S. Pourçain
24 novembre

On lit au Martyrologe romain de ce jour :


En Auvergne, saint Pourçain abbé, renommé pour ses miracles, au temps du roi Théodoric. Son nom a été donné au monastère qu’il gouverna et aussi à la ville qui s’éleva plus tard en cet endroit.

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Saint Portian, vulgairement saint Pourçain, était Abbé. Il était français de nation, et serviteur premièrement d’un barbare en Auvergne. Ainsi nous l’apprend saint Grégoire de Tours. Il y avait un Abbé en un Monastère là auprès, où ce pauvre jeune homme courait souvent supplier cet Abbé de l’excuser envers son maître, quand il reconnaissait l’avoir offensé. Or ce barbare le suivit un jour de si près, qu’il le trouva avec cet Abbé, qu’il tança grièvement, parce que, disait-il, retirant ce sien serviteur vers lui, il était cause du mauvais service qu’il lui rendait : et là dessus comme il s’efforçait de ramener saint Pourçain en sa maison, il devint aveugle. Alors il demanda pardon à l’Abbé, le supplia de prier Dieu pour lui, et de retenir son serviteur pour servir Dieu, si bon lui semblait, espérant peut-être que par ce moyen il recouvrerait la vue.


De fait, saint Pouçain, par le commandement de l’Abbé, lui ayant fait le signe de la Croix sur les yeux, il recouvra la vue. Depuis saint Pourçain fut fait Clerc en ce Monastère, et par ses vertus mérita de succéder en la place de cet Abbé après sa mort.


Théodoric de Metz ravageant toute l’Auvergne avec une puissante armée, il alla au devant de lui, afin de le prier pour ce pauvre peuple. Et comme il se fut adressé à Siginalde, parent et grand favori du Roi, le pria, et l’obligea, quelque excuse qu’il peut faire, de prendre du vin : mais avant que d’en goûter, il fit le signe de la Croix dessus ; aussitôt le vaisseau se brisa en pièces, et le vin se répandit en terre avec un serpent. Ce qui le fit honorer et respecter d’un chacun, et du Roi même qui lui accorda ce qu’il désirait.


Le diable tacha de troubler le repos de son âme par des spectres et des visions épouvantables ; mais en vain, d’autant qu’en vertu du signe de la Croix, il le rendait confus. Enfin chargé d’ans et de mérites, il mourut le 24, jour de novembre.


Vendredi 10 juillet 2020
Les Sept Frères martyrs et

Ste Rufine et Ste Seconde,

vierges et martyres
3e classe

Temps après la Pentecôte



Oraison - collecte
Nous Vous en prions, ô  Dieu tout-puissant, faites qu’ayant connu combien Vos glorieux Martyrs ont été fermes dans la confession de leur Foi, nous ressentions les effets de leur charitable intercession auprès de Vous. Par Jésus-Christ Votre Fils, Notre Seigneur, qui vit et règne avec Vous dans l’unité du Saint-Esprit, Dieu dans tous les siècles des siècles.
Ainsi soit-il

Vie du Saint du jour
L’Église, en célébrant aujourd’hui le triomphe des sept fils de sainte Félicité (fête le 23 novembre) qui furent martyrisés sous les yeux de leur mère, loue cette femme forte qui, en les exhortant à mourir, « fut elle-même victorieuse en eux tous ». Elle étendit en effet sa maternité jusqu’aux âmes de ses enfants en leur faisant accomplir la volonté de Dieu. Ils moururent en l’an 150, sous l’empereur Antonin.


Le Martyrologe romain donne ces indications :

« À Rome, la passion des Sept Frères martyrs, fils de la martyre sainte Félicité, savoir : Janvier, Félix, Philippe, Sylvain, Alexandre, Vital et Martial, qui souffrirent au temps de l’empereur Antonin, sous Publius, préfet de la Ville. Janvier, d’abord battu de verges, puis soumis aux rigueurs de la prison, fut tué à coups de cordes garnies de plomb ; Félix et Philippe furent assommés à coups de bâton ; Sylvain fut précipité d’un lieu élevé ; Alexandre, Vital et Martial eurent la tête tranchée. »


Un siècle plus tard sainte Rufine et sainte Seconde, sœurs par la nature, le devenaient doublement en mêlant leur sang dans un même supplice, plutôt que de perdre la virginité qu’elles avaient vouée à Jésus, leur époux. Elles furent martyrisées à Rome sous les empereurs Valérien et Gallien en 257.


 voir la grande vie du Saint


Résolution pratique du jour
N’écoutez pas la voix de la chair et du sang ; mais la voix seule du devoir et de la vertu.

Méditation du jour
Sachons donc accepter les croix  suite

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