à Rome.


Grâce à ses relations avec ce maître et avec les autres Apôtres, il put écrire le troisième Évangile que saint Jérôme et saint Jean Chrysostôme désignent sous le nom d’ « Évangile de saint Paul ». Comme le Docteur des Gentils, il s’adresse aux païens pour leur prouver que le salut est apporté par Jésus à tous les hommes sans exception qui croient en Lui.


On le désigne sous le symbole du bœuf, l’un des quatre animaux de la vision d’Ézéchiel, parce qu’il commence son Évangile en parlant du sacerdoce de Zacharie, prêtre et sacrificateur, et que le bœuf était la victime la plus ordinaire des sacrifices de l’ancienne loi.


La Messe de saint Luc présente, de même que celle de saint Marc, cette particularité qu’on y lit l’Évangile renfermant les instructions du Sauveur à Ses soixante-douze disciples, parce que ces deux Évangélistes ne furent pas Apôtres, mais seulement des Disciples de Notre-Seigneur.


Saint Jérôme rapporte que saint Luc mourut en Achaïe, âgé de quatre-vingt-quatre ans.


 voir la grande vie du Saint


Résolution pratique du jour
Ayez un vrai respect et une vraie dévotion pour les images de la sainte Vierge.

Méditation du jour
L’Évangile, inspirateur de tous les dévouements  suite

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