S. Michel (au mont Gargan)
8 mai

RÉSUMÉ :

Les fêtes de Pâques sont celles des esprits angéliques, car la Résurrection « fait aussi la joie des Anges, dit saint Grégoire, parce qu’en nous rouvrant le Ciel elle répare les pertes qu’ils avaient éprouvées dans leurs rangs ».

La fête de l’apparition de saint Michel, chef de la Milice céleste, fait donc ressortir, en ce Cycle de Pâques, toute la grandeur du triomphe du Sauveur. Aussi saint Michel vient-il lui-même nous défendre dans le combat.

Il descendit du Ciel et apparut, en Italie, en 492, sous le Pontificat de Gélase Ier, Anastase étant empereur d’Orient et Clovis roi des Francs, en Apulie, sur le sommet du Mont Gargano, près de la mer Adriatique, à la hauteur et à l’opposé de Rome.

Il demanda qu’on lui élevât un sanctuaire où l’on rendrait à Dieu un culte, en mémoire de lui et de tous les Anges, et ce lieu devint célèbre par de nombreux miracles.

Détail du Polyptyque dell’Assunta, peinture sur bois. (Sano di Pietro, Sienne, XVe siècle)
Le Miracle de saint Michel au mont Gargan. « Furieux, il lança contre lui une flèche empoisonnée, mais celle-ci, comme repoussée par le vent, se retourna vers lui et le frappa lui-même. »
Le Miracle de saint Michel au mont Gargan. « Furieux, il lança contre lui une flèche empoisonnée, mais celle-ci, comme repoussée par le vent, se retourna vers lui et le frappa lui-même. »

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Nous trouvons dans les histoires ecclésiastiques le récit de diverses apparitions de l’Archange saint Michel, et nous voyons, tant en Orient qu’en Occident, un certain nombre d’églises consacrées en son honneur.

Si Dieu veut que nous honorions tous les Anges, à plus forte raison est-ce Sa volonté que nous rendions hommage à celui des Esprits célestes qui leva contre Lucifer et les mauvais anges l’étendard du combat et de la victoire. Le nom de l’Archange Michel signifie : Qui est comme Dieu ? Quis ut Deus ?, en latin, Mika El en hébreu. C’est, en effet, le cri d’indignation par lequel il rallia autour de lui les Anges fidèles.

On représente saint Michel comme un beau jeune homme, le pied levé sur la tête d’un dragon qu’il transperce de sa lance. Parmi les faits merveilleux qui nous attestent la protection de saint Michel sur l’Église, il faut mentionner son apparition à Rome, où saint Grégoire le Grand l’aperçut dans les airs, remettant son glaive dans le fourreau pour marquer la cessation de la peste et l’apaisement de la colère de Dieu. (Les Litanies Majeures qui se célèbrent le 25 avril.)

Mais le 8 mai est destiné à rappeler une apparition non moins merveilleuse sur le mont Gargan, dans le royaume de Naples. Au temps bien antérieur du pape Gélase Ier, l’an 492, un homme riche nommé Gargan faisait paître dans la campagne ses nombreux troupeaux. Un jour, un taureau s’éloigna et s’enfuit dans les montagnes, où on le chercha d’abord vainement. On finit par le rencontrer dans une caverne, où on lui tira une flèche ; mais cette flèche revint blesser celui qui l’avait tirée. Devant cette merveille, on crut devoir suspendre la poursuite et consulter l’évêque voisin. Le prélat ordonna trois jours de jeûne et de prières.

Au bout des trois jours, l’Archange saint Michel apparut à l’évêque et lui déclara que cette caverne où le taureau s’était retiré était sous sa protection, et que Dieu voulait qu’elle fût consacrée sous son nom et en l’honneur de tous les Anges.

Accompagné de son clergé et de son peuple, le pontife se rend à cette caverne, qu’il trouve déjà disposée en forme d’église. On y célèbre les divins mystères, et bientôt, dans ce lieu même, s’élevait un temple magnifique où la Puissance divine a opéré de grands miracles.

De tout temps la sainte Église a eu la plus grande vénération pour ce glorieux Archange, elle a favorisé son culte, établi des confréries en son honneur ; elle nous le montre présentant à Dieu les âmes des justes trépassés et nous invite à l’invoquer pour obtenir, à l’heure de la mort, le dernier triomphe sur les esprits des ténèbres. Ses apparitions à sainte Jeanne d’Arc sont célèbres.

Il est regardé comme l’un des grands protecteurs de l’Église et de la France.

Prions-le de nous soutenir dans les combats de la vie ; imitons sa parfaite obéissance aux ordres de Dieu ; soyons, à son exemple, pénétrés de respect et de crainte pour la Majesté suprême, et sachons, au besoin, défendre sans faiblesse les intérêts sacrés de la gloire de Dieu et du salut des âmes.



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Vendredi 21 janvier 2022
Ste Agnès,

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Temps après l’Épiphanie



Oraison - collecte
Dieu tout-puissant et éternel, qui choisissez ce qu’il y a de faible dans le monde, pour confondre les forts, accordez-nous par Votre miséricorde que, célébrant la solennité de la bienheureuse Agnès, Votre Vierge et Martyre, nous ressentions auprès de Vous les effets de sa protection. Par Jésus-Christ Votre Fils, Notre Seigneur, qui vit et règne avec Vous dans l’unité du Saint-Esprit, Dieu dans tous les siècles des siècles.
Ainsi soit-il

Vie du Saint du jour
La Messe d’aujourd’hui nous rappelle l’un des plus touchants et glorieux triomphes de Jésus sur le monde.

Sainte Agnès, enfant d’une des plus nobles familles de Rome, va au-devant de l’Époux et se consacre à Lui à l’âge de 10 ans. Jésus alors « fait par elle des prodiges admirables ».


Le fils du préfet de Rome la demande en mariage et elle répond : « Celui à qui je suis fiancée, c’est le Christ que servent les Anges ». L’on veut alors attenter par la violence à sa vertu, mais « Dieu délivre son corps de la perdition ». On la jette sur un bûcher ardent et elle n’est point brûlée par le feu ».

Condamnée à avoir la tête tranchée, elle encourage son bourreau qui hésite : « Frappez sans crainte car la fiancée fait injure à l’Époux si elle Le fait attendre ».


À l’âge de 13 ans (l’an 304), cette faible enfant confond les puissants de cette terre. On éleva sur son tombeau, à la voie Nomentane, la magnifique basilique qui existe encore, et son nom fut inscrit vers la fin du Ve siècle avec celui de cinq autres martyres, au Canon de la Messe.

À la basilique de Sainte-Agnès est annexé un monastère bénédictin. Les Bénédictines de Sainte-Cécile, au Transtévère, élèvent les agneaux bénis ce jour dont la laine sert à la confection des palliums. Chaque année, en effet, le 21 janvier, à Sainte-Agnès-hors-les-Murs, après la Messe pontificale célébrée par l’Abbé des Chanoines réguliers de Latran, on porte sur l’autel deux agneaux blancs ornés de fleurs et de rubans, couchés sur des corbeilles de soie à crépines d’or.


Le chœur chante l’antienne « Stans a dextris ejus agnus nive candidior, Christus Sibi sponsam consecravit et martyrem » ; puis le célébrant bénit les agneaux. Une députation du Chapitre de Latran les porte ensuite au Pape qui les bénit de nouveau et les envoie aux religieuses chargées de nourrir les agneaux et de confectionner les palliums.

Le 28 juin, le Pape, dans la basilique Saint-Pierre, bénit les palliums, qui sont ensuite placés dans un riche coffret ciselé de vermeil, don de Benoît XIV, et déposés dans la Confession sur la tombe de saint Pierre, pour être ultérieurement envoyés par le Pape aux archevêques et par privilège à certains évêques.


 voir la grande vie du Saint


Résolution pratique du jour
Ayez un soin jaloux de conserver dans la pureté votre âme non moins que votre corps.

Méditation du jour
Le bienfaisant devoir de la prière  suite

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