S. Victor Ier
28 juillet

Saint Victor Ier, né en Afrique, succéda à S. Eleuthère, sur le trône pontifical. Il rendit uniforme la fixation de la fête de Pâques, selon les règles encore en usage aujourd’hui. Il décida qu’on pouvait, en cas de nécessité, baptiser avec de l’eau naturelle. Il mourut martyr sous Septime-Sévère en l’an 197.

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Ce pontife était Africain de naissance, et son père se nommait Félix. Il succéda, en 185, au pape saint Eleuthère. Sous son administration, l’Église de Rome vit s’accroître encore la tranquillité dont elle avait joui dans les derniers jours de son prédécesseur. L’insouciance de l’empereur Commode avait déjà laissé ralentir la persécution ; elle cessa totalement grâce à l’influence bienfaisante qu’exerça sur son esprit l’affranchie Marcia, qu’il affectionnait. Mais la paix continuait d’être troublée au dedans par les hérésies, dont le flot montait toujours. Saint Victor, qui avait un sens droit et des connaissances, sut repousser les avances des montanistes et démêler un précurseur d’Arius dans la personne d’un certain Théodote, qu’il retrancha de la communion. La question du jour où devait être célébrée la Pâque, question qui avait été agitée entre le pape saint Anicet et saint Polycarpe, se ranima sous le pontificat de saint Victor. Il tint à cet effet, en 195, un concile à Rome, et chargea l’évêque Théophile d’en assembler un autre à Césarée ; des deux côtés, on adopta la même décision, en fixant la célébration de la fête au dimanche qui suivrait le quatorzième jour de la lune de mars. Plusieurs Églises d’Asie furent d’un avis contraire et prétendirent qu’il fallait conserver l’ancienne coutume judaïque. Saint Victor les menaça d’excommunication si elles refusaient de se soumettre ; mais, sur les observations de saint Irénée, il n’alla pas plus loin que la menace.

Saint Victor mourut en 197, année où Septime Sévère gouvernait l’empire romain, et eut saint Zéphyrin pour successeur.


Dimanche 1er novembre 2026
FÊTE de la TOUSSAINT

(Fête de tous les Saints)
1re classe

Temps après la Pentecôte

Mémoire de 23e dimanche après la Pentecôte


Oraison - collecte
Dieu Tout-Puissant et éternel, qui nous avez accordé de célébrer dans une même solennité les mérites de tous Vos Saints ; faites, nous Vous en prions, que nos intercesseurs étant multipliés, une abondante effusion de Vos miséricordes, objet de nos désirs, nous vienne de Votre munificence. Par Jésus-Christ Votre Fils, Notre Seigneur, qui vit et règne avec Vous dans l’unité du Saint-Esprit, Dieu dans tous les siècles des siècles. Ainsi soit-il.


Mémoire du 23e dimanche après la Pentecôte :


Pardonnez, nous Vous en supplions, Seigneur, les offenses de Vos peuples ; afin que, par Votre bonté, nous soyons délivrés des liens des péchés que notre fragilité nous a fait commettre. Par Jésus-Christ Votre Fils, Notre Seigneur, qui vit et règne avec Vous dans l’unité du Saint-Esprit, Dieu dans tous les siècles des siècles.

Ainsi soit-il

Vie du Saint du jour
L’origine de cette solennité, destinée à célébrer tous « les amis de Dieu », remonte à l’époque où Boniface IV, purifiant le Panthéon, qu’Agrippa, le ministre favori d’Auguste, avait érigé à Jupiter Vengeur et à tous les dieux consacra ce temple à la très-sainte Vierge et à tous les Saints.


Cette consécration eut lieu en 807 ; vingt-huit charriots, chargés des ossements des martyrs recueillis dans les différents cimetières de Rome, furent transportés dans la célèbre rotonde. Grégoire IV étendit la célébration de cette fête à l’Église entière, en 835, et Sixte IV lui donna une octave.


Cette fête est la fête du Ciel, la fête de l’Église triomphante. L’Église, qui combat encore ici-bas, chante les louanges de ceux qui ont vaincu, de « cette foule innombrable » que vit l’Apôtre saint Jean, « de toute nation, de tout peuple et de toute langue, se tenant devant le trône de Dieu, en présence de l’Agneau, revêtue de robes blanches et portant des palmes à la main. »


Nous les vénérons avec les prières, nous les prenons pour nos modèles et nos intercesseurs, nous écriant avec le Vénérable Bède : « Ô Église, mère vraiment bienheureuse, que l’honneur des miséricordes divines illumine, que décore le sang glorieux des Martyrs triomphants, que la virginité couvre de sa candeur et de son inviolable fidélité ! Elle a parmi ses fleurs des roses et des lis ; la paix règne dans le camp céleste, et l’armée des soldats du Christ a des fleurs pour couronner leur bravoure. »


 voir la grande vie du Saint


Résolution pratique du jour
Méditez et désirez le Ciel ;

dites souvent :

« Beau Ciel, je veux te voir un jour ! »


Méditation du jour
Sur ces paroles : Je crois la Communion des Saints  suite

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