S. Antonin
10 mai

RÉSUMÉ :

Entré à seize ans dans l’Ordre des Frères Prêcheurs de saint Dominique et devenu archevêque de Florence, saint Antonin excella dans sa charge pastorale par l’austérité de sa vie, sa charité et son zèle sacerdotal.

Sa prudence lui valut le titre d’Antonin des Conseils. Il mourut plein de mérites en 1459.

Timbres-poste émis par le Vatican en 1959
pour le 5e centenaire de la naissance au Ciel de saint Antonin
Saint Antonin, religieux dominicain, évêque de Florence,contemporain de Fra Angelico au début de la Renaissance païenne, mort en 1459.
Saint Antonin, religieux dominicain, évêque de Florence,
contemporain de Fra Angelico au début de la Renaissance païenne, mort en 1459.

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Saint Antonin naquit à Florence en 1389, Clément VII étant pape, Wenceslas empereur et Charles VI roi de France.

C’est à la protection de la très Sainte Vierge qu’il dut de conserver intacte, au milieu de la corruption du monde, l’innocence de son baptême. À quinze ans, il alla s’offrir aux Dominicains de Fiésole. Le supérieur, voyant cet enfant si délicat, craignit qu’il ne pût s’astreindre aux austérités de la règle :

« — Qu’étudiez-vous ? dit-il à Antonin.

« — Le Droit canonique.

« — Eh bien ! ajouta le religieux pour le décourager, quand vous saurez le Droit par cœur, nous vous recevrons. »

Un an après, Antonin revenait, possédant toute la science demandée. C’était un signe clair de l’appel divin, et les religieux n’eurent pas à se repentir de l’avoir admis, car il devint bientôt de tous le plus humble, le plus obéissant, le plus mortifié, le plus régulier. L’onction sacerdotale l’éleva plus haut encore, et toutes les fois qu’il offrait le saint Sacrifice de la Messe, on le voyait baigné des larmes de l’amour divin.

Saint Antonin fut un Frère prêcheur, un Domincain.
Saint Antonin fut un Frère prêcheur, un Domincain.

1700

Dominicain, prédicateur, saint Antonin fut tour à tour prieur en huit couvents ; il en renouvela la ferveur et la discipline. Quel coup pour lui, quand il apprit, au retour de la visite d’un de ses monastères, sa nomination à l’archevêché de Florence. Fuir et s’ensevelir dans la solitude fut sa première pensée ; mais on le mit dans l’impossibilité de réaliser son projet. Il entra dans sa cathédrale pieds nus ; sa tristesse faisait contraste avec la joie de son peuple.

Saint Antonin, devenu archevêque de Florence, ne refusait jamais à un pauvre qui lui tendait la main.
Saint Antonin, devenu archevêque de Florence, ne refusait jamais à un pauvre qui lui tendait la main.

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Saint Antonin sut concilier les obligations de l’épiscopat avec l’austérité monastique. Sa maison ressemblait plus à un couvent qu’à un palais, et dame Pauvreté y tenait seule lieu de train et d’équipage. Il n’avait point de buffets ni de tapis, ni de vaisselle d’argent, ni de chevaux, ni de carrosses ; il accepta dans sa vieillesse un mulet, dont il ne se servait que par besoin. Jamais il ne refusait à un pauvre qui lui tendait la main ; s’il se trouvait sans argent, il vendait ses pauvres meubles pour subvenir à leurs besoins ; il alla même jusqu’à se dépouiller pour couvrir des misérables.

On ne connaîtrait qu’un seul côté de sa vie, si on ne voyait en lui que l’homme d’oraison. Homme de prière, il le fut, en effet, au point qu’on eût dit qu’il était toujours en retraite ; mais il était aussi homme des saintes études, et son nom reste dans l’Église comme le nom de l’un des plus savants canonistes qui l’aient illustrée ; il passait les nuits au travail, et c’est à cette privation de sommeil que nous devons ses précieux ouvrages. Aussi saint Antonin était-il le conseiller des papes, au point qu’on l’avait surnommé Antonin des conseils.

Sa grande fermeté, jointe à son immense charité, opéra à Florence un bien incalculable. Un jour que l’autorité civile menaçait de le chasser de la ville, à cause d’une mesure pleine de vigueur qu’il avait prise, il dit : « Chassez-moi, je trouverai toujours un asile ! » Et il montrait une clef de couvent pendante à sa ceinture. Il mourut le 2 mai à l’âge de soixante-dix ans. C’était l’an 1459, Pie II étant pape, Frédéric III empereur et Charles VII roi de France.


Mercredi 19 décembre 2018
des Quatre-Temps de l’Avent
2e classe
Temps de l’Avent



Oraison - collecte
Nous Vous en supplions, Dieu tout-puissant, faites que la prochaine solennité de la venue du Rédempteur nous procure des secours pour la vie présente et nous fasse obtenir les récompenses de l’éternelle Béatitude. Par Jésus-Christ Votre Fils, Notre Seigneur, qui vit et règne avec Vous dans l’unité du Saint-Esprit, Dieu dans tous les siècles des siècles.
Ainsi soit-il

Vie du Saint du jour
Le bienheureux Urbain V, de son nom de famille Guillaume de Grimoard, naquit près de Mende, sur un sommet des Cévennes en 1310. Il gravit rapidement les degrés successifs de l’échelle des lettres et des sciences. La vie religieuse s’offrit alors à lui comme l’idéal qui répondait le mieux aux tendances de son esprit et aux besoins de son cœur.


Il alla frapper à la porte de l’abbaye de Saint-Victor, près de Marseille, et, à l’ombre paisible du cloître, il s’éleva chaque jour de vertu en vertu. On remarquait particulièrement en lui une tendre dévotion pour la sainte Vierge.

Après avoir enseigné à Montpellier, à Paris, à Avignon et à Toulouse, et été peu de temps abbé de Saint-Germain d’Auxerre, il fut envoyé en Italie par le Pape Clément VI en qualité de légat. C’était, à son insu, un acheminement vers la plus haute dignité qui soit au monde. Il fut élu pape en 1362 et prit le nom d’Urbain V, parce que tous les papes qui avaient porté ce nom l’avaient illustré par la sainteté de leur vie.


C’est lui qui ajouta à la tiare papale une troisième couronne, non par orgueil, mais pour symboliser la triple royauté du Pape sur les fidèles, sur les Évêques et sur les États romains.


Il se proposa, en montant sur le trône de saint Pierre, trois grands projets : ramener la papauté d’Avignon à Rome, réformer les mœurs, propager au loin la Foi catholique.


 voir la grande vie du Saint


Résolution pratique du jour
Ne vous attribuez la gloire de rien, rapportez tout à Dieu et à Sa grâce.


Méditation du jour
Les désirs du Prêtre  suite

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